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Biden confie, à Hady Amr, un nouveau rôle axé uniquement sur les Palestiniens

Mahmoud Abbas a finalement accepté de travailler avec Amr, après s'être opposé à sa promotion en mai en raison de sa frustration quant à la non-réouverture du consulat de Jérusalem

Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Le secrétaire d'État adjoint américain aux affaires israéliennes et palestiniennes, Hady Amr, à gauche, rencontrant le dirigeant de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, à Ramallah, le 17 mai 2021. (Crédit : Wafa)
Le secrétaire d'État adjoint américain aux affaires israéliennes et palestiniennes, Hady Amr, à gauche, rencontrant le dirigeant de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, à Ramallah, le 17 mai 2021. (Crédit : Wafa)

Le président américain, Joe Biden, a promu un haut fonctionnaire du département d’État à un nouveau rôle, représentant spécial pour les affaires palestiniennes, a déclaré mardi un haut responsable américain au Times of Israel.

Hady Amr a occupé ces deux dernières années le poste de secrétaire d’État-adjoint aux Affaires israéliennes et palestiniennes.

L’administration Biden espérait annoncer cette promotion en mai dernier, la présentant comme une élévation des relations américaines avec les Palestiniens, avait alors révélé le Times of Israel. Mais lorsque le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, en a informé le dirigeant de l’Autorité palestinienne (AP), Mahmoud Abbas, ce dernier a demandé à l’administration Biden de ne pas aller de l’avant, jugeant la promotion insuffisante au vu de l’incapacité de Washington à tenir sa promesse de rouvrir le consulat américain à Jérusalem – qui avait été fermé par l’ancien président, Donald Trump, en 2019.

Cependant, ces dernières semaines, l’administration Biden est revenue vers Abbas. Amr était dans la région la semaine dernière pour des réunions avec des responsables israéliens et palestiniens. Le chef de l’AP a accepté de travailler avec lui dans son nouveau rôle, selon un fonctionnaire qui a connaissance du sujet, confirmant une information du site d’information Axios.

Le Premier ministre sortant, Yair Lapid, et le Premier ministre désigné, Benjamin Netanyahu, ont également été informés à l’avance du nouveau rôle d’Amr, a ajouté le responsable.

En mai dernier, deux responsables, connaissant bien le dossier, ont déclaré qu’Andrew Miller remplacerait Amr au poste de sous-secrétaire adjoint aux Affaires israéliennes et palestiniennes. Miller a été conseiller politique à la mission américaine auprès de l’ONU et directeur des questions militaires relatives à l’Égypte et à Israël au Conseil national de sécurité de la Maison Blanche, dans l’administration Obama. Il n’a pas encore été précisé s’il succéderait toujours à Amr.

Le bâtiment du consulat général des États-Unis à Jérusalem, le 4 mars 2019. (Crédit : Ariel Schalit/AP)

Dans son nouveau rôle, Amr continuera de travailler à partir du Bureau des affaires du Proche-Orient du département d’État à Washington tout en coordonnant étroitement avec le Bureau des affaires palestiniennes de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem, a déclaré le haut fonctionnaire du département d’État.

« Cette mesure sert les intérêts américains en renforçant notre capacité à approfondir la relation américano-palestinienne et à aider à gérer les défis de la relation israélo-palestinienne, ainsi que les intérêts des Israéliens, des Palestiniens et de nos autres partenaires dans la région », a ajouté le responsable. « La décision de créer ce nouveau rôle a été prise pour renforcer les relations américano-palestiniennes. »

Le fonctionnaire a affirmé que l’administration est toujours déterminée à rouvrir le consulat à Jérusalem. Les gouvernements israéliens successifs se sont opposés à cette décision – Jérusalem devant, dans une certaine mesure, se montrer favorable.

Au cours de l’année et demie écoulée, l’administration Biden n’a pas tenu sa promesse de campagne, ne voulant pas déstabiliser le gouvernement plus modéré dirigé par Lapid et l’ancien Premier ministre, Naftali Bennett, alors en place. Si cette priorité n’est plus à l’ordre du jour, alors que Netanyahu s’apprête à reprendre ses fonctions, Biden – qui souhaiterait éviter les prises de bec publiques avec Israël – considère cette promesse comme étant toujours d’actualité.

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