Israël en guerre - Jour 145

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Blinken espère un accord sur les otages, rencontre Gantz et Lapid

Suite au rejet de Netanyahu de la contre-proposition du Hamas et son engagement à résoudre le problème par la force, le secrétaire d'Etat américaine rencontre les centristes

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken (G), accompagné du chef de cabinet adjoint Tom Sullivan (3e G), rencontre le numéro 2 du parti HaMahane HaMlahti, Gadi Eisenkot (D), et le ministre Benny Gantz (2e R), à Tel Aviv, le 8 février 2024. (Crédit : Mark Schiefelbein/AFP)
Le secrétaire d'État américain Antony Blinken (G), accompagné du chef de cabinet adjoint Tom Sullivan (3e G), rencontre le numéro 2 du parti HaMahane HaMlahti, Gadi Eisenkot (D), et le ministre Benny Gantz (2e R), à Tel Aviv, le 8 février 2024. (Crédit : Mark Schiefelbein/AFP)

Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a bouclé jeudi sa tournée au Proche-Orient par de nouveaux entretiens avec des responsables israéliens, où il a de nouveau plaidé pour un accord permettant la libération d’otages détenus à Gaza.

Blinken soutient une proposition de nouvelle trêve des combats à Gaza après celle d’une semaine fin novembre qui avait notamment permis la libération de 105 otages, dont 80 Israéliens, et de 240 prisonniers palestiniens détenus par Israël.

Les responsables américains avaient tempéré les espoirs d’une éventuelle percée au cours de la dernière visite de Blinken dans la région depuis l’assaut du groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre. Peu de gens s’attendaient donc à ce que le Premier ministre Benjamin Netanyahu accepte la contre-proposition du Hamas à l’offre initiale faite dans le cadre de la médiation qatariote.

Le Hamas a exigé un retrait progressif d’Israël de la bande de Gaza, tout en laissant le groupe terroriste au pouvoir, ainsi que la libération de quelque 1 500 prisonniers palestiniens en échange des Israéliens enlevés lors de l’assaut meurtrier du Hamas contre le sud de l’État juif.

Mercredi soir, quelques heures après avoir rencontré le secrétaire d’État américain,  Netanyahu, a semblé rejeter toute concession dans les négociations en vue d’une trêve et s’est engagé à poursuivre l’offensive de quatre mois à Gaza,

Blinken a rencontré jeudi matin à Tel Aviv Benny Gantz et Gadi Eizenkot, deux anciens chefs de l’armée israélienne qui ont rejoint le cabinet de guerre de Netanyahu après l’assaut du Hamas. Gantz fait partie du cabinet de guerre composé de trois membres qui supervisent les opérations militaires contre le Hamas, aux côtés de Netanyahu et du ministre de la Défense, Yoav Gallant. Eisenkot siège au cabinet en qualité d’observateur.

Ces discussions ont porté en particulier sur « les otages », « et le désir profond que nous avons tous les deux de les voir réunis avec leurs familles » ainsi que « le travail qui est fait » pour leur libération, a indiqué Blinken à l’issue de sa rencontre avec Gantz.

Celui-ci a indiqué à Blinken que « la question la plus urgente, bien sûr, est de trouver les moyens de ramener les otages », Il a ajouté « qu’une fois cette étape franchie, beaucoup de choses pourront être accomplies », a ajouté Gantz.

Blinken a également rencontré en privé les familles d’otages enlevés par le Hamas le 7 octobre, qui ont été nombreuses à plaider publiquement en faveur d’un compromis pour le retour des captifs.

Des Israéliennes demandent un accord de libération immédiate des otages détenus dans la bande de Gaza lors d’une manifestation à Tel Aviv, le 1er février 2024. (Crédit : AP Photo/Oded Balilty)

Lors de leur rencontre avec le secrétaire d’État américain, plusieurs proches des otages ont déploré ce qu’ils ont décrit comme une « terrible campagne » menée contre eux en Israël.

« Le sentiment est que ceux qui sont censés assurer les conditions du retour des otages ne sont pas vraiment intéressés à le faire », a indiqué l’un des représentants à Blinken, selon la Douzième chaîne.

« Nous nous sentons mal. Nous avons l’impression qu’il y a une campagne destinée à torpiller l’accord et à dresser l’opinion publique contre cet accord. On nous dit de faire pression à l’étranger, mais dans notre pays, où nous devrions être soutenus, on tente de remanier l’opinion publique à nos dépens », aurait déclaré le représentant.

Ils ont ensuite montré à Blinken des documents en ligne illustrant la campagne menée contre eux.

La guerre à Gaza a éclaté lorsque le Hamas a envoyé 3 000 terroristes armés en Israël, le 7 octobre, pour y mener une attaque meurtrière au cours de laquelle ils ont tué près de 1 200 personnes. Les terroristes ont également pris en otage 253 personnes, pour la plupart des civils, et les ont emmenées à Gaza.

105 ont été libérés dans le cadre d’une trêve négociée fin novembre. Selon Israël, près d’un cinquième des 132 captifs restants seraient morts, la plupart d’entre eux ayant été tués le 7 octobre.

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken avec le ministre de la sécurité saoudien Musaed Al Aiban, à sa droite, après une rencontre avec le prince héritier Mohammed bin Salman, à Ryad, le 5 février 2024. (Crédit : Mark Schiefelbein/AP)

Pour sa cinquième tournée au Moyen-Orient depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas, Blinken a apporté à Israël une réponse du Hamas, via le Qatar, à un accord de prise d’otages.

Blinken a toutefois estimé mercredi soir qu’il restait « de la place » pour négocier un accord sur les otages, et une seconde trêve après celle de novembre.

De nouvelles négociations en vue d’une trêve et d’un échange de prisonniers, parrainées par l’Egypte et le Qatar et incluant des responsables du Hamas, sont prévues jeudi au Caire.

Blinken a achevé ses consultations en Israël par un entretien avec le principal leader de l’opposition, l’ancien Premier ministre centriste Yaïr Lapid. Ce dernier a, à cette occasion, salué l’implication du secrétaire d’Etat américain et de ses services « pour les otages », « trouver une solution (au conflit) et des moyens de promouvoir la paix ».

« Il est bon de voir à quel point ce groupe est engagé en faveur des otages, de trouver une solution à la situation, et de trouver des moyens pour promouvoir la paix », a affirmé l’ancien Premier ministre centriste, en référence aux efforts déployés par Blinken et les responsables américains.

Lapid est récemment devenu plus critique sur la façon dont Netanyahu gère la guerre, qui résiste aux pressions des familles d’otages pour les faire libérer et promet au contraire une campagne militaire implacable.

« La société israélienne dans son ensemble est déterminée à faire revenir les otages et à éradiquer le Hamas. Ce ne sont pas des objectifs contradictoires et nous n’abandonnerons pas les deux », a ensuite ajouté Lapid sur X.

Le leader de l’opposition Yair Lapid lors d’une réunion de faction à la Knesset de Jérusalem, le 5 février 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/ Flash90)

Dans une publication distincte sur X, Gantz a indiqué qu’il avait discuté avec Blinken de la possibilité de faire appel à un « acteur international » capable d’acheminer l’aide à Gaza sans la voir détournée au profit du Hamas.

« La poursuite de l’acheminement de l’aide humanitaire cyniquement interceptée par le Hamas lui permet de continuer à gouverner, nuit aux civils de Gaza et ne fait que prolonger les souffrances et les combats », a écrit Gantz.

Blinken a fait pression sur Israël pour qu’il laisse entrer davantage d’aide dans la bande de Gaza, les Nations unies (ONU) ayant exprimé leurs craintes d’une famine alors que la plupart des bâtiments sont en ruines, mais Israël a invoqué des raisons de sécurité pour imposer des restrictions rigoureuses à la circulation dans le territoire soumis à un blocus. Israël soutient que le Hamas vole l’aide humanitaire et les fournitures de base au profit de ses propres hommes, privant ainsi la population civile de Gaza de ressources.

Lors d’une conférence de presse tenue mercredi, Blinken a déclaré qu’Israël ne devait pas « déshumaniser » les Palestiniens comme le Hamas l’a fait à l’égard des Israéliens le 7 octobre.

« L’écrasante majorité des habitants de Gaza n’ont rien à voir avec les attaques du 7 octobre, et les familles à Gaza dont la survie dépend des livraisons d’aide d’Israël sont exactement comme nos familles », a affirmé Blinken.

Plus de 27 000 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé dirigé par les terroristes du Hamas. Il est impossible de vérifier les chiffres publiés par le groupe terroriste, et ils ne distingueraient pas entre ses propres terroristes et hommes armés, tués en Israël et à Gaza, et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui sont tombées à l’intérieur de la bande de Gaza. L’armée israélienne affirme avoir tué plus de 10 000 membres du groupe terroriste à Gaza, en plus d’un millier terroristes à l’intérieur d’Israël le 7 octobre.

Deux cent vingt-sept soldats de Tsahal ont été tués à Gaza.

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