Israël en guerre - Jour 285

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Borne salue un Sénat « sans états d’âme » pour qualifier le Hamas de « terroriste »

Au Sénat, plusieurs orateurs ont néanmoins tiqué à l'appel du président de la République à élargir à la lutte contre le Hamas "la coalition internationale contre Daech"

La Première ministre française, Elisabeth Borne, prononce un discours lors d'une session parlementaire consacrée à la situation au Moyen-Orient dans le contexte de la guerre entre Israël et le Hamas, à l'Assemblée nationale à Paris, le 23 octobre 2023.  (Crédit : Bertrand GUAY / AFP)
La Première ministre française, Elisabeth Borne, prononce un discours lors d'une session parlementaire consacrée à la situation au Moyen-Orient dans le contexte de la guerre entre Israël et le Hamas, à l'Assemblée nationale à Paris, le 23 octobre 2023. (Crédit : Bertrand GUAY / AFP)

Élisabeth Borne a salué mardi au Sénat l’absence « d’états d’âme » des sénateurs pour qualifier le Hamas de « groupe terroriste », une pique à peine voilée pour la France insoumise (LFI), critiquée sur ce sujet à l’Assemblée nationale.

Au lendemain d’un débat organisé dans la chambre basse sur la situation au Proche-Orient, la Première ministre a récidivé devant les sénateurs, rappelant la position de la France dans un discours presque identique à celui prononcé la veille.

En clôture de ce débat sans vote et sans remous, elle a néanmoins constaté « un large consensus » entre le gouvernement et la chambre haute.

« Les mots ont un sens, refuser d’en prononcer certains aussi. Ici au Sénat, personne n’a d’états d’âme pour qualifier le Hamas de groupe terroriste et je veux le saluer », a-t-elle ajouté.

La position de LFI – qui ne compte aucun sénateur – sur le groupe terroriste islamiste palestinien a causé de vives critiques à l’Assemblée, les autres groupes parlementaires reprochant au mouvement de ne pas qualifier le Hamas de « terroriste ».

Au Sénat, plusieurs orateurs ont néanmoins rejoint le leader du mouvement Jean-Luc Mélenchon, qui avait alerté sur l’appel du président de la République, depuis Jérusalem, à élargir à la lutte contre le Hamas « la coalition internationale contre Daech » (le groupe État islamique).

Le président français Emmanuel Macron à Jérusalem, le 24 octobre 2023. (Crédit : Christophe Ena/AFP)

« Nous sommes surpris des propos (…) pouvant laisser entendre un nouvel engagement militaire de la France », s’est alarmé la présidente du groupe communiste Cécile Cukierman. « Si cela devait se confirmer, inévitablement un débat et un vote au Parlement seront indispensables ».

Le président du groupe écologiste Guillaume Gontard s’est également dit « inquiété » par ces propos. « S’il s’agit de participer à des bombardements de la bande de Gaza, c’est parfaitement inacceptable. S’il s’agit de livrer des armes, ça l’est tout autant », a-t-il dit.

La Première ministre n’a pas répondu directement à ces demandes de clarification. « Je rappelle que la coalition mise en place contre Daech n’implique pas exclusivement des actions militaires », a expliqué Olivier Becht, ministre du Commerce extérieur et des Français de l’étranger, citant notamment le « renseignement » et la « lutte contre le financement du terrorisme ».

En ouverture du débat, le président du groupe centriste Hervé Marseille s’était « étonné » qu’une proposition de résolution portant sur « la condamnation des crimes terroristes » du Hamas, cosignée par quatre groupes parlementaires dont le groupe macroniste RDPI, n’ait pas été inscrite à l’ordre du jour du Sénat par le gouvernement.

« Nous aurions pu voter (sur cette résolution), ce qui n’est pas le cas maintenant », a regretté le sénateur.

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