Dans la Trump Tower, des partisans chantent une sérénade le jour de l’élection
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Dans la Trump Tower, des partisans chantent une sérénade le jour de l’élection

Un duo musical nie l’antisémitisme des soutiens du candidat et chante la protection et le soutien d’Israël

Eric Cortellessa couvre la politique américaine pour le Times of Israël

Robert Burck, également surnommé le Naked Cowboy (à gauche), et Robert Coffman au bar du Trump Grill de la Trump Tower le jour de l'élection présidentielle américaine, le 8 novembre 2016. (Crédit : Eric Cortellessa/Times of Israel)
Robert Burck, également surnommé le Naked Cowboy (à gauche), et Robert Coffman au bar du Trump Grill de la Trump Tower le jour de l'élection présidentielle américaine, le 8 novembre 2016. (Crédit : Eric Cortellessa/Times of Israel)

NEW YORK – Dans la Trump Tower, les choses étaient relativement contenues mardi matin, avec quelques partisans, et peut-être d’autres curieux qui voulaient être là le jour de l’élection, et erraient dans le gratte-ciel de la Cinquième Avenue. Mais au bar du Trump Grill se trouvait un duo inhabituel, dont les membres portaient chacun un chapeau de cow-boy, des bottes de cow-boy, un peignoir avec le drapeau américain et un slip blanc.

Et ils avaient des guitares. Des guitares décorées d’autocollants « Trump Pence ». Ils se sont décrits comme les représentants du mouvement que Trump avait libéré depuis le début de son improbable campagne pour la Maison Blanche en juin 2015.

Alors que les heures nous séparant de la fermeture des bureaux de votes diminuaient, et que la nation allait bientôt choisir son nouveau chef après l’élection la plus clivante de son histoire moderne, ce duo a diverti un petit public avec sa sérénade du jour de l’élection.

Robert Burck, 45 ans, qui répond également au sobriquet de Naked Cowboy, et Robert Coffman, 51 ans, installés au bar, ont expliqué non seulement pourquoi ils soutenaient Trump, mais aussi pourquoi ils pensaient qu’il allait probablement « remporter une victoire écrasante, y compris dans les états du New Jersey et de New York », avant de chanter leurs chansons qui énumèrent une litanie de priorités politiques de Trump, notamment son soutien à Israël.

« Nous allons protéger Israël et le Dôme de Fer / Nous ne voulons pas que ces armes nucléaires arrivent à la maison / Cela me semble une bonne idée », disent les paroles.

Sur leur attrait pour Trump, et pourquoi ils pensent qu’il attire tant de personnes comme eux, Burck a déclaré qu’il « est un Américain exceptionnel, il ne passe pas son temps à s’excuser comme Obama », avant d’énoncer les griefs qu’ils tiennent contre le président actuel et sa perception de son programme politique.

« Redistribution des richesses. C’est pour les faibles, a-t-il déclaré. L’Amérique, elle est construite sur le concept d’autonomie. Fais le toi-même. Ne te plie pas aux femmes. Si les femmes veulent avoir un bébé, qu’elles aient un bébé, et paient pour lui. Tu veux une crèche, paie pour ça. Tu es noir et n’a pas de travail. Eh bien, travaille plus dur et gagne de l’argent. Après, je crois en la tolérance et en la compassion, mais pas à l’hyper-tolérance, et à tant de compassion. »

Sur le sujet des controverses qui ont submergé la candidature de Trump, Burck a souligné qu’il n’y avait rien de remarquable.

« J’attrape ma femme par le minou dès que j’en ai l’occasion », a-t-il déclaré, en référence à la cassette controversée de 2005 qui a été diffusée le mois dernier et dans laquelle on peut entendre Trump se vanter de faire des avances non désirées, notamment en embrassant et en touchant des femmes.

« Je veux dire, soyons un homme ici », a déclaré Burck.

Burck, qui se serait déjà présenté pour être maire de New York et président, a également rejeté les accusations de promotion de l’antisémitisme dans le pays par la campagne Trump.

« Quand des gens vous disent constamment qu’ils sont discriminés, cela vous donne l’impression qu’ils finissent par être discriminés parce qu’ils parlent sans arrêt d’être discriminés », a-t-il déclaré au Times of Israël.

« Ce n’est pas que les juifs, a-t-il ajouté. Je dirais que quelqu’un comme Trump est basé sur le mérite. Il avance réellement ses propres efforts tous les jours. Ne me dites pas que vous avez besoin de quelque chose parce que vous êtes une femme ou que vous êtes noir ou parce que vous êtes latino, ou que vous êtes LGBT et que vous avez besoin d’une salle de bain spéciale. »

La Trump Tower à Manhattan. (Crédit : Eric Cortellessa/Times of Israel)
La Trump Tower à Manhattan. (Crédit : Eric Cortellessa/Times of Israel)

Alors qu’ils ont tous les deux prédit une victoire de Trump, et accusé les médias de ne pas refléter correctement la participation des électeurs et les résultats des sondages, Burck et Coffman ont déclaré être prêts à accepter la légitimité de la victoire de Clinton, mais qu’ils ne s’éloigneraient pas du mouvement auquel ils se sentent appartenir grâce à Trump.

« Nous n’avons pas le choix », a déclaré Coffman au sujet des résultats.

« Mais je continuerai à soutenir la philosophie du Trumpisme. Mais si nous avons de la chance, dans à peine quelques heures, nous vivrons dans le pays dans lequel nous avons voulu vivre pendant toutes nos vies. »

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