De violents affrontements sur le mont du Temple après les prières musulmanes
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De violents affrontements sur le mont du Temple après les prières musulmanes

Les fidèles ont attaqué les policiers en criant allah ouakbar après une parade qui a marqué le premier anniversaire du retrait des détecteurs de métaux installés à l'entrée du lieu

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Des musulmans palestiniens exécutent la prière de l'Aïd el-Fitr du matin près du Dôme du Rocher dans l'enceinte de la mosquée Al-Aqsa, tous deux situés sur le Mont du Temple, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 15 juin 2018. (AFP PHOTO / AHMAD GHARABLI)
Des musulmans palestiniens exécutent la prière de l'Aïd el-Fitr du matin près du Dôme du Rocher dans l'enceinte de la mosquée Al-Aqsa, tous deux situés sur le Mont du Temple, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 15 juin 2018. (AFP PHOTO / AHMAD GHARABLI)

Des affrontements ont éclaté vendredi à la fin des prières musulmanes sur le mont du Temple de Jérusalem lorsque les fidèles ont commencé à jeter des projectiles en direction de la police.

« Des pierres et des pétards ont été jetés aux agents de police », a fait savoir un communiqué des forces de l’ordre.

« La police est entrée sur le site et elle a commencé à évacuer le complexe du mont du Temple ».

Des sources palestiniennes ont fait savoir qu’il y avait eu une parade sur ce site connu des musulmans sous le nom de Haram al-Sharif pour marquer l’anniversaire du retrait des détecteurs de métaux qu’Israël avait temporairement placé à l’entrée du lieu saint suite à un attentat terroriste qui y avait été commis, a fait savoir la Dixième chaîne.

Ces mêmes sources ont noté également que l’armée israélienne avait bloqué toutes les entrées vers la mosquée Al-Aqsa en utilisant des bâtons et des chaînes. La police israélienne n’a pas confirmé cette information.

Ir Amim, un groupe israélien de gauche, a attribué vendredi la responsabilité des émeutes à une augmentation du nombre de Juifs visitant le site et aux appels lancés pour que les Juifs soient autorisés à y prier.

Il y a trois semaines, le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait levé une interdiction sur l’entrée des députés sur le site sensible qui était en vigueur depuis trois ans.

Le ministre de l’Agriculture, issu des rangs du parti de droite HaBayit HaYehudi, avait été le premier ministre à se rendre sur le mont du Temple et il avait appelé le Premier ministre à y permettre la prière juive.

Le mont du Temple est le lieu le plus saint du judaïsme, vénéré pour avoir accueilli les temples bibliques. C’est également le troisième site le plus sacré dans l’islam après la Mecque et Médine.

Sous les termes d’un arrangement mis en place depuis la capture de la Vieille Ville de Jérusalem par l’Etat juif lors de la guerre des Six jours et son placement sous souveraineté israélienne, les non-musulmans sont autorisés à aller sur le site mais il leur est interdit d’y prier.

Sous ce statu-quo, Israël est responsable de la sécurité du secteur tandis que c’est une instance jordanienne – le Waqf – à qui revient la charge des devoirs administratifs.

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