Israël en guerre - Jour 291

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Deri se vante d’avoir dépensé 5 000 $ pour un etrog, puis dit qu’il plaisantait

Le leader du Shas s'est vanté d'avoir payé en espèces le fruit de Souccot ; son bureau dit qu'il défendait l'honneur du petit cédrat marocain de manière humoristique

Aryeh Deri debout dans sa souccah, tenant un cédrat qu'il prétend avoir coûté 5 000 dollars, le 1er octobre 2023. (Crédit : Capture d'écran Twitter ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)
Aryeh Deri debout dans sa souccah, tenant un cédrat qu'il prétend avoir coûté 5 000 dollars, le 1er octobre 2023. (Crédit : Capture d'écran Twitter ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)

Dans une vidéo filmée et diffusée dimanche, Aryeh Deri, chef du parti le Shas, s’est vanté d’avoir dépensé 5 000 dollars pour un etrog – l’agrume utilisé pendant la fête juive de Souccot – semblant admettre avoir violé la loi israélienne sur l’utilisation de l’argent liquide.

Dans la vidéo, on voit le législateur, debout dans sa souccah, dire à un homme assis à côté de lui qu’il a payé l’etrog 5 000 dollars (19 032 shekels) en liquide. La loi israélienne n’autorise que des achats en espèces d’un montant maximal de 15 000 shekels entre particuliers.

« Il existe une coutume particulière : nous avons des etrogim de toutes sortes », explique Deri en montrant des cédrats sur une table. Il en brandit un et dit à son voisin : « C’est l’etrog le plus cher de tous, ici dans la boîte… 5 000 dollars. »

« Sérieusement ? », s’étonne l’homme.

« Absolument, en liquide », répond Deri.

En réponse à la vidéo, le bureau de Deri a déclaré que le leader du Shas plaisantait à propos du prix du cédrat et que Deri n’avait payé que quelques centaines de shekels pour le fruit.

« Depuis de nombreuses années, le président du Shas, le rabbin Aryeh Deri, a pris l’habitude de bénir Souccot avec une variété d’etrogim de différentes variétés, y compris des etrogim marocains, des etrogim yéménites et la variété du Hazon Ish », indique le communiqué.

« Cette année, dans sa souccah, il avait de grands etrogim et un petit etrog marocain. Avec humour et pour défendre l’honneur de l’etrog marocain, le rabbin Deri a dit : ‘Ne regardez pas la petite taille de l’etrog marocain ; à Satmar, en Amérique, ils paient des milliers de dollars en liquide pour l’obtenir’. [Deri est né à Meknès, au Maroc]. »

Comme indiqué dans la déclaration, « ces propos ont été tenus pour plaisanter. L’etrog lui-même, comme tous les etrogim, a été acheté par le rabbin Deri en Israël pour quelques centaines de shekels seulement, comme il en a l’habitude ».

En Israël, les etrogim se vendent généralement entre 100 et 800 shekels. Il y en a qui se vendent « au-delà de 5 000 shekels », a déclaré Nati Hadaddi, vendeur d’etrog, à la Douzième chaîne, « mais ce sont des spécimens vraiment exceptionnels ».

Illustration : Des cédrats en vente au marché des « quatre espèces », à Jérusalem, le 13 octobre 2016. (Crédit : Sebi Berens/Flash90)

Deri, l’ancien ministre de l’Intérieur, avait été emprisonné en 2000 pour avoir reçu des pots-de-vin et il avait purgé 22 mois de prison. Dans une affaire ultérieure, en janvier 2022, Deri avait conclu une négociation de peine dans laquelle il avait reconnu des accusations de fraude fiscale et il avait démissionné de la Knesset, promettant de mettre fin à sa carrière politique. En conséquence, il avait été épargné d’une deuxième peine de prison. Lorsque le Premier ministre Benjamin Netanyahu l’avait nommé ministre de l’Intérieur et de la Santé dans le gouvernement qu’il avait formé à la fin de l’année dernière, la Haute Cour avait jugé que cette nomination était « déraisonnable à l’extrême », en raison de ses condamnations pénales, ce qui avait obligé Netanyahu à le renvoyer.

Deri a déclaré il y a deux semaines qu’il n’était plus intéressé par un retour au gouvernement.

L’etrog est un fruit du cédrat qui joue un rôle central dans la fête de Souccot. Ce fruit est l’une des « quatre espèces » associées à la fête. Les Juifs sont tenus d’en tenir un à côté d’un lulav (branche de dattier) lorsqu’ils récitent les prières de la fête.

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