Israël en guerre - Jour 143

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Des familles d’otages campent devant la résidence de Netanyahu et exigent un accord

Les proches promettent de rester devant le domicile du Premier ministre à Jérusalem "jusqu'à ce qu'il accepte un accord" pour ramener les otages aujourd’hui avant demain

  • Des Israéliens dont des membres de la famille sont retenus en otage par des terroristes du Hamas à Gaza ont dressé des tentes lors d'une manifestation demandant au Premier ministre Benjamin Netanyahu de faire davantage pour obtenir la libération des otages, devant sa résidence officielle, à Jérusalem, le 21 janvier 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
    Des Israéliens dont des membres de la famille sont retenus en otage par des terroristes du Hamas à Gaza ont dressé des tentes lors d'une manifestation demandant au Premier ministre Benjamin Netanyahu de faire davantage pour obtenir la libération des otages, devant sa résidence officielle, à Jérusalem, le 21 janvier 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
  • Des parents et des sympathisants des otages israéliens détenus par le Hamas à Gaza depuis les massacres du 7 octobre perpétrés par des terroristes du Hamas dans le sud d'Israël, demandant au Premier ministre Benjamin Netanyahu de faire davantage pour obtenir la libération des otages, devant sa résidence officielle, à Jérusalem, le 21 janvier 2024. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)
    Des parents et des sympathisants des otages israéliens détenus par le Hamas à Gaza depuis les massacres du 7 octobre perpétrés par des terroristes du Hamas dans le sud d'Israël, demandant au Premier ministre Benjamin Netanyahu de faire davantage pour obtenir la libération des otages, devant sa résidence officielle, à Jérusalem, le 21 janvier 2024. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)
  • Des tentes érigées par les familles des otages du Hamas à proximité de la résidence privée du Premier ministre, le long de la rue Azza, à Jérusalem, le 21 janvier 2024. (Crédit : Charlie Summers/Times of Israel)
    Des tentes érigées par les familles des otages du Hamas à proximité de la résidence privée du Premier ministre, le long de la rue Azza, à Jérusalem, le 21 janvier 2024. (Crédit : Charlie Summers/Times of Israel)
  • Une parente prenant la parole lors d'un rassemblement organisé par les familles et les sympathisants des otages israéliens détenus par le Hamas à Gaza depuis les massacres du 7 octobre perpétrés par les terroristes du Hamas dans le sud d'Israël, demandant au Premier ministre Benjamin Netanyahu de faire davantage pour obtenir la libération des otages, devant sa résidence officielle, à Jérusalem, le 21 janvier 2024. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)
    Une parente prenant la parole lors d'un rassemblement organisé par les familles et les sympathisants des otages israéliens détenus par le Hamas à Gaza depuis les massacres du 7 octobre perpétrés par les terroristes du Hamas dans le sud d'Israël, demandant au Premier ministre Benjamin Netanyahu de faire davantage pour obtenir la libération des otages, devant sa résidence officielle, à Jérusalem, le 21 janvier 2024. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)
  • Jon Polin, père de l'otage Hersh Goldberg-Polin, lors d'une manifestation devant la résidence privée du Premier ministre Benjamin Netanyahu, rue Azza, à Jérusalem, le 21 janvier 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
    Jon Polin, père de l'otage Hersh Goldberg-Polin, lors d'une manifestation devant la résidence privée du Premier ministre Benjamin Netanyahu, rue Azza, à Jérusalem, le 21 janvier 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
  • Gilad Korngold, dont le fils est captif du Hamas, s'adressant  lors d'une manifestation devant la résidence privée du Premier ministre Benjamin Netanyahu, rue Azza, à Jérusalem, le 21 janvier 2024. (Crédit : Charlie Summers/Times of Israel)
    Gilad Korngold, dont le fils est captif du Hamas, s'adressant lors d'une manifestation devant la résidence privée du Premier ministre Benjamin Netanyahu, rue Azza, à Jérusalem, le 21 janvier 2024. (Crédit : Charlie Summers/Times of Israel)

Un groupe de familles d’otages et de manifestants a bloqué la circulation devant la résidence privée du Premier ministre Benjamin Netanyahu, rue Azza à Jérusalem, dimanche soir, exigeant que le gouvernement parvienne à un accord pour assurer le retour des otages encore retenus aux mains du groupe terroriste palestinien du Hamas.

Organisée par le Forum des familles des otages et disparus, la manifestation s’est déroulée sur un ton délicat, tentant de rendre le gouvernement responsable de la vie des otages tout en évitant de le condamner ouvertement.

Au milieu des discours prononcés par les membres des familles des otages, les organisateurs ont dû rapidement faire taire des manifestants isolés qui se sont mis à scander « Honte ! » à l’encontre du gouvernement.

La manifestation s’est déroulée dans un délai très court, alors que le Wall Street Journal faisait état d’un plan proposé par les États-Unis, l’Égypte et le Qatar pour mettre un terme à la guerre, organiser le retour des otages détenus par le Hamas et aboutir à une normalisation complète entre Israël et ses voisins et à des pourparlers en vue de la création d’un État palestinien.

132 otages enlevés par le Hamas le 7 octobre dernier se trouveraient encore à Gaza – mais certains ne seraient plus en vie – après la remise en liberté de 105 civils au cours d’une trêve d’une semaine à la fin du mois de novembre.

Quatre otages avaient été libérées avant cela, et une soldate avait été secourue par l’armée israélienne. Les corps sans vie de huit otages ont également été retrouvés et trois otages ont été tués par erreur par l’armée le 15 décembre.

L’armée a confirmé le décès de 28 otages – notamment de deux captifs dont la mort a été annoncée mardi – qui se trouvaient encore à Gaza, citant de nouveaux renseignements et autres informations obtenues par les militaires en opération sur le terrain, au sein de l’enclave côtière.

Une personne est encore considérée comme portée-disparue depuis le 7 octobre et son sort reste indéterminé.

Lorsque la manifestation a commencé dimanche, seules quelques dizaines de personnes étaient arrivées au carrefour de la rue Azza, mais la foule s’est rapidement accrue. Les manifestants se sont rassemblés autour d’un cercle de percussions animé et ont brandi des pancartes sur lesquelles figuraient les visages et les noms de ceux qui sont toujours détenus par le Hamas, en criant : « Le cabinet est responsable de la vie des otages ! »

Des manifestants rassemblés devant le domicile privé du Premier ministre Benjamin Netanyahu pour exiger un accord sur les otages, rue Azza, à Jérusalem, le 21 janvier 2024. (Crédit : Charlie Summers/Times of Israel)

Orin Gantz, la mère d’Eden Zacharia, 28 ans, qui a été enlevée et assassinée en captivité par le Hamas, a exhorté le Premier ministre et le cabinet de guerre à « renoncer à leur ego ».

« Ma fille n’est pas seulement morte, elle est morte sous nos yeux », a-t-elle déclaré.

« Bibi Netanyahu, nous vous faisons confiance. Il n’y a personne d’autre qui puisse [ramener les otages] », a-t-elle poursuivi. « 107 jours, le temps presse. En captivité, il n’y a pas de lendemain. Je le sais parce que j’ai récupéré un corps. »

Gilad Korngold, le père de Tal Shoham, enlevé au kibboutz Beeri et toujours détenu à Gaza, a prononcé un discours passionné devant la foule. L’épouse et les enfants de Tal, également capturés, ont été libérés fin novembre dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu temporaire entre le Hamas et Israël, négocié par le Qatar, l’Égypte et les États-Unis.

Gilad Korngold, dont le fils est captif du Hamas, s’adressant lors d’une manifestation devant la résidence privée du Premier ministre Benjamin Netanyahu, rue Azza, à Jérusalem, le 21 janvier 2024. (Crédit : Charlie Summers/Times of Israel)

« Je vis dans la zone frontalière de Gaza. Je vois exactement ce qui se passe », s’est-il exclamé. « Je me déplace dans un Gaza [zone frontalière] vide, il n’y a pas d’avions dans le ciel (…). La guerre telle qu’elle était auparavant ne se poursuit pas, et ils nous ont promis que cette guerre libérerait les otages. »

Shay Binyamin, la fille de Ron Binyamin, 53 ans, qui a été enlevé à Gaza lors d’une promenade à vélo le 7 octobre près du kibboutz Beeri, a déclaré qu’elle en avait assez de supplier le gouvernement pour le retour des otages et qu’elle exigeait un accord, « Achshav [maintenant] ».

« Nous entendons sans cesse parler de nouveaux otages qui ont été assassinés, comme si nous jouions à la roulette russe. Je ne peux pas attendre chaque jour de savoir lequel des otages a été exécuté », a-t-elle souligné.

Jon Polin, le père de l’otage israélo-américain Hersh Goldberg-Polin, enlevé par le Hamas, a prononcé un discours en anglais sur l’incapacité du gouvernement et du Premier ministre à protéger leurs citoyens le 7 octobre, lorsque des milliers de terroristes venus de Gaza se sont livrés à une véritable folie meurtrière dans le sud d’Israël, prenant d’assaut des bases militaires et des communautés et tuant environ 1 200 personnes, pour la plupart des civils. Les terroristes ont emmené au total 253 otages à Gaza, selon un décompte officiel du gouvernement.

Jon Polin, père de l’otage Hersh Goldberg-Polin, lors d’une manifestation devant la résidence privée du Premier ministre Benjamin Netanyahu, rue Azza, à Jérusalem, le 21 janvier 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« En tant que citoyens, nous avons tous un contrat avec le pays », a déclaré Polin.

« En échange de nos services et de nos impôts, nous attendons du gouvernement qu’il assure notre sécurité. Et ce gouvernement et ce Premier ministre nous ont totalement abandonnés. »

Goldberg-Polin a été pris en otage alors qu’il faisait du camping avec son ami dans « l’enveloppe de Gaza » – la région connue en hébreu sous le nom d’Otef Azza. Ils se sont arrêtés au Festival Supernova à proximité du kibboutz Reïm. Et au matin du 7 octobre, ils ont été attaqués par les terroristes du Hamas en même temps que les autres festivaliers.

La dernière fois que Polin et son épouse, Rachel Goldberg, ont vu leur fils, c’était sur une vidéo où il était embarqué dans une camionnette, le bras arraché à partir du coude.

« Nous demandons au gouvernement de réparer l’échec du 7 octobre (…). Ramener 136 otages dans des sacs mortuaires ne peut en aucun cas être considéré comme une victoire », a conclu Polin.

Des tentes érigées par les familles des otages du Hamas à proximité de la résidence privée du Premier ministre, le long de la rue Azza, à Jérusalem, le 21 janvier 2024. (Crédit : Charlie Summers/Times of Israel)

Une fois les discours terminés, les familles ont dressé des tentes au pied de la maison de Netanyahu. Elles ont l’intention de rester dans ces tentes jusqu’à ce que « le Premier ministre accepte un accord pour le retour des otages », selon le porte-parole des familles des otages et de disparus, Haïm Rubinstein.

Le long des tentes sont accrochées des pancartes et des affiches appelant à la libération des otages.

L’une d’entre elles, au centre de la tente, se lit comme suit : « Nous aimons nos enfants plus que nous ne haïssons le Hamas. »

Outre les 132 otages, le Hamas détient aussi les dépouilles d’Oron Shaul et de Hadar Goldin, morts dans la bande en 2014. Il garde aussi en captivité deux civils israéliens, Avera Mengistu et Hisham al-Sayed, qui seraient encore vivants après être entrés dans la bande de leur propre gré en 2014 et en 2015 respectivement.

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