Des familles endeuillées interrompent le procès de Benjamin Netanyahu
Les familles sont entrées dans la salle d'audience et ont exigé la création d'une commission d'enquête nationale sur le 7-Octobre ; Me Amit Hadad a demandé qu'elles ne soient pas expulsées
Jeremy Sharon est le correspondant du Times of Israel chargé des affaires juridiques et des implantations.

Le témoignage du Premier ministre Benjamin Netanyahu dans son procès pénal a été retardé de plusieurs minutes mercredi, lorsque des parents endeuillés dont les enfants ont été tués pendant la guerre à Gaza ou assassinés le 7-Octobre sont entrés dans la salle d’audience et que les agents de sécurité du tribunal ont tenté de les expulser.
Certains d’entre eux seraient entrés dans la salle d’audience avec des pancartes réclamant la création d’une commission d’enquête nationale sur les défaillances ayant entouré le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023.
Les agents de sécurité ont cherché à les expulser.
Des séquences filmées dans la salle d’audience montrent plusieurs parents protester auprès des agents, insistant sur le fait qu’il n’y avait aucune raison de les expulser.
« Nous sommes des familles endeuillées venues s’asseoir ici avec dignité », a déclaré une femme.
« C’est de la lâcheté… Ce lâche refuse de nous rencontrer depuis deux ans maintenant », a-t-elle poursuivi, faisant vraisemblablement référence à Netanyahu.
Anat, la mère de Shani Ben Ami, tuée alors qu’elle tentait de fuir le festival Nova le 7-Octobre, a fondu en larmes dans la salle d’audience.
משפט נתניהו: קבוצה של משפחות שכולות משבעה באוקטובר הגיעה לאולם
משמר בית המשפט ראה שיש שלטים ביד של מישהו מהם (כנראה תמונות)
השלטים לא הונפו
המאבטחים ביקשו את השלטים
קיבלו
ואז ביקשו מחלק מהמשפחות לצאת (לא הבינו שמדובר במשפחות שכולות)
השופטים יצאו לצורך בירור
המשפחות נסערות
אחת… pic.twitter.com/AXMPdQO41Q— Or-ly Barlev ???? אור-לי ברלב (@orlybarlev) December 10, 2025
L’avocat du Premier ministre, Me Amit Hadad, a demandé que les les familles ne soient pas expulsées, et elles ont finalement été autorisées à rester.
Eyal Eshel, le père de Roni Eshel, l’une des soldates de surveillance tuées le 7-Octobre à la base de Nahal Oz après avoir averti que le Hamas préparait une attaque, s’est ensuite adressé aux juges. Il a déclaré qu’ils n’étaient pas venus pour « provoquer », mais simplement pour « regarder [Netanyahu] dans les yeux et demander la chose la plus simple qui soit : une commission d’enquête nationale ».
Netanyahu s’oppose fermement à la création d’une telle commission sur le 7-Octobre, la journée la plus meurtrière pour les Juifs depuis la Shoah et la pire catastrophe de l’histoire moderne d’Israël, en dépit de sondages qui indiquent régulièrement qu’une nette majorité d’Israéliens y sont naturellement favorables, y compris les familles des otages et des personnes assassinées lors de l’assaut barbare et sanglant.
Le mois dernier, le gouvernement a décidé de mener sa propre enquête sur les défaillances entourant l’invasion et le pogrom perpétrés par le Hamas le 7-Octobre, plutôt que de mettre en place la commission d’enquête nationale traditionnellement constituée pour enquêter sur les catastrophes majeures.







