Des images satellites montrent les dégâts en Syrie après des frappes
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Des images satellites montrent les dégâts en Syrie après des frappes

Des entrepôts et des centres d'opération ont été détruits dans l'attaque de jeudi dernier imputée à Israël

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

  • Des images satellites montrant les dommages causés à l'aéroport international de Damas le 13 février, par des frappes aériennes attribuées à Israël, qui ont été diffusées par ImageSat International, le 17 février 2020. (Crédit : ImageSat International)
    Des images satellites montrant les dommages causés à l'aéroport international de Damas le 13 février, par des frappes aériennes attribuées à Israël, qui ont été diffusées par ImageSat International, le 17 février 2020. (Crédit : ImageSat International)
  • Des images satellites montrant les dommages causés à l'aéroport international de Damas le 13 février, par des frappes aériennes attribuées à Israël, qui ont été diffusées par ImageSat International, le 17 février 2020. (Crédit : ImageSat International)
    Des images satellites montrant les dommages causés à l'aéroport international de Damas le 13 février, par des frappes aériennes attribuées à Israël, qui ont été diffusées par ImageSat International, le 17 février 2020. (Crédit : ImageSat International)
  • Des images satellites montrant les dommages causés à l'aéroport international de Damas le 13 février, par des frappes aériennes attribuées à Israël, qui ont été diffusées par ImageSat International, le 17 février 2020. (Crédit : ImageSat International)
    Des images satellites montrant les dommages causés à l'aéroport international de Damas le 13 février, par des frappes aériennes attribuées à Israël, qui ont été diffusées par ImageSat International, le 17 février 2020. (Crédit : ImageSat International)
  • Des images satellites montrant les dommages causés à l'aéroport international de Damas le 13 février, par des frappes aériennes attribuées à Israël, qui ont été diffusées par ImageSat International, le 17 février 2020. (Crédit : ImageSat International)
    Des images satellites montrant les dommages causés à l'aéroport international de Damas le 13 février, par des frappes aériennes attribuées à Israël, qui ont été diffusées par ImageSat International, le 17 février 2020. (Crédit : ImageSat International)
  • Des images satellites montrant les dommages causés à l'aéroport international de Damas le 13 février, par des frappes aériennes attribuées à Israël, qui ont été diffusées par ImageSat International, le 17 février 2020. (Crédit : ImageSat International)
    Des images satellites montrant les dommages causés à l'aéroport international de Damas le 13 février, par des frappes aériennes attribuées à Israël, qui ont été diffusées par ImageSat International, le 17 février 2020. (Crédit : ImageSat International)
  • Des images satellites montrant les dommages causés à l'aéroport international de Damas le 13 février, par des frappes aériennes attribuées à Israël, qui ont été diffusées par ImageSat International, le 17 février 2020. (Crédit : ImageSat International)
    Des images satellites montrant les dommages causés à l'aéroport international de Damas le 13 février, par des frappes aériennes attribuées à Israël, qui ont été diffusées par ImageSat International, le 17 février 2020. (Crédit : ImageSat International)

Des images satellites diffusées lundi ont montré les importants dégâts subis par les entrepôts et les immeubles de bureau de l’aéroport international de Damas, après les frappes aériennes de jeudi imputées à Israël.

Les photographies, diffusées par la firme privée d’analyse d’imagerie satellite ImageSat, montrent que plusieurs entrepôts, qui servaient à stocker des armes acheminées en Syrie depuis l’Iran, ont été détruits ainsi que plusieurs immeubles utilisés comme quartiers généraux des opérations sur place.

De plus, un hangar a été endommagé dans la frappe, attribuée par la Syrie à Israël. ImageSat a déclaré que l’abri était « probablement utilisé pour entreposer des munitions ou [des missiles sol-air] ».

Vers 23 heures 45 jeudi dernier, des frappes aériennes ont touché des sites situés aux abords de Damas, notamment un poste militaire au sud de la capital syrienne, selon la chaîne Al-Arabiya.

Des images satellites montrant les dommages causés à l’aéroport international de Damas le 13 février, par des frappes aériennes attribuées à Israël, qui ont été diffusées par ImageSat International, le 17 février 2020. (Crédit : ImageSat International)

Les frappes semblent avoir visé un convoi d’armes entré en Syrie dans la journée de mercredi, en provenance de Téhéran.

Parmi les victimes figurent trois soldats de l’armée syrienne, mais aussi quatre membres des Gardiens de la Révolution islamique, armée idéologique de la République islamique d’Iran, a précisé l’OSDH, indiquant que les frappes avaient touché « le secteur de l’aéroport de Damas ».

La Syrie et l’OSDH ont affirmé qu’Israël était à l’origine de la frappe. L’Etat hébreu, conformément à sa politique, n’a pas confirmé ni infirmé être à l’origine de cette frappe.

Des explosions sont observées dans le ciel de Damas alors que l’armée syrienne tire des missiles anti-aériens sur des cibles lors d’une attaque attribuée à Israël, le 6 février 2020. (Crédit : SANA)

Interrogé sur l’implication présumée de l’Etat juif dans ces frappes au cours d’un entretien accordé à Radio Haïfa, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré : « Je ne commente pas d’éventuelles opérations. »

« Je ne sais pas ce qui est arrivé cette nuit. C’était peut-être les forces aériennes belges », a-t-il plaisanté.

Des vidéos publiées par les résidents sur les réseaux sociaux ont montré des explosions en plein ciel éclairant la nuit alors que les systèmes de défense antiaériens syriens ripostaient aux frappes.

L’agence de presse officielle syrienne SANA a noté que les défenses antiaériennes du pays avaient intercepté un grand nombre des missiles envoyés, ce que la Syrie clame souvent dans le même cas – une affirmation qui, selon la plupart des analystes, est mensongère.

Plus tôt dans la journée de jeudi, le commandant des Gardiens de la Révolution islamique d’Iran avait menacé de prendre pour cible Israël et les Etats-Unis si ces derniers venait à commettre « la moindre erreur ».

Ces frappes nocturnes ont eu lieu un peu plus d’une semaine après une série de frappes sur plusieurs cibles près de Damas qui auraient tué 23 combattants pro-iraniens.

Commentant encore les frappes aériennes menées sur des cibles iraniennes en Syrie, jeudi dernier, Naftali Bennett, ministre de la Défense, a déclaré que « les médias étrangers ont fait savoir, cette semaine, que 23 Syriens et Iraniens avaient été tués dans l’attaque. C’est un nombre important et nous ferons davantage ».

Israël a toujours fait savoir que le pays ne tolérerait pas une présence militaire iranienne permanente en Syrie et l’Etat juif a mené des centaines de frappes aériennes dans le pays contre des cibles iraniennes, ces dernières années, même si les responsables israéliens n’ont généralement pas voulu reconnaître avoir lancé des raids spécifiques.

Une position militaire israélienne (à droite) au sommet du Mont Hermon sur le plateau du Golan, où les frontières entre Israël, la Syrie et le Liban se rejoignent, le 9 avril 2019. (Crédit : AP Photo / Hussein Malla)

Bien que les responsables israéliens s’abstiennent généralement d’assumer la responsabilité de certaines frappes en Syrie, ils ont reconnu avoir mené des centaines, voire des milliers de raids dans le pays depuis le début de la guerre civile syrienne en 2011.

Ces raids ont été en grande majorité dirigés contre l’Iran et ses mandataires, notamment le groupe terroriste libanais du Hezbollah, mais les forces israéliennes ont également effectué des frappes sur les défenses aériennes syriennes lorsque ces batteries ont tiré sur des avions israéliens.

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