Des lycéens français de retour d’une visite d’Auschwitz évoquent leur émotion
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Des lycéens français de retour d’une visite d’Auschwitz évoquent leur émotion

"C'est un lieu riche en émotion. On sent tout l'air nauséabond, le calvaire... Personne ne pourra jamais le comprendre", explique Antoine, lycéen

Des survivants de la Shoah passent sous la porte portant l'inscription "Le travail rend libre" après avoir déposé une gerbe au mur de la mort sur le site du mémorial de l'ancien camp de la mort nazi d'Auschwitz lors des cérémonies de commémoration du 75e anniversaire de la libération du camp à Oswiecim, en Pologne, le 27 janvier 2020. (JANEK SKARZYNSKI / AFP)
Des survivants de la Shoah passent sous la porte portant l'inscription "Le travail rend libre" après avoir déposé une gerbe au mur de la mort sur le site du mémorial de l'ancien camp de la mort nazi d'Auschwitz lors des cérémonies de commémoration du 75e anniversaire de la libération du camp à Oswiecim, en Pologne, le 27 janvier 2020. (JANEK SKARZYNSKI / AFP)

300 élèves de la Région Grand Est et leurs professeurs ont récemment visité le camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau et son musée, en Pologne, a rapporté la radio France Bleu.

Le voyage d’études, organisé par la région en partenariat avec le rectorat de Strasbourg, le rectorat de Nancy-Metz, le rectorat de Reims et le Mémorial de la Shoah, entrait dans le programme national lancé par la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

Antoine et Irina, deux élèves de Terminale du Lycée Freppel d’Obernai, ont témoigné au micro de France Bleu sur leur expérience.

« Se rendre là-bas donne une dimension plus réelle à la chose… Le fait de se trouver dans ce lieu permet de prendre conscience de la dure réalité de ce qu’a été la Shoah et la vie à Auschwitz », a expliqué Irina.

« C’est un lieu riche en émotion. On sent tout l’air nauséabond, le calvaire… Personne ne pourra jamais le comprendre… Mais vous sentez la souffrance de milliers de personnes à qui on a retiré la vie, à qui on a retiré l’humanité et qu’on a sali », a déclaré Antoine.

Thierry Ley, leur professeur d’histoire-géographie, explique lui que « tout le monde pense connaître l’histoire de la Shoah, mais que pour en saisir la problématique dans toute sa complexité, il faut vraiment prendre le problème sur le long terme ». Il rappelle ainsi que trois survivants sont venus à la rencontre des élèves – Ginette Kolinka, Simone Polak et Raphaël Esrail.

Il ajoute que la visite d’Auschwitz sera suivie de la création de panneaux qui seront proposés dans le cadre d’une exposition itinérante dans différents établissements de la région. L’exposition reviendra ainsi sur le parcours de vie des trois rescapés rencontrés par les élèves.

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