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Elon Musk personnellement impliqué dans la fermeture d’un compte Twitter antisémite

Le collectif Jisr a fait l'éloge des récents attentats de Jérusalem et a qualifié les Juifs mizrahi de "traîtres" ; Musk a déclaré que le contenu haineux n'était "pas acceptable"

Elon Musk arrivant à la Baron Investment Conference au Metropolitan Opera House, à New York, le 4 novembre 2022. (Crédit : AP Photo/Yuki Iwamura/Dossier)
Elon Musk arrivant à la Baron Investment Conference au Metropolitan Opera House, à New York, le 4 novembre 2022. (Crédit : AP Photo/Yuki Iwamura/Dossier)

Elon Musk a semblé jeudi avoir personnellement participé à la suppression d’un compte Twitter qui publiait des contenus antisémites et faisait l’éloge du terrorisme palestinien contre les Israéliens.

L’utilisateur de Twitter, Ian Miles Cheong, a alerté Musk du compte – appelé Jisr Collective – en le taguant dans une publication de captures d’écran des tweets du compte, dont l’un faisait l’éloge des deux attentats terroristes à la bombe à Jérusalem de mercredi, les qualifiant de « spectaculaires ».

Une autre publication qualifiait les Juifs mizrahi – Juifs d’origine moyen-orientale – de « traîtres qui ont rejoint les sionistes suprémacistes blancs », faisant probablement référence aux 850 000 Juifs mizrahi et séfarade qui ont été contraints de fuir les persécutions dans les pays arabes et musulmans après la création de l’État d’Israël.

« Nous savons tous ce qui arrive aux traîtres », semblait menacer l’utilisateur.

Cheong a tweeté que Jisr Collective était un « groupe terroriste qui promeut et célèbre activement la violence contre les Juifs ». Le compte est actif depuis 2021. « J’espère que davantage sera fait pour sévir contre cela. »

Musk a répondu que de tels messages n’étaient « pas acceptables ». Peu de temps après, le compte ne semblait plus être actif.

Cette décision semble aller à l’encontre de l’opinion fréquemment exprimée par Musk, qui estimait que Twitter était devenu trop restrictif avant son rachat.

Mais alors que Musk instituait des changements, licenciant ou encourageant des centaines d’employés à démissionner, y compris les cadres chargés de veiller à ce que la plate-forme soit exempte de haine, le langage haineux et le harcèlement ont connu un pic sur le réseau.

Les réseaux en ligne ont profité du fait que Musk soit propriétaire de la plate-forme pour lancer une campagne de pression sur les contenus à caractère haineux du site.

Cela a suscité l’inquiétude des groupes de défense des droits, notamment de l’Anti-Defamation League (ADL), qui a appelé à un boycott publicitaire, après quoi Musk a tweeté que le PDG de l’ADL, Jonathan Greenblatt, le « diffamait ».

Lundi, Musk a fait l’éloge du compte Twitter du ministère israélien des Affaires étrangères, déclarant que davantage de pays devraient utiliser la plate-forme comme le fait Israël.

Ce soutien est intervenu après que le ministère a répondu avec humour au tweet de Kanye West, qui lui a adressé « Shalom » et un émoji de sourire à son retour sur la plate-forme après une interdiction pour avoir fait des déclarations antisémites.

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