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France : Une plainte déposée contre le commandant en chef des CGRI

Outre Hossein Salami, la plainte vise le ministre du Renseignement Ismaël Khatib et le commandant de la Force Al-Qods des Corps des Gardiens de la Révolution islamique, Ismaël Qaani

Hossein Salami, chef des Corps des Gardiens de la Révolution islamique d'Iran, lors d'une cérémonie funéraire organisée pour cinq soldats tués dans le cadre de la guerre contre le groupe djihadiste État islamique en Syrie, dans la capitale de Téhéran, le 4 août 2022. (Crédit : AFP)
Hossein Salami, chef des Corps des Gardiens de la Révolution islamique d'Iran, lors d'une cérémonie funéraire organisée pour cinq soldats tués dans le cadre de la guerre contre le groupe djihadiste État islamique en Syrie, dans la capitale de Téhéran, le 4 août 2022. (Crédit : AFP)

Une plainte contre trois dignitaires iraniens, dont le commandant en chef des Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) Hossein Salami, est déposée jeudi au parquet de Paris pour « menaces de mort et apologie du terrorisme », a annoncé l’avocate de six plaignants iraniens et franco-iraniens.

Outre Salami, la plainte vise le ministre du Renseignement Ismaël Khatib et le commandant de la Force Al-Qods des CGRI, Ismaël Qaani, et dénonce des menaces publiques proférées par ces trois dignitaires entre décembre 2022 et janvier 2023 contre les soutiens de la contestation en Iran.

Elle vise notamment une déclaration de Khatib le 13 décembre 2022 – « quiconque a joué un rôle dans les émeutes sera puni partout dans le monde », largement relayée dans la presse et sur les réseaux sociaux, selon le texte de la plainte dont l’AFP a eu une copie.

Elle cite également des propos de Salami le 10 janvier 2023 avertissant « les Français et les responsables de Charlie Hebdo » de ne pas « se pencher sur le sort de Salman Rushdie », le célèbre écrivain britannique poursuivi par une fatwa et victime d’un grave attentat en août 2022.

« Ces menaces constituent autant de fatwas déguisées contre les militants de l’opposition partout dans le monde », a expliqué à l’AFP Me Chirinne Ardakani, avocate franco-iranienne du Collectif Iran Justice.

« Le régime de la République islamique et ses agents entretiennent une longue tradition de menaces de mort, de traque et de meurtres d’opposants iraniens exilés, sur le sol français et européen », peut-on lire dans la plainte de 22 pages.

Me Chirinne Ardakani. (Crédit : Capture d’écran X/Twitter)

Les six requérants, résidant en France depuis les années 80 ou exilés de fraîche date, sont cinéastes, journaliste, écrivain ou militant des droits LGBT et sont publiquement engagés contre le pouvoir iranien.

Le dépôt de cette plainte, essentiellement symbolique à ce stade, intervient à la veille du premier anniversaire de la mort de Mahsa Amini, le 16 septembre dernier, et du début du soulèvement « Femme, Vie, Liberté » en Iran. « Il s’agit de signifier au pouvoir iranien, qui veut étouffer la contestation, que les Iraniens, où qu’ils soient dans le monde, vont continuer à se faire entendre », a ajouté Me Ardakani.

« On lance des ballons, on se saisit de toutes les possibilités qu’offre le droit français, mais le but final est bien d’obtenir que les auteurs d’exactions puissent être poursuivis et traduits en justice en France », a-t-elle ajouté.

Le Collectif Iran justice, association basée en France, documente depuis un an les exactions et la répression contre les manifestants en Iran, qui a fait selon des ONG des centaines de morts et des milliers d’arrestations.

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