François Ier demande la reprise du « dialogue direct » entre Israéliens et Palestiniens
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François Ier demande la reprise du « dialogue direct » entre Israéliens et Palestiniens

Le pape a indiqué que le conflit israélo-palestinien a eu de "graves répercussions sur toute la région" du Moyen-Orient

Le pape François en train de se recueillir avant de s'adresser à la mafia (Crédit : AFP/Tiziana Fabi)
Le pape François en train de se recueillir avant de s'adresser à la mafia (Crédit : AFP/Tiziana Fabi)

Le pape François a demandé vendredi aux Palestiniens et aux Israéliens de reprendre « un dialogue direct » dans son traditionnel message de Noël.

« Là où naît Dieu, naît la paix. Pourtant, même là où est venu au monde le Fils de Dieu fait chair, des tensions et des violences continuent et la paix reste à invoquer et à bâtir », a déploré François, faisant ainsi allusion à la ville de Bethléem, en Cisjordanie, où, d’après la tradition chrétienne, la Vierge Marie a donné naissance à Jésus dans une crèche.

« Qu’Israéliens et Palestiniens puissent reprendre un dialogue direct et arriver à une entente qui permette aux deux peuples de vivre en harmonie, dépassant un conflit qui les a longuement opposés, avec de graves répercussions sur toute la région », a exhorté le pontife argentin.

Jeudi, avant la messe de minuit dans l’église de la Nativité à Bethléem, la journée avait été marquée en Cisjordanie occupée par trois nouvelles attaques contre des juifs, dont les terroristes palestiniens ont été abattus par les forces de l’ordre.

Le pape soutient l’ONU en Syrie et en Libye et dénonce les « atrocités » terroristes

Le pape François a aussi apporté vendredi dans son message de Noël son plein soutien aux efforts des Nations unies pour mettre fin aux conflits en Syrie et en Libye, et dénoncé les « atrocités terroristes » visant « le patrimoine culturel et historique de peuples entiers ».

« Que l’entente intervenue au sein des Nations unies parvienne le plus tôt possible à faire taire le vacarme des armes en Syrie et à remédier à la très grave situation humanitaire de la population épuisée (…) », a demandé le pape dans son message « Urbi et Orbi » (« à la ville et au monde »).

« Il est aussi urgent que l’accord sur la Libye obtienne le soutien de tous, afin que soient dépassées les graves divisions et les violences », a ajouté le pape dans ce message prononcé depuis une fenêtre du palais apostolique devant des dizaines de milliers de fidèles sur la place Saint-Pierre.

François faisait allusion aux deux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies qui appuient les efforts de réconciliation dans les deux pays.

Le pape argentin a aussi dénoncé « les atroces actions terroristes sous les cieux d’Egypte, à Beyrouth, Paris, Bamako et Tunis », et déploré que le terrorisme « n’épargne pas non plus le patrimoine historique et culturel de peuples entiers ».

Il a appelé à faire cesser « ces atrocités qui, aussi bien dans ces pays qu’en Irak, au Yémen et dans l’Afrique subsaharienne, fauchent encore de nombreuses victimes ».

Il a lancé un nouvel appel en faveur des personnes qui fuient la misère et les conflits. Il a demandé d' »abondantes bénédictions pour tous ceux, qui, simples particuliers et Etats, s’emploient avec générosité à secourir et accueillir les nombreux migrants et réfugiés (…), les aidant à s’intégrer ».

Jorge Bergoglio a encore rappelé le sort des chrétiens « persécutés dans de nombreuses parties du monde à cause de leur » foi, « qui « sont nos martyrs d’aujourd’hui ».

Il a soutenu les efforts de paix en Colombie et en Ukraine, et prié pour l’Afrique. Citant la République démocratique du Congo, le Burundi et le Sud Soudan, il a préconisé le renforcement des « sociétés civiles animées d’un esprit sincère de réconciliation et de compréhension réciproque ».

Des appels ont été encore lancés par Jorge Bergoglio, dont c’était le troisième message de Noël, « pour ceux qui sont le plus sans défense, surtout les enfants-soldats, les femmes qui subissent des violences, les victimes de la traite des personnes et du narcotrafic », ainsi que pour « ceux qui n’ont pas de travail ».

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