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Gantz sera à la tête des commémorations d’Yitzhak Rabin à Tel Aviv le 2 novembre

En mars, le dirigeant de Kakhol lavan a accusé Netanyahu d'incitation à l'assassinat ; aujourd'hui, en tant que Premier ministre désigné, il veut gouverner avec le Likud

Le leader de Kakhol lavan Benny Gantz prend la parole après avoir été chargé de former un nouveau gouvernement, à la Résidence du Président à Jérusalem, le 23 octobre 2019. (Gali Tibbon/AFP)
Le leader de Kakhol lavan Benny Gantz prend la parole après avoir été chargé de former un nouveau gouvernement, à la Résidence du Président à Jérusalem, le 23 octobre 2019. (Gali Tibbon/AFP)

Benny Gantz, le dirigeant de Kakhol lavan et Premier ministre désigné, sera l’invité d’honneur du rassemblement de Tel Aviv marquant le 24e anniversaire de l’assassinat du Premier ministre Yitzhak Rabin samedi soir prochain.

Rabin a été assassiné le 4 novembre 1995 par l’extrémiste juif Yigal Amir, qui s’opposait aux accords d’Oslo et au transfert du contrôle de certaines parties de la Cisjordanie aux Palestiniens dans le cadre de cet accord de paix historique.

Le rassemblement anniversaire sur la place Rabin, lieu de l’assassinat du Premier ministre, attire des dizaines de milliers de personnes chaque année.

Le leader centriste s’adressera à la foule le 2 novembre, en pleine négociations de coalition pour former un gouvernement sous sa direction.

Des Israéliens assistent à un rassemblement marquant le 22e anniversaire de l’assassinat du Premier ministre Yitzhak Rabin, le 4 novembre 2017, sur la place Rabin à Tel Aviv. (Miriam Alster/Flash90)

L’ancien chef d’état-major de l’armée a été chargé mercredi par le président Reuven Rivlin de réunir une coalition avant le 20 novembre, après que Netanyahu a annoncé plus tôt cette semaine son incapacité à le faire. Acceptant la tâche, Gantz a invité Netanyahu à se joindre à sa coalition.

Les deux dirigeants devraient se rencontrer la semaine prochaine, mais les chances de succès de Gantz sont considérées comme minces, le Likud négociant au nom d’un bloc de 55 membres de partis de droite et ultra-orthodoxes sans lesquels il n’entrera pas dans un gouvernement, une condition préalable que Kakhol lavan refuse catégoriquement.

Le président a proposé un accord de partage du pouvoir entre le Likud et Kakhol lavan qui verrait les deux dirigeants alterner les postes de Premier ministre, mais les désaccords sur la question de savoir qui serait Premier ministre en premier.

Si Gantz échoue après Netanyahu, un autre député pourrait être nommé par les membres de la Knesset pour tenter de former une coalition, ou Israël pourrait faire face à des élections pour la troisième fois en un an, ce qui n’est jamais arrivé.

Le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin (à gauche), le président américain Bill Clinton (au centre) et le roi Hussein de Jordanie à la Maison Blanche, le 25 juillet 1994. (Saar Yaacov/GPO)

En mars, à la veille des élections d’avril, Gantz a accusé Netanyahu d’être impliqué dans l’incitation à la violence qui a conduit à l’assassinat de Rabin en 1995.

Dans les semaines précédant l’assassinat, Netanyahu, alors chef de l’opposition, et d’autres hauts responsables du Likud ont assisté à un rassemblement politique de droite à Jérusalem où les manifestants ont qualifié Rabin de « traître », « meurtrier » et « nazi » pour avoir signé un accord de paix avec les Palestiniens cette année là.

Netanyahu a régulièrement réfuté les allégations selon lesquelles il aurait ignoré la rhétorique incendiaire qui a incité au meurtre de Rabin et qualifié ces accusations comme une forme « d’assassinat politique ».

« Rappelez-vous, des choses se sont déjà produites en Israël, dans lesquelles, malheureusement, M. Netanyahu était sur scène, et marchait derrière un cercueil dans un autre endroit », a déclaré M. Gantz à l’émission « Meet the Press » de la Douzième chaîne en mars. « Nous savons comment se terminent ce genre de choses extrêmes. »

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