Israël en guerre - Jour 148

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Gideon Saar fermement opposé au retour des travailleurs palestiniens en Israël

Le ministre a également également exclu tout cessez-le-feu permanent en vue d’un accord pour la libération des otages détenus à Gaza

Le député Gideon Saar lors d'une réunion de faction du parti HaMahane HaMamlahti à la Knesset, le Parlement israélien, à Jérusalem, le 20 février 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le député Gideon Saar lors d'une réunion de faction du parti HaMahane HaMamlahti à la Knesset, le Parlement israélien, à Jérusalem, le 20 février 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

L’ancien ministre de la Justice Gideon Saar, du parti HaMahane HaMamlahti, ministre sans portefeuille dans l’actuelle coalition d’urgence, a rejeté lundi l’idée d’autoriser les travailleurs palestiniens de Cisjordanie à entrer en Israël pour travailler, malgré les avertissements des chefs de la sécurité concernant une éruption en Cisjordanie de violence et de terrorisme, en partie à cause des conditions économiques qui y règnent.

« Autoriser l’entrée en Israël de travailleurs provenant du territoire d’une population ennemie pendant une guerre est une terrible erreur qui coûtera du sang », a-t-il dit.

Saar souligne qu’à la suite de l’attaque terroriste d’aujourd’hui à Raanana, l’accent doit être mis sur la garantie que les Palestiniens ne puissent pas entrer illégalement en Israël depuis la Cisjordanie.

L’attaque meurtrière de lundi a été perpétrée par deux Palestiniens qui travaillaient illégalement en Israël, selon le Shin Bet. L’establishment de la sécurité fait pression pour que les travailleurs palestiniens légaux qui ont fait l’objet de vérifications d’antécédents puissent retrouver un emploi en Israël.

Saar a également exclu tout cessez-le-feu permanent en vue d’un accord pour la libération des otages détenus à Gaza. « Arrêter la guerre sans vaincre le Hamas est impensable », a-t-il noté.

« Dans l’état actuel des choses, autant que je sache, les positions du Hamas exigent qu’Israël se soumette à ses diktats et je ne crois pas une seconde que nous puissions le faire. »

À l’heure actuelle, dit-il, « il n’y a pas d’autre alternative que la pression militaire ».

Israël a fortement restreint l’entrée des ouvriers palestiniens en Israël après l’assaut du groupe terroriste palestinien du Hamas du 7 octobre, au cours desquelles des milliers de terroristes gazaouis se sont déchaînés dans le sud d’Israël, massacrant 1 200 personnes et en prenant plus de 240 en otage.

Des travailleurs palestiniens faisant la queue à l’entrée de l’implantation juive de Maale Adumim, le 23 février 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)

Avant  la guerre, environ 150 000 Palestiniens de Cisjordanie et 17 000 Palestiniens de la bande de Gaza avaient les permis nécessaires pour venir légalement sur le territoire israélien pour le travail.

Des représentants des secteurs de l’agriculture et de la construction ont fait pression sur le gouvernement pour qu’il commence à autoriser l’entrée de Palestiniens ou qu’il recrute davantage de travailleurs étrangers, alors que l’industrie de la construction est pratiquement à l’arrêt et que les agriculteurs se plaignent de pénuries massives.

Le gouvernement plancherait sur un plan visant à remplacer des milliers d’ouvriers palestiniens par des travailleurs venus de l’étranger, alors que le pays tente de se remettre des attaques sans précédent du 7 octobre.

Avant la guerre, un peu moins de 30 000 ouvriers agricoles étrangers – pour la plupart originaires de Thaïlande – travaillaient en Israël, dont quelque 5 000 dans des fermes proches de la bande de Gaza, où sont produits 75 % des légumes israéliens.

Des travailleurs étrangers dans une ferme d’oignons, à proximité de la ville de Modiin, le 12 août 2016. (Crédit : Yaniv Nadav/Flash90)

La grande majorité des ouvriers agricoles étrangers du sud d’Israël ont quitté le pays à la suite des attaques. Des dizaines ont été tués ou enlevés au cours de l’assaut, et plus d’une centaine sont toujours en otage à Gaza.

À la mi-décembre, l’armée israélienne a déclaré qu’entre 8 000 et 10 000 ouvriers palestiniens de Cisjordanie pourraient bientôt reprendre leur travail dans les implantations et les entreprises israéliennes de Cisjordanie.

Néanmoins, le cabinet de sécurité de haut niveau a repoussé le vote d’une proposition visant à autoriser les Palestiniens à entrer en Israël depuis la Cisjordanie pour y travailler. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, apparemment favorable à cette mesure, n’a pas soumis la question au vote en raison de désaccords signalés entre les ministres du cabinet de sécurité, notamment des partisans de la ligne radicale pro-implantations qui estiment qu’une telle mesure constituerait une menace majeure.

Depuis des années, les responsables politiques israéliens cherchent à maintenir les permis de travail pour les Palestiniens, qui peuvent gagner des salaires nettement plus élevés en Israël. Les partisans de cette mesure soulignent que les travailleurs autorisés font l’objet d’un contrôle approfondi de la part de l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet et que les attentats terroristes commis par ces Palestiniens sont extrêmement rares. En outre, les salaires plus élevés contribuent à soutenir l’économie palestinienne en perte de vitesse et à les dissuader de mener des attaques, selon eux.

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