Israël en guerre - Jour 151

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« Gloire éternelle à ceux qui résistent » : Jean-Luc Mélenchon vivement critiqué

Le leader d’extrême gauche français est à nouveau accusé d’accointances avec l’antisémitisme et d’apologie du terrorisme après différents propos polémiques tout au long du week-end

Jean-Luc Mélenchon, dirigeant du parti La France insoumise (extrême-gauche), à une marche anti-Israël à Paris, le 2 décembre 2023. (Crédit : Dimitar DILKOFF / AFP)
Jean-Luc Mélenchon, dirigeant du parti La France insoumise (extrême-gauche), à une marche anti-Israël à Paris, le 2 décembre 2023. (Crédit : Dimitar DILKOFF / AFP)

Jean-Luc Mélenchon, dirigeant du parti La France insoumise (extrême-gauche), est de nouveau sous le feu des critiques depuis ce week-end après avoir jugé, samedi, que la reprise des bombardements israéliens à Gaza présentait « tous les indices d’une volonté génocidaire » et estimé qu’Emmanuel Macron « ne pesait plus » malgré ses appels renouvelés à « un cessez-le-feu durable », puis après s’en être pris directement, dimanche, à la journaliste juive Ruth Elkrief.

« Nous sommes extrêmement alarmés du fait que la reprise des bombardements signifie une étape d’aggravation de la guerre et présente tous les indices d’une volonté génocidaire », a déclaré le leader insoumis samedi, juste avant le début, à Paris, d’une « Marche pour la paix et la justice » anti-Israël. « M. Netanyahou avait demandé à la population de Gaza de se diriger du nord vers le sud, et maintenant que la population se trouve dans le sud, c’est là qu’ont lieu les bombardements », a dénoncé M. Mélenchon. Le triple candidat à la présidentielle, présent à la manifestation avec de nombreux députés de sa faction, a aussi souligné qu’il était « mort autant de monde en 42 jours de bombardements à Gaza qu’il en est péri pendant les quatre ans du siège de Sarajevo » de 1992 à 1996.

Alors que le président Emmanuel Macron, a appelé samedi, à Dubaï, à « redoubler d’efforts pour parvenir à un cessez-le-feu durable » dans la bande de Gaza, M. Mélenchon s’est montré dubitatif. « Tant mieux s’il appelle au cessez-le-feu durable », a-t-il dit, mais « son point de vue n’importe pas beaucoup, là-bas et ici ». « Peut-être qu’il fait ce qu’il peut mais je crois hélas que ça ne pèse plus. Ce qui pèse c’est nous, les opinions publiques », a-t-il insisté. « Ce sont les opinions publiques mondiales qui sont la principale défense des pauvres palestiniens de Gaza », a-t-il affirmé. Il a conclu son discours en lançant « Vive Gaza ! Gloire éternelle à ceux qui résistent ! », en référence aux groupes terroristes palestiniens ou ennemis d’Israël qui se donnent le nom de « groupes de résistance », lui valant des accusations d’apologie du terrorisme et d’antisémitisme.

Jean-Luc Mélenchon, triple candidat malheureux à la présidentielle, et son mouvement sont depuis longtemps accusés par de nombreux acteurs politiques d’accointances avec l’antisémitisme, de répondre avec ambiguïté sur la question de la lutte contre l’antisémitisme et de ne pas avoir assez condamné les attaques du Hamas en Israël, le 7 octobre – le tout à des fins électoralistes. Leurs positions ont d’ailleurs fini par enterrer l’alliance de gauche Nupes.

Ce dimanche, nouvelle polémique : le leader d’extrême gauche a vivement critiqué sur X la journaliste juive Ruth Elkrief, qualifiant l’éditorialiste de LCI de « fanatique » et l’accusant de mépriser les musulmans, valant à nouveau à Mélenchon des accusations d’irresponsabilité politique et d’antisémitisme, là encore à des fins électorales.

Le groupe TF1 a répondu « fermement » sur X en soutenant sa journaliste, victime selon lui « d’invectives odieuses et insinuations déplacées ».

« Le groupe TF1 a tort de soutenir le journalisme d’accusations et d’invectives obsessionnelles contre un absent du plateau qui ne peut répondre », a alors répondu M. Mélenchon, pour qui « ce genre de méthodes discrédite ses auteurs ».

Lors de la même manifestation samedi, la cheffe des écologistes Marine Tondelier, présente avec plusieurs élus EELV, a elle assuré qu’Emmanuel Macron avait réussi, « entre le 12 octobre » et « le 30 novembre », date de deux de leurs rencontres, « à s’embrouiller avec tous les pays de la zone » au Proche-Orient, et en France à décevoir « le CRIF, les défenseurs de la Palestine et les défenseurs de la paix ». Elle a réclamé, dans une tribune co-signée avec le député insoumis François Ruffin et l’ex-président de Médecins sans frontières, Rony Brauman, « l’entrée de la Cour pénale internationale à Gaza ». (Karim Khan, le procureur en chef de la Cour pénale internationale, s’est d’ailleurs rendu en Israël ce week-end à la demande des familles d’otages du Hamas, ce qui est le tout premier déplacement dans ce pays d’un procureur en chef de la CPI.)

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