Guterres : “la négation du droit d’Israël à exister est de l’antisémitisme”
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Guterres : “la négation du droit d’Israël à exister est de l’antisémitisme”

Pendant une réunion avec le Centre Simon Wiesenthal, le secrétaire général de l’ONU s’est opposé aux efforts visant à nier l’histoire juive en Israël

António Guterres, secrétaire général des Nations unies, à Ryad, le 12 février 2017. (Crédit : Mohammed Al Deghaishim/Nations unies)
António Guterres, secrétaire général des Nations unies, à Ryad, le 12 février 2017. (Crédit : Mohammed Al Deghaishim/Nations unies)

Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, a déclaré aux cadres du Centre Simon Wiesenthal que la « négation du droit d’Israël à exister est de l’antisémitisme », a annoncé le Centre.

Guterres a dit aux responsables de l’association, dans ses bureaux du siège des Nations unies à New York, qu’il s’opposait à la campagne visant à effacer l’histoire juive de la Terre sainte. « L’Histoire doit être respectée. Jérusalem est une ville sainte pour trois religions », a dit Guterres, selon un communiqué de presse publié mardi par le Centre.

L’UNESCO, la branche culturelle des Nations unies, a récemment adopté plusieurs résolutions ignorant les relations du judaïsme à Jérusalem. Guterres s’est opposé à cette caractérisation du passé.

Guterres et les dirigeants de l’association juive de défense des droits de l’Homme ont discuté de plusieurs sujets, dont les défis de la paix au Moyen Orient, le terrorisme mondial, le rôle des Nations unies pour lutter contre l’antisémitisme, et le traitement d’Israël par les agences de l’ONU.

Le Rabbin Marvin Hier, fondateur du Centre Simon Wiesenthal (Crédit : Kevin Winter/Getty Images)
Le Rabbin Marvin Hier, fondateur du Centre Simon Wiesenthal (Crédit : Kevin Winter/Getty Images)

Le rabbin Marvin Hier, doyen et fondateur du Centre, a appelé Guterres à déclarer que le terrorisme est un crime contre l’humanité.

« Il doit y avoir des conséquences réelles pour les auteurs et les soutiens des actes terroristes, comme le récent attentat suicide qui a fait un carnage pendant un concert à Manchester, a dit Hier. Le Royaume-Uni et les Nations unies doivent déclarer que ce fléau est un crime contre l’humanité. »

Guterres a indiqué qu’il essaierait de réformer les agences de l’ONU pour qu’elles s’occupent mieux de ce sujet, reconnaissant que le modèle actuel, où 38 entités travaillent sur le sujet, est inefficace.

Hier a ajouté que le groupe terroriste du Hamas, avec sa charte génocidaire et ses activités terroristes, était un obstacle majeur au processus de paix. Guterres a reconnu que les Nations unies avaient été utilisées par le Hamas dans la bande de Gaza, et a exprimé son « engagement très fort à ne pas laisser l’UNRWA être instrumentalisée » par le groupe. Le Hamas a « réussi à influencer l’ONU à Gaza », a déclaré Guterres, cité par le Centre.

« Nous sommes profondément impressionnés par l’étendue de la connaissance et de l’intérêt sur les sujets qui impactent directement la communauté juive mondiale du secrétaire général Guterres, a ensuite ajouté Hier. En tant qu’ONG aux Nations unies et à l’UNESCO, le Centre Wiesenthal s’engage à soutenir les efforts du secrétaire général pour garantir que tous les membres, y compris l’Etat juif, soient traités de façon égale. »

Antonio Guterres, au centre, secrétaire général de l'ONU, entouré, de gauche à droite, des rabbins Meyer May, directeur exécutif du Centre Simon Wiesenthal, Marvin Hier, doyen du Centre, Abraham Cooper, doyen associé, et de Mark Weitzman, directeur des affaires gouvernementales et représentant aux Nations unies, à New York, le 30 ami 2017. (Crédit : autorisation)
Antonio Guterres, au centre, secrétaire général de l’ONU, entouré, de gauche à droite, des rabbins Meyer May, directeur exécutif du Centre Simon Wiesenthal, Marvin Hier, doyen du Centre, Abraham Cooper, doyen associé, et de Mark Weitzman, directeur des affaires gouvernementales et représentant aux Nations unies, à New York, le 30 ami 2017. (Crédit : autorisation)

Dimanche, les Nations unies ont indiqué avoir retiré leur soutien à un centre pour les femmes de Cisjordanie qui porte le nom d’une terroriste, déclarant que ce geste était « offensant » et glorifiait le terrorisme.

« Les Nations unies se sont dissociées du Centre quand il a été découvert le nom offensant qui lui avait été choisi, et elles prendront des mesures pour garantir que de tels incidents ne se reproduisent pas », a déclaré dans un communiqué Stéphane Dujarric, porte-parole de Guterres.

Le centre porte le nom de Dalal Mughrabi, qui a participé au massacre de la route côtière de 1978. Mughrabi et d’autres terroristes du Fatah ont atterri sur une plage proche de Tel Aviv, ont détourné un bus sur la route côtière d’Israël et ont tué 38 civils, dont 13 enfants, et fait plus de 70 blessés.

« La glorification du terrorisme, ou des auteurs des actes terroristes haineux, est inacceptable, en toutes circonstances, a déclaré l’ONU dans son communiqué. Les Nations unies ont appelé à plusieurs reprises à la fin des incitations à la violence et à la haine puisqu’elles sont l’un des obstacles à la paix. »

« Le soutien des Nations unies à cette communauté a pris fin l’année dernière, et il a été demandé que le logo de UN Women soit immédiatement enlevé. De plus, l’inauguration du centre a eu lieu après l’association des Nations unies » à celui-ci, pouvait-on lire dans le communiqué.

Deux jours avant les Nations unies, le ministre norvégien des Affaires étrangères avait condamné l’Autorité palestinienne pour avoir baptisé ainsi ce centre, demandant que le nom du pays soit enlevé du bâtiment et que les financements donnés pour sa construction par la Norvège soit rendus.

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