Israël en guerre - Jour 200

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Ignorant les avertissements, des Israéliens emmènent leurs enfants pèleriner à Ouman

Malgré les appels de Jérusalem et de Kiev à rester à l'écart cette année, des centaines de Juifs ont emmené leur progéniture à la célébration annuelle de Rosh HaShana

  • Un garçon regardant trois pèlerins israéliens dormir près de leur mini van à Palanca, en Moldavie, le 14 septembre 2023. (Crédit : Canaan Lidor/Times of Israel)
    Un garçon regardant trois pèlerins israéliens dormir près de leur mini van à Palanca, en Moldavie, le 14 septembre 2023. (Crédit : Canaan Lidor/Times of Israel)
  • Ofer Azran, à gauche, attendant que son fils choisisse un portefeuille à Ouman, en Ukraine, le 15 septembre 2023. (Crédit : Canaan Lidor/Times of Israel)
    Ofer Azran, à gauche, attendant que son fils choisisse un portefeuille à Ouman, en Ukraine, le 15 septembre 2023. (Crédit : Canaan Lidor/Times of Israel)
  • Ofer Azran, à droite, et son fils posant pour une photo à Ouman, en Ukraine, le 15 septembre 2023. (Crédit : Canaan Lidor/Times of Israel)
    Ofer Azran, à droite, et son fils posant pour une photo à Ouman, en Ukraine, le 15 septembre 2023. (Crédit : Canaan Lidor/Times of Israel)
  • Un pèlerin israélien marchant avec sa fille à Ouman, en Ukraine, le 15 septembre 2023. (Crédit : Canaan Lidor/Times of Israel)
    Un pèlerin israélien marchant avec sa fille à Ouman, en Ukraine, le 15 septembre 2023. (Crédit : Canaan Lidor/Times of Israel)
  • Un homme juif priant sur la tombe de Rabbi Nachman de Breslov, dans la ville d'Ouman, dans le centre de l'Ukraine, le 26 janvier 2022. (Crédit : Yossi Zeliger/Flash90)
    Un homme juif priant sur la tombe de Rabbi Nachman de Breslov, dans la ville d'Ouman, dans le centre de l'Ukraine, le 26 janvier 2022. (Crédit : Yossi Zeliger/Flash90)
  • Des fidèles juifs quittant une synagogue à Ouman, en Ukraine, le 15 septembre 2023. (Crédit : Canaan Lidor/Times of Israel)
    Des fidèles juifs quittant une synagogue à Ouman, en Ukraine, le 15 septembre 2023. (Crédit : Canaan Lidor/Times of Israel)
  • Trois pèlerins israéliens discutant, à Palanca, en Moldavie, le 14 septembre 2023. (Crédit : Canaan Lidor/Times of Israel)
    Trois pèlerins israéliens discutant, à Palanca, en Moldavie, le 14 septembre 2023. (Crédit : Canaan Lidor/Times of Israel)
  • Des pèlerins juifs attendant dans un village de tentes désert, à Palanca, en Moldavie, le 14 septembre 2023. (Crédit : Canaan Lidor/Times of Israel)
    Des pèlerins juifs attendant dans un village de tentes désert, à Palanca, en Moldavie, le 14 septembre 2023. (Crédit : Canaan Lidor/Times of Israel)
  • Des pèlerins juifs arrivant à Ouman, en Ukraine, avant la fête juive de Rosh HaShana, le 14 septembre 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)
    Des pèlerins juifs arrivant à Ouman, en Ukraine, avant la fête juive de Rosh HaShana, le 14 septembre 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)
  • Yoel Arendthal, à droite, et Moshe Vakshal attendant de passer en Ukraine à Palanca, en Moldavie, le 14 septembre 2023. (Crédit : Canaan Lidor/Times of Israel)
    Yoel Arendthal, à droite, et Moshe Vakshal attendant de passer en Ukraine à Palanca, en Moldavie, le 14 septembre 2023. (Crédit : Canaan Lidor/Times of Israel)
  • Des hommes juifs dans la rue près de la tombe de Rabbi Nahman de Breslev à Ouman, à la veille de la fête juive de Rosh HaShana, le 25 septembre 2022. (Crédit : Flash90/Dossier)
    Des hommes juifs dans la rue près de la tombe de Rabbi Nahman de Breslev à Ouman, à la veille de la fête juive de Rosh HaShana, le 25 septembre 2022. (Crédit : Flash90/Dossier)

OUMAN, Ukraine – Las et affamé, Ofer Azran attend patiemment que son fils de six ans choisisse un portefeuille dans l’une des boutiques hors de prix qui font leur apparition à Ouman peu avant Rosh HaShana, le Nouvel an juif.

Azran et son fils ont voyagé pendant 30 heures depuis Israël, à travers la Pologne et une grande partie de l’Ukraine déchirée par la guerre, pour se rendre à Ouman, la veille de Rosh HaShana, sur la tombe de Rabbi Nachman, une sommité du 18e siècle qui a inspiré le mouvement du judaïsme hassidique Breslev. Sa sépulture est au centre du plus grand pèlerinage juif au monde en dehors d’Israël.

Le portefeuille – le premier du jeune garçon – est une récompense pour son bon comportement au cours de ce voyage ardu, qui est généralement difficile et s’est considérablement compliqué depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022, qui a entraîné la fermeture des vols commerciaux dans ce pays.

Cette année, des centaines de parents de jeunes enfants ont ignoré les avertissements répétés des gouvernements israélien et ukrainien de rester à l’écart du pays déchiré par la guerre – au moins 21 personnes ont été tuées dans une explosion à Ouman en avril – et ont voyagé ensemble pour le pèlerinage.

Ofer Azran, à gauche, attendant que son fils choisisse un portefeuille à Ouman, en Ukraine, le 15 septembre 2023. (Crédit : Canaan Lidor/Times of Israel)

On estime à 32 000 le nombre de pèlerins qui se sont rendus à Ouman cette année.

La présence d’enfants souligne la détermination à maintenir vivante la flamme du pèlerinage malgré de nouveaux dangers et de nouvelles complications. De nombreux pèlerins et leurs sympathisants considèrent qu’il s’agit là du summum de la dévotion religieuse juive. Mais en Israël, entre autres, la guerre a amplifié les critiques autour du pèlerinage, que certains Israéliens ont longtemps méprisé.

Azran, électricien à Petah Tikva et père divorcé de cinq enfants, a balayé ces inquiétudes d’un revers de main. « Et Israël est-il plus sûr ? À tout moment, une roquette peut vous atteindre et vous tuer », a déclaré Azran.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu voit les choses différemment. Lorsqu’Israël est la cible d’attaques à la roquette, a-t-il déclaré lors d’une réunion du cabinet cette semaine, « les Israéliens se mettent à l’abri ». Mais en Ukraine, « il n’y a pas d’abris », a-t-il ajouté. Sans pour autant conseiller aux Israéliens de ne pas se rendre à Ouman, il les a exhortés à « agir de manière responsable en ce qui concerne leurs voyages en ce moment ».

Ofer Azran, à droite, et son fils posant pour une photo à Ouman, en Ukraine, le 15 septembre 2023. (Crédit : Canaan Lidor/Times of Israel)

Mais l’avertissement de Netanyahu a été éclipsé par le tollé provoqué par sa remarque suivante : « Dieu ne nous a pas toujours protégés, ni sur la terre européenne, ni sur la terre ukrainienne. »

Plusieurs législateurs ultra-orthodoxes ont qualifié sa remarque « d’hérésie » et l’un d’entre eux, Yisrael Eichler, a rédigé une réponse acrimonieuse dans laquelle il attribue au sionisme certains éléments de la Shoah.

Eliyahu Revivo, député du Likud, le parti de Netanyahu, s’est également rendu à Ouman cette année, malgré l’avertissement de Netanyahu. Un porte-parole de Revivo a déclaré au Times of Israel que Revivo « n’avait pas enfreint une directive du Premier ministre et qu’il prenait toutes les précautions nécessaires pour rester en sécurité ».

Orit Strouk, ministre ultra-orthodoxe du gouvernement Netanyahu, s’est exprimée plus clairement contre le pèlerinage d’Ouman, soulignant le débat interne dans les cercles religieux. « Chers Juifs, n’allez pas là-bas ! » Strouk, qui est la ministre chargée des implantations de Cisjordanie au sein du cabinet de Netanyahu, a déclaré dans un communiqué : « Ne risquez pas votre vie ! Il y a suffisamment de lieux de culte. »

Des pompiers s’efforçant d’éteindre un incendie après une attaque russe contre un immeuble d’habitation dans la ville d’Ouman, à 200 kilomètres au sud de Kiev, en Ukraine, le 28 avril 2023. (Crédit : Police nationale d’Ukraine via AP)

Strouk, qui a élevé 11 enfants dans une petite implantation juive située dans la ville de Hébron, à majorité palestinienne, a expliqué pourquoi elle s’opposait à un financement spécial de 4 millions de dollars accordé par le gouvernement pour aider les Israéliens se rendant à Ouman.

Cette réaction lui a valu des allégations d’hypocrisie de la part de la droite, compte tenu de l’insécurité relative de l’endroit où elle vit. « Les dirigeants haredim devraient-ils reprendre son texte et insérer ‘implantations’ à la place d’Ouman ? », a déclaré Mannie Girah, un éminent chroniqueur haredi, sur la Quatorzième chaîne – une chaîne de télévision qui a adopté une position de droite non dissimulée.

Shimon Riklin, aussi journaliste de droite, a contesté ce raisonnement, affirmant que la Terre d’Israël l’emportait sur la signification religieuse de l’Ukraine. Girah a rétorqué : « Nous entrons dans le débat habituel sur ce qui l’emporte sur quoi : la halakha [loi juive orthodoxe] ou le sionisme. »

Un voyage long et coloré

Des hommes juifs dans la rue près de la tombe de Rabbi Nahman de Breslev à Ouman, à la veille de la fête juive de Rosh HaShana, le 25 septembre 2022. (Crédit : Flash90/Dossier)

Pour de nombreux Juifs d’Ouman, le débat autour du pèlerinage n’est qu’un bruit de fond – si tant est qu’il y en ait un.

« Je ne prends pas en compte ce qu’ils disent à la télévision », a déclaré Azran au Times of Israel. « Mon fils va avoir sept ans et je dois l’emmener sur la tombe », a-t-il ajouté en référence à la croyance partagée par de nombreux « Breslovers » – ou adeptes du Rabbi de Breslev – selon laquelle un enfant qui se rend sur la tombe avant l’âge de raison grandira sans commettre de péché.

Il s’agit d’une tradition ancestrale dont les origines sont attribuées à Rabbi Nahman lui-même, a déclaré Zvi Mark, spécialiste des mouvements hassidiques à l’Université Bar Ilan, au Times of Israel. Mais de nombreux parents amènent leurs enfants simplement pour les initier, « pour les former et les mettre sur la voie », a ajouté Mark.

Le fils d’Azran, qui a entre-temps choisi un portefeuille noir comme premier portefeuille, regarde fièrement son père raconter les épreuves du voyage. « D’abord, le vol pour la Pologne. Puis un taxi jusqu’à la gare. Puis nous avons changé de train. Puis 15 heures dans un train bondé. Ensuite, nous avons attendu cinq heures au poste frontière polonais et deux autres heures au poste frontière ukrainien. Puis un minibus. C’est une tuerie, mon dos me fait souffrir », a déclaré Azran.

Un homme juif priant sur la tombe de Rabbi Nachman de Breslov, dans la ville d’Ouman, dans le centre de l’Ukraine, le 26 janvier 2022. (Crédit : Yossi Zeliger/Flash90)

Avec des milliers de Juifs, dont beaucoup portent des vêtements haredim noirs et blancs, à Pushkina, le nom du quartier autour de la tombe, les images et les sons à la veille de Rosh HaShana ressemblent à une version futuriste d’un shtetl, ces villages juifs qui parsemaient l’Europe de l’Est avant la Shoah.

Des stands et des boutiques vendant de tout, de [bijoux en] argent aux pastèques, bordent la rue principale, où de puissants haut-parleurs diffusent de la musique hassidique, souvent teintée de techno.

Des dizaines de restaurants casher vendent de la nourriture de rue israélienne et il y a même deux endroits appelés « Uman Starbucks » où les visiteurs peuvent se servir du thé, du café et de la limonade dans d’énormes conteneurs – gratuitement – grâce au World Breslov World Center (WBC), une organisation à but non lucratif qui est chargée de multiples aspects du pèlerinage.

Une vingtaine de synagogues, dont certaines disposent de plusieurs salles de prière souvent bondées, parsèment le quartier juif.

Des fidèles juifs quittant une synagogue à Ouman, en Ukraine, le 15 septembre 2023. (Crédit : Canaan Lidor/Times of Israel)

À Pushkina – qui dispose d’une économie interne – les produits et les services sont listés en shekels ou en dollars, presque toujours à des prix beaucoup plus élevés que ceux de l’économie ukrainienne locale. La plupart des commerçants sont des Israéliens. De nombreux habitués le savent et essaient de faire leurs achats en dehors du quartier juif. « Mais pour le moment, après toutes les difficultés rencontrées pour venir ici, je vais me mordre la langue et payer les prix élevés », a déclaré Azran à propos du portefeuille qu’il a acheté à son fils pour 15 dollars.

A LIRE : 7 Israéliens arrêtés à Ouman pour un accident de voiture mortel et détention de drogue

À Ouman et dans ses environs, certains pèlerins, essentiellement des hommes, se livrent également à un commerce animé de stupéfiants et à la prostitution.

Certains, dont deux pèlerins interrogés anonymement par le Times of Israel, ont déclaré avoir fait la fête avec des drogues et des prostituées avant le pèlerinage à proprement dit. Ces comportements sont étroitement surveillés par la police ukrainienne à Ouman et sont désapprouvés par de nombreux pèlerins. Les bagarres avec les locaux et les vols sont monnaie courante, surtout en dehors du quartier juif.

Alors que le sexe, la drogue et la violence peuvent exister en parallèle du pèlerinage d’Ouman, la spiritualité et la gentillesse semblent être au cœur de l’expérience. Il n’est pas rare de voir des hommes fondre en larmes, ou simplement marcher calmement avec les yeux pleins de larmes, après une visite au Tziun, le lieu de sépulture, qui est un sanctuaire avec un toit en forme de trapèze.

Trois pèlerins israéliens discutant, à Palanca, en Moldavie, le 14 septembre 2023. (Crédit : Canaan Lidor/Times of Israel)

Les gens s’arrêtent pour se saluer dans la rue et il n’est pas rare que les hommes se serrent. La bienveillance est de mise.

Un autre père israélien avec son fils de six ans à Ouman, Maor Ohana, 36 ans, est venu en Ukraine depuis la Moldavie, passant lui aussi une trentaine d’heures sur la route. Mais son fils, Shimon, « a adoré le voyage, parce que nous étions dans un bus avec d’autres enfants. Ils jouaient et grignotaient beaucoup trop de sucreries », explique-t-il.

Le pèlerinage des enfants en temps de guerre n’est pas la seule coutume controversée. Ces dernières années, des Breslovers sont connus pour amener leurs nourrissons âgés de seulement une semaine à Ouman afin qu’ils y soient circoncis – une coutume jugée risquée dans un pays où l’intervention est rare et où les installations médicales sont rudimentaires.

Comme de nombreux passagers venant depuis la Moldavie, Ohana et son fils ont attendu pendant des heures dans un village de tentes déserté que les Nations unies avaient mis en place pour les réfugiés quittant l’Ukraine dans les premiers jours de la guerre. Les bus transportant les pèlerins y ont attendu qu’il y ait de la place au poste-frontière voisin, qui présentait mercredi une file de voitures d’un kilomètre de long.

Des pèlerins juifs attendant dans un village de tentes désert, à Palanca, en Moldavie, le 14 septembre 2023. (Crédit : Canaan Lidor/Times of Israel)

Pendant l’attente, les pèlerins gardent le moral avec des chants et des danses. Soudain, un son incomparable vient troubler le calme de cette chaude après-midi : un shofar – la corne de bélier que l’on souffle pendant Rosh HaShana et le mois qui le précède – soufflé par l’un des pèlerins. Les autres, dont la plupart ont payé des milliers de dollars pour faire le voyage, se réjouissent et se remettent à danser sur le terrain de camping poussiéreux.

Les Breslovers sont souvent critiqués pour avoir quitté leur famille à l’occasion de l’une des dates les plus importantes du calendrier juif. « Ils ne peuvent pas justifier un voyage sur la Côte d’Azur, alors ils vont à Ouman », avait écrit Dov Halbertal, un journaliste haredi, à propos des pèlerins en 2016 dans Haaretz.

Parmi les personnes qui attendaient au village de tentes se trouvaient Yoel Arendthal, de Beit Shemesh, et son fils de neuf ans. Interrogé sur le fait d’emmener son fils dans une zone de guerre malgré les avertissements du gouvernement, Arendthal déclare : « Je ne crois pas en un gouvernement. Je ne crois pas en la guerre. Je ne crois en l’autorité de personne d’autre que celle de Dieu et de Rabeinu », en référence à Rabbi Nahman de Breslev.

Mark, le spécialiste des mouvements hassidiques à l’Université Bar Ilan, a déclaré qu’il y avait un débat parmi les adeptes de Breslev sur le fait de se rendre à Ouman lorsqu’il est dangereux de le faire. « C’est une question complexe. Certains ont donné leur vie pour venir, et même Rabbi Natan, le disciple de Rabbi Nahman, a déclaré qu’il ramperait sur des couteaux pour se rendre à Ouman le jour de Rosh HaShana », a déclaré Mark.

Des hommes juifs dans la rue près de la tombe de Rabbi Nahman de Breslev à Ouman, à la veille de la fête juive de Rosh HaShana, le 25 septembre 2022. (Crédit : Flash90/Dossier)

Les Breslovers eux-mêmes se sont largement abstenus de se rendre à Ouman sous le régime communiste en Ukraine.

La tombe se trouverait à proximité d’un charnier de victimes d’un pogrom survenu au 18e siècle. Rabbi Nachman a demandé à être enterré à cet endroit en hommage à l’abnégation des victimes. « Le pèlerinage et même ses dangers correspondent donc au principe d’abnégation de la pensée breslovienne », a ajouté Mark.

Il a refusé de se prononcer sur le phénomène des enfants pèlerins à Ouman.

« Pour dire si c’est raisonnable, il faut entrer dans le mode de pensée de Breslov », a déclaré Mark. « Certains parents se rendent à Ouman uniquement pour y amener leurs enfants, pour leur offrir un ‘Ouman Rosh HaShana’, un cadeau pour la vie qui leur coûte un investissement considérable », a déclaré Mark.

Par ailleurs, certains des boursiers de Mark quittent leur famille pendant des semestres entiers pour enseigner à l’étranger et se rendent chaque année à des conférences.

« Parfois, ces mêmes personnes me demandent ce qui pousse les pèlerins à quitter leur femme et leurs enfants le jour de Rosh HaShana pour se rendre à Ouman », a ajouté Mark.

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