Israël aurait attaqué des postes de milices armées alliées de Damas
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Israël aurait attaqué des postes de milices armées alliées de Damas

Un groupe de veille syrien a fait état de frappes qui ont pris pour cible un site du sud du pays où le Hezbollah a installé un système radar

A titre d'illustration : Des missiles s'élèvent dans le ciel alors que des missiles israéliens frappent une position de défense aérienne et d'autres bases militaires, à Damas, en Syrie, le 10 mai 2018. (Syrian Central Military Media, via AP)
A titre d'illustration : Des missiles s'élèvent dans le ciel alors que des missiles israéliens frappent une position de défense aérienne et d'autres bases militaires, à Damas, en Syrie, le 10 mai 2018. (Syrian Central Military Media, via AP)

Une attaque israélienne aurait visé des positions militaires syriennes détenues par le gouvernement et ses alliés aux premières heures de mercredi, a fait savoir l’agence d’information d’Etat syrienne.

Les médias locaux ont annoncé que les systèmes de défense aérienne auraient abattu plusieurs missiles vers minuit et demi.

L’agence d’Etat SANA et la chaîne de télévision publique ont déclaré que « l’agression israélienne » avait frappé la colline d’al-Harra, située dans le sud du pays, qui accueille des postes de l’armée syrienne.

Selon ces médias, les frappes n’ont entraîné que des dégâts matériels et aucune victime n’est à déplorer.

Ces attaques ont été qualifiées de « probablement israéliennes » par l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), un groupe de veille basé à Londres, qui a ajouté qu’elles avaient pris pour cible al-Harra, dans la province de Daraa, au sud de Damas, ainsi que deux autres secteurs de la province voisine de Quneitra.

« Les systèmes de défense anti-aérienne du régime ont été activés pour contrer l’attaque », a déclaré le directeur de l’Observatoire, Rami Abdel Rahmane.

« Certains missiles ont été abattus et d’autres ont atteint leur cible », a-t-il ajouté.

L’OSDH a fait savoir qu’il y avait eu au moins un mort, sans donner plus de détails.

Des frappes israéliennes ont déjà visé, dans le passé, la colline al-Harra, où le Hezbollah a installé un système radar et où le régime syrien a placé des batteries de défense anti-aérienne, selon l’OSDH.

Selon Reuters, des sources liées aux renseignements occidentaux ont indiqué que la zone accueillait plusieurs milices soutenues par l’Iran.

Les militaires israéliens ont reconnu avoir mené des centaines de raids aériens en Syrie ces dernières années, frappant des cibles liées à l’Iran. La république islamique appuie le régime du président Bashar al-Assad dans la guerre civile qui déchire le pays.

Les dernières frappes connues avaient eu lieu au début du mois, lorsque de multiples cibles liées à Téhéran avaient été touchées à proximité de Homs et de Damas. Elles auraient fait 15 morts, dont six civils.

La Syrie avait alors accusé Israël de « terrorisme d’Etat ».

L’Etat juif n’avait pas commenté l’attaque – l’une des plus importantes de ces derniers mois.

Le ministère syrien des Affaires étrangères avait porté plainte auprès du conseil de Sécurité des Nations unies pour cette frappe, réclamant des sanctions, selon l’agence de presse officielle SANA.

Une firme privée de renseignement israélienne avait identifié l’un des sites pris pour cible lors de ce raid aérien présumé comme étant un hangar qui aurait permis de stocker des armes avancées et autres équipements militaires.

L’AFP et Judah Ari Gross ont contribué à cet article.

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