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Israël statuera la semaine prochaine sur la vaccination des 5-11 ans

La débat a été retransmis en direct pour renforcer la transparence et apaiser les craintes des parents ; le ministère devrait suivre l'exemple de la FDA et approuver la vaccination

Jamie Onofrio Franceschini, 11 ans, avec l'infirmière Rosemary Lantigua qui prépare une seringue avec la première dose du vaccin Pfizer-BioNTech COVID-19 pour les enfants de 5 à 12 ans à l'hôpital pour enfants de Montefiore, le 3 novembre 2021, dans le quartier du Bronx à New-York. (Crédit : AP/Mary Altaffer)
Jamie Onofrio Franceschini, 11 ans, avec l'infirmière Rosemary Lantigua qui prépare une seringue avec la première dose du vaccin Pfizer-BioNTech COVID-19 pour les enfants de 5 à 12 ans à l'hôpital pour enfants de Montefiore, le 3 novembre 2021, dans le quartier du Bronx à New-York. (Crédit : AP/Mary Altaffer)

Soucieux de repousser les accusations de procédures décisionnelles opaques, le ministère de la Santé a permis au public d’écouter pendant cinq heures le débat sur l’approbation du vaccin COVID-19 de Pfizer pour les enfants âgés de 5 à 11 ans, même si la décision finale ne sera annoncée que la semaine prochaine.

L’audience a été diffusée en direct afin de renforcer les efforts de transparence, et certains membres du public préalablement approuvés ont été autorisés à poser des questions en temps réel. La discussion a eu lieu quelques jours après que la Food and Drug Administration américaine a accordé l’autorisation du vaccin pour cette tranche d’âge, ouvrant ainsi la voie à la vaccination des enfants plus jeunes aux États-Unis.

Le ministère de la Santé devrait emboîter le pas à la FDA et approuver le vaccin pour les enfants âgés de 5 à 11 ans. Mais le ministère franchit toutes les étapes nécessaires de la manière la plus transparente possible pour apaiser les craintes de nombreux parents et les convaincre d’amener leurs enfants se faire vacciner.

Une décision finale sur la question est attendue au début de la semaine prochaine, a déclaré le Dr. Boaz Lev, médiateur du ministère de la Santé, qui a ouvert l’audience. Il a ajouté que la décision de rendre l’audience finale publique ou non serait prise dans les prochains jours.

Avant l’audience de jeudi, certains responsables de la santé avaient exprimé des réserves quant à la nature ouverte de la réunion, craignant de se sentir limités dans ce qu’ils pourraient dire, mais le ministère est allé de l’avant afin de combattre la désinformation entourant le vaccin.

Le Dr. Sharon Alroy-Preis, responsable de la santé publique au ministère, a déclaré au cours de l’audience que la dernière vague de la pandémie avait touché les jeunes qui n’étaient pas vaccinés en plus grande proportion que lors des vagues précédentes. Elle a précisé que 136 enfants avaient souffert du syndrome inflammatoire multisystémique pédiatrique (PIMS).

Par ailleurs, selon les données présentées par Mme Alroy-Preis, les enfants vaccinés âgés de 12 à 15 ans sont dix fois plus protégés contre le virus et 20 fois plus protégés contre l’infection symptomatique que ceux de leur âge qui n’ont pas été vaccinés.

L’experte du ministère de la Santé Michal Stein a noté que 393 enfants avaient été hospitalisés dans un état critique et que 11 de ces patients avaient succombé à la maladie.

Liat Ashkenazi-Hoffnung, qui dirige une clinique pour les cas de COVID long, a déclaré que 30 % des enfants qui y ont été traités pour ce qu’on appelle le COVID-19 long avaient entre 5 et 11 ans.

Les responsables de la santé ont également présenté les données de 163 enfants âgés de 5 à 11 ans qui ont obtenu une permission spéciale pour être vaccinés sous étroite surveillance.

Quatre des enfants ont contracté le COVID une semaine après avoir été vaccinés, tandis que l’un d’entre eux a contracté le virus trois semaines plus tard. Seuls quatre des enfants ont présenté des effets secondaires mineurs tels qu’une faiblesse corporelle et une douleur à l’endroit de la piqûre. Un enfant a subi une crise d’épilepsie huit jours après avoir reçu la deuxième dose, mais cela n’a pas causé de dommages neurologiques.

Mme Alroy-Preis a déclaré aux téléspectateurs que le ministère de la Santé ne forcerait personne à faire vacciner ses enfants.

« Ce qui est important, c’est que chaque parent prenne la décision pour son enfant, en s’appuyant sur les statistiques que nous fournissons », a déclaré Alroy-Preis. « Comme nous l’avons toujours dit, il n’y a aucune tentative de forcer ou d’obliger – plutôt de fournir toutes les données afin que chaque parent puisse prendre la bonne décision pour son enfant. »

Au sujet de l’essai clinique de la société, un représentant de Pfizer a déclaré lors de l’audience que la société envisageait également d’espacer les deux doses sur une période plus longue que les trois semaines actuellement prévues entre la première et la deuxième injection.

Le représentant de Pfizer a également indiqué aux responsables de la santé que les données de la société n’avaient révélé aucun cas de myocardite, une maladie cardiaque, chez les enfants âgés de 5 à 11 ans qui ont reçu le vaccin dans le cadre de leur essai.

L’infirmière Rosemary Lantigua inocule à Ryann Onofrio Franceschini, 11 ans, la première dose du vaccin Pfizer-BioNTech COVID-19 pour les enfants de 5 à 12 ans à l’hôpital pour enfants de Montefiore, le 3 novembre 2021, dans le quartier du Bronx à New York. (Crédit : AP/Mary Altaffer)

La discussion a été divisée en trois parties : une présentation d’informations médicales concernant les vaccins proposés pour les jeunes enfants, une présentation de divers avis médicaux concernant la vaccination des enfants et une session de questions-réponses au cours de laquelle les experts du ministère de la santé ont répondu aux questions du public sur le sujet.

Lors de l’intervention d’experts extérieurs, les avis étaient largement partagés, certains affirmant que les vaccins n’étaient pas nécessaires à ce stade, tandis que d’autres soutenaient que cela pourrait protéger contre la propagation dans la population en général.

Avant l’audience, l’Association des pédiatres israéliens a publié un document prenant position en faveur de la vaccination des enfants âgés de 5 à 11 ans, affirmant que les enfants seront exposés au coronavirus « tôt ou tard » et que la question à laquelle les experts de la santé doivent réfléchir est de savoir s’ils veulent que les jeunes soient au moins immunisés contre le virus avant de le contracter.

Les responsables du ministère de la Santé ont déclaré qu’Israël pourrait commencer à administrer des vaccins aux enfants âgés de 5 à 11 ans à partir de la mi-novembre, date à laquelle une cargaison de doses de vaccins Pfizer pour enfants devrait arriver.

En Israël, les injections Pfizer à pleine puissance sont déjà recommandées pour toute personne de 12 ans et plus. De nombreux pédiatres et parents attendent toujours avec impatience une protection pour les jeunes enfants afin d’endiguer la vague pandémique causée par le variant Delta, très contagieux, permettant ainsi aux enfants d’éviter les quarantaines et de pouvoir aller à l’école.

Les injections pour les enfants de moins de 12 ans devraient représenter un tiers de la puissance de la dose pour les adultes.

Israël semble être parvenu à la fin de la quatrième vague de coronavirus, alors que les taux de nouvelles infections et le nombre de cas graves ont diminué au cours des dernières semaines.

Jeudi, le nombre de cas actifs est tombé à 6 802, et le nombre de patients hospitalisés dans un état grave était de 180. Il y a eu 8 112 décès dus au virus en Israël depuis le début de la pandémie.

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