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La France va continuer à soutenir les ONG palestiniennes sur liste noire israélienne

L’ambassadeur d’Israël aux Nations unies a reproché au Conseil de sécurité d’avoir fait de la session mensuelle d'examen à huis clos du conflit israélo-palestinien un débat public

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Sur cette photo d'archive du 20 juillet 2015, les membres du Conseil de sécurité votent au siège des Nations Unies sur l'accord nucléaire historique entre l'Iran et six puissances mondiales. (AP / Seth Wenig, dossier)
Sur cette photo d'archive du 20 juillet 2015, les membres du Conseil de sécurité votent au siège des Nations Unies sur l'accord nucléaire historique entre l'Iran et six puissances mondiales. (AP / Seth Wenig, dossier)

La France a déclaré jeudi qu’elle continuera à soutenir les six ONG palestiniennes placées sur liste noire l’année dernière par Israël en raison de « l’absence de preuves » attestant que les organisations soutiennent effectivement le terrorisme, a annoncé un représentant français au Conseil de sécurité de l’ONU, lors de la session mensuelle sur le conflit israélo-palestinien.

Israël affirme que les six organisations, inscrites sur la liste noire des groupes terroristes par les États-Unis et Israël, servent de couverture au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), à laquelle elles reversent l’aide humanitaire reçue.

L’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Gilad Erdan, a reproché au Conseil de sécurité de l’ONU d’avoir, en dernière minute, fait de cette session mensuelle d’examen à huis clos du conflit israélo-palestinien un débat public.

« On peut légitimement se demander quelle était l’urgence de donner au débat mensuel à huis clos la publicité d’un débat ouvert, alors même que des questions cruciales pour la sécurité mondiale sont discutées à l’Assemblée générale au moment où nous parlons », a déclaré Erdan dans son discours.

L’ambassadeur israélien aux Nations Unies Gilad Erdan s’adresse au Conseil de sécurité le 19 octobre 2021. (Autorisation)

La séance de mercredi a été requalifiée en débat public par la Russie, qui assure la présidence de la réunion. Le représentant de Moscou a invité l’ambassadeur palestinien Riyad Mansour à s’adresser à la session, permettant à Erdan de faire de même.

Un diplomate occidental familier de la question a déclaré au Times of Israël que la décision de la Russie semblait être une manœuvre pour « détourner l’attention » de ses activités controversées en Ukraine.

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