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La première audience sur le sort de l’Agence juive en Russie s’achève sans décision

La réunion préliminaire a duré une heure sans débat significatif ; la prochaine audience, prévue le 19 août, devrait être décisive, à moins qu'un accord ne soit conclu avant

Judah Ari Gross est le correspondant du Times of Israël pour les sujets religieux et les affaires de la Diaspora.

Des personnes rassemblées devant le tribunal de district de Basmany à Moscou avant une audience dans l'affaire du gouvernement russe contre l'Agence juive, le 28 juillet 2022. (Capture d'écran : TASS)
Des personnes rassemblées devant le tribunal de district de Basmany à Moscou avant une audience dans l'affaire du gouvernement russe contre l'Agence juive, le 28 juillet 2022. (Capture d'écran : TASS)

La première audience dans l’affaire opposant le gouvernement russe à l’Agence juive s’est terminée jeudi sans développement significatif, laissant ouverte la possibilité de parvenir à un accord avant la prochaine session du tribunal afin d’éviter la fermeture des bureaux de l’organisation.

La semaine dernière, le ministère russe de la Justice a déposé une requête visant à fermer les bureaux de l’organisation quasi-gouvernementale dans le pays, affirmant que l’Agence juive avait enfreint les lois locales. Les responsables et analystes israéliens estiment toutefois que Moscou tente d’envoyer un message menaçant à Jérusalem par le biais de ses mesures contre le groupe, qui encourage et facilite l’immigration juive en Israël.

La première audience dans cette affaire s’est tenue au tribunal de district de Basmany à Moscou jeudi matin et a duré environ une heure. Aucun argument n’a été entendu lors de cette rencontre. En revanche, le juge a fixé la prochaine audience au 19 août, date à laquelle les premières discussions importantes devraient avoir lieu.

Bien que les responsables de l’Agence juive restent préoccupés par le sort de l’organisation, cette audience indéterminée a été considérée comme préférable à une audience sans appel au cours de laquelle la fermeture des bureaux de l’organisation aurait été immédiatement ordonnée, dans la mesure où, au cours des trois prochaines semaines, une sorte de compromis ou d’accord pourrait être trouvé pour permettre à l’Agence juive de continuer à fonctionner, au moins dans une certaine mesure, dans le pays.

Le siège de l’Agence juive pour Israël à Jérusalem, le 29 novembre 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« L’Agence juive joue une fonction essentielle dans la culture de l’identité juive et le renforcement du lien entre Israël et les communautés juives du monde entier. Les activités essentielles de l’Agence [juive] dans l’importante communauté juive de Russie seront maintenues afin d’assurer sa prospérité continue et son lien avec le patrimoine juif et l’État d’Israël », a déclaré Yaakov Hagoel, président par intérim de l’Agence juive, après cette audience.

Mercredi soir, une délégation du gouvernement israélien composée de représentants du bureau du Premier ministre, du ministère des Affaires étrangères, du ministère de la Justice et du ministère de l’Intégration s’est rendue à Moscou pour tenter de convaincre la Russie d’autoriser l’agence à poursuivre ses activités dans le pays.

« La délégation juridique, dirigée par le conseiller juridique adjoint du ministère des Affaires étrangères, se trouve à Moscou et tiendra des réunions avec les responsables concernés. Dans le même temps, la communication par les canaux diplomatiques se poursuivra », a déclaré un porte-parole du ministère des affaires étrangères.

« Tout ceci est fait dans le but d’aider à trouver une solution qui permettra à l’Agence juive en Russie de poursuivre son important travail », a ajouté le porte-parole.

Israël s’efforce d’apaiser les tensions avec la Russie, une grande puissance et un acteur clé au Moyen-Orient, dont les raisons de menacer l’Agence juive restent floues.

D’après l’Agence juive, 16 000 juifs russes sont arrivés en Israël depuis le début de l’offensive. Pour M. Goldschmidt, plus de 30 000 autres personnes, détentrices de la double nationalité russo-israélienne, ont quitté la Russie depuis le 24 février.

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