Le donneur de sperme, géniteur de 33 enfants, dit qu’Israël interdit sa semence
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Le donneur de sperme, géniteur de 33 enfants, dit qu’Israël interdit sa semence

Le “Sperminator” Ari Nagel accuse le ministère de la Santé d’empêcher les femmes israéliennes de procréer en utilisant ses gamètes

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Ari Nagel au port de Tel Aviv Port, le 27 juin 2017. (Crédit : Renee Ghert-Zand/Times of Israël)
Ari Nagel au port de Tel Aviv Port, le 27 juin 2017. (Crédit : Renee Ghert-Zand/Times of Israël)

Un juif américain, qui a engendré des dizaines d’enfant à travers le don de sperme, a accusé le ministère de la Santé d’interdire aux Israéliennes d’employer sa semence.

Selon un article du New York Post publié dimanche, sept femmes israéliennes attendent de pouvoir utilisé du sperme donné par Ari Nagel, un professeur de mathématiques, qui a été surnommé « Sperminator » par la presse tabloïde.

Six échantillons ont déjà été stockés dans des banques de sperme du pays, mais les mères potentielles n’ont pas le droit de les utiliser, en raison de restrictions émises par le ministère, indique l’article. Une septième femme, qui a payé un billet d’avion à Nagel en décembre, pour le faire venir en Israël, a vu ses plans tomber à l’eau quand une banque de sperme a détruit son échantillon, peut après qu’il l’ait remis.

« Il y a une liste noire des donneurs, et je suis le seul à y figurer », a déploré Nagel, 42 ans, qui a trois enfants avec son épouse, et 30 autres nés grâce à des dons de sperme.

Nagel a déclaré qu’un employé d’une clinique israélienne privée lui a dit que son échantillon avait été détruit parce qu’ils n’étaient pas autorisés à le conserver. Il a affirmé que la clinique avait réalisé qui était à l’origine du don et en ont informé les autorités, qui ont ordonné que l’échantillon soit détruit.

Ari Nagel (Crédit : Facebook)

Dans une lettre à la potentielle future maman, le ministère de la Santé a expliqué que les banques de sperme israéliennes n’étaient pas autorisées à recueillir le sperme de Nagel, et que toutes les structures ont reçu la même directive. La femme a porté plainte, plaidant de son droit à utiliser ce sperme, et la Cour suprême a été saisie pour examiner l’affaire.

Nagel est confronté à deux obstacles bureaucratiques dans le système israélien. En vertu de la loi israélienne, le don de sperme doit être anonyme. Ni le donneur ni la bénéficiaire ne peuvent connaître l’identité de l’autre. La notoriété de Nagel le rend dont inapte, mais les potentielles mères prétendent que c’est sa réputation qui le rend si demandé en Israël, selon le New York Post.

Si le donneur signe un formulaire de coparentalité, alors le donneur et la bénéficiaire peuvent entrer en contact. Nagel a signé ce document avec la potentielle future mère, comme il l’a fait avec six autres femmes qui ont congelé son sperme en Israël, pour la somme de 1 400 dollars par an.

Mais le ministère de la Santé affirme que Nagel ment lorsqu’il prétend être un père actif. L’une des femmes a reçu une lettre indiquant que « au regard du nombre de femmes qui ont été fécondées par le sperme de M. Nagel, nous estimons que l’affirmation selon laquelle il a l’intention de procéder à un accord de co-parentalité n’est ni sincère ni raisonnable ».

« Ils interdisent mon sperme », a dit Nagel, indiquant que les six autres femmes israéliennes qui attendent de pouvoir utiliser ses échantillons « viennent pleurer chez moi tout le temps ».

La plupart de ses dons ont été réalisés dans la région de New York. Sa progéniture s’élève à 33 enfants. Sept sont nés l’an dernier et 10 sont encore à naître.

Il a parfois eu des relations sexuelles avec les femmes. Dans d’autres cas, il fait des dons de sperme chez ces femmes, ou les accompagne chez le médecin, dans des cliniques spécialisées ou dans des banques de sperme, pour donner des échantillons.

Il a même parfois, comme l’a rapporté la presse, éjaculé dans des coupes menstruelles dans des toilettes publiques pour hommes avant de les remettre aux femmes qui les inséraient dans leurs vagins dans les toilettes pour femmes voisines.

Ce n’est pas la première fois que les services de fécondation proposés par Nagel rencontrent des complications juridiques. En 2016, le département de la Santé de l’Etat de New York avait ordonné à Nagel d’obtenir un permis pour « activité de banque de tissu » en raison de ses dons, avait indiqué le New York Post à l’époque.

Renee Ghert-Zand a contribué à cet article.

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