Personne n’a annoncé la libération d’un coupable au fils d’un soldat tué dans le lynchage de Ramallah
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Personne n’a annoncé la libération d’un coupable au fils d’un soldat tué dans le lynchage de Ramallah

La famille de la victime a appris dans la presse que Hatam Faiz Khalil Magari avait été libéré et expulsé à Gaza

Roi Avrahami. (Crédit : capture d'écran Dixième chaîne)
Roi Avrahami. (Crédit : capture d'écran Dixième chaîne)

La famille de l’un des deux soldats israéliens assassinés dans un lynchage à Ramallah il y a 17 ans a indiqué qu’elle n’avait pas été informée, que ce soit par l’armée ou par le gouvernement, que l’un des coupables avait été libéré après avoir conclu un accord judiciaire dans un nouveau procès.

Roi Avrahami, dont le père Yossef Avrahami a été battu à mort avec un autre soldat, Vadim Norzhich, pendant un lynchage filmé par une équipe de télévision italienne en 2000 à Ramallah, a déclaré jeudi à la Dixième chaîne qu’il n’avait pas été informé de la libération de Hatam Faiz Khalil Magari avant d’être contacté par les médias.

« Je l’ai appris par les infos. A 20h00 [mercredi], j’ai été appelé par un représentant de la radio militaire, qui voulait connaitre ma première réaction », a-t-il déclaré.

« Je lui ai dit ‘de quoi parlez-vous ? Nous ne savons rien. Il me semble qu’il y a une erreur’. »

Hatam Magari (Crédit : Facebook/Club des prisonniers palestiniens)
Hatam Magari (Crédit : Facebook/Club des prisonniers palestiniens)

« Dix minutes après, j’ai regardé les informations plus attentivement sur un post Facebook de la Dixième chaîne, et c’est en fait comme cela que j’ai appris » la libération de Magari.

« Nous avons appris cela quand le terroriste était probablement déjà en train de fêter sa victoire à Gaza », a-t-il déclaré jeudi à la radio militaire.

Malgré la décision de la cour de rouvrir le cas de Magari et de conclure un accord, Avrahami a déclaré que sa famille n’avait jamais été informée de la procédure judiciaire.

« Personne de ma famille n’a reçu un appel », a-t-il déclaré à la Dixième chaîne, ajoutant que la famille n’avait toujours pas eu d’information de la part de l’armée ou du gouvernement depuis l’annonce de la libération de Magari mercredi.

Avrahami a déclaré à la radio militaire que même s’il était déçu que Magari ait été libéré, il n’était pas fou ou frustré. « Rien de cela ne me ramènera mon père », a-t-il déclaré.

Il a ajouté qu’il était « optimiste sur le fait que l’establishment sécuritaire se chargerait de cette situation. Je ne sais pas quand, je ne sais pas comment et je ne sais pas où, mais je sais qu’ils le feront. »

En réponse, l’armée israélienne a déclaré que, bien qu’elle ait été en contact avec le père de Yossef Avrahami, « on en tirera les leçons » pour comprendre pourquoi sa veuve et ses enfants n’avaient pas été informés.

« Avec du recul, il se trouve que cette information n’a pas été reçue par la veuve et les enfants du défunt. Nous nous excusons pour cela, et nous en tirerons les leçons pour empêcher la récurrence dans des cas similaires », a déclaré l’armée au site d’information Ynet.

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