Le Hamas accuse Israël d’avoir tué un garçon de Gaza
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Le Hamas accuse Israël d’avoir tué un garçon de Gaza

L’armée déclare ne pas avoir connaissance d’un incident transfrontalier ; les Palestiniens affirment que le garçon de 10 ans a été abattu par des soldats près de la frontière

La clôture de la frontière israélienne le long de la bande de Gaza, le 10 août 2014. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
La clôture de la frontière israélienne le long de la bande de Gaza, le 10 août 2014. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Un garçon palestinien de 10 ans aurait été tué le long de la frontière de la bande de Gaza mercredi soir. Un responsable du Hamas et un témoin ont accusé Israël de l’avoir tué, mais l’armée a déclaré ne pas avoir connaissance d’un tel incident.

Ashraf al-Qudra, porte-parole du ministère de la Santé de la bande de Gaza contrôlée par le Hamas, a déclaré que le garçon était mort quand les troupes israéliennes avaient tiré par-delà la frontière à l’est de Khan Younis, dans l’est de la bande de Gaza.

« Abdullah al-Naseef, 10 ans, a été tué par les tirs de l’occupation [israélienne] près de sa maison de la municipalité de Qarara, près de Khan Younis », a-t-il déclaré.

Un témoin a déclaré que l’armée israélienne avait ouvert le feu depuis une base militaire proche de Kissufim, le long de la frontière.

Une porte-parole de l’armée israélienne a cependant déclaré ne pas avoir d’information sur des tirs de l’autre côté de la frontière.

« Nous ne sommes pas au courant d’un incident », a-t-elle déclaré.

Mardi soir, des responsables palestiniens ont déclaré que les forces israéliennes avaient abattu un Palestinien de 20 ans à Jérusalem Est. Les responsables israéliens ont déclaré avoir tiré sur un homme qui faisait partie d’un groupe qui jetait des cocktails Molotov sur les forces israéliennes, « mettant réellement en danger la vie des soldats ».

Les tensions le long de la frontière de la bande de Gaza se sont récemment élevées. La semaine dernière, plusieurs projectiles ont été lancés en Israël depuis l’enclave dirigée par le Hamas.

Mercredi, une roquette a touché la ville israélienne de Sdérot, et explosé au milieu d’une rue, entraînant des dégâts à la route ainsi qu’aux voitures et aux maisons voisines. Trois personnes ont été hospitalisées pour des crises d’angoisse.

Les démineurs de la police sortent un morceau de la roquette tirée depuis la bande de Gaza qui a atterri sur une route de Sdérot, le 5 octobre 2016. (Crédit : police israélienne)
Les démineurs de la police sortent un morceau de la roquette tirée depuis la bande de Gaza qui a atterri sur une route de Sdérot, le 5 octobre 2016. (Crédit : police israélienne)

En réponse, l’armée israélienne a frappé des cibles du Hamas, d’abord avec des tirs de tank, puis par une série de frappes aériennes à Gaza, ciblant des « infrastructures stratégiques cruciales du Hamas », selon un responsable militaire.

Mardi, un tank israélien avait frappé un avant-poste du Hamas dans le sud de la bande de Gaza en réponse à l’obus de mortier tiré sur le sud d’Israël ce même jour. Des informations gazaouies indiquaient également que les forces israéliennes avaient frappé un site dans le centre de la bande de Gaza, à l’est du camp de réfugiés de Bureij, mais elles n’avaient pas été confirmées par l’armée israélienne.

Avigdor Liberman, le ministre de la Défense, a déclaré jeudi que même si Israël ne voulait pas déclencher de guerre contre le Hamas, il répliquera à chaque attaque venue de la bande de Gaza avec une « réponse puissante ».

Même si aucune des attaques n’aurait été menée par le Hamas, Israël a déclaré que le Hamas « porte la responsabilité de chaque incident terroriste émanant » de la bande de Gaza.

Après les frappes israéliennes, le Hamas aurait envoyé un message à Israël appelant au calme et déclarant que le groupe terroriste n’était pas intéressé par une intensification supplémentaire des tensions.

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