Le Hezbollah dément les propos selon lesquels il est devenu « une armée »
Rechercher

Le Hezbollah dément les propos selon lesquels il est devenu « une armée »

Pour le ministre de la Justice libanais, le Hezbollah est "une milice armée qui est devenue une armée participant à l'occupation de la Syrie"

Des visiteurs regardent des chars laissés au Liban par l'armée israéliennes au "Musée-monument touristique de la Résistance' créé par le Hezbollah  à Mlita  dans le sud du Liban, le 12 juillet 2016 (Crédit : MAHMOUD ZAYYAT / AFP )
Des visiteurs regardent des chars laissés au Liban par l'armée israéliennes au "Musée-monument touristique de la Résistance' créé par le Hezbollah à Mlita dans le sud du Liban, le 12 juillet 2016 (Crédit : MAHMOUD ZAYYAT / AFP )

Le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, allié du régime de Damas, a démenti les propos attribués par un quotidien libanais à son numéro deux, cheikh Naïm Qassem, affirmant que le parti était devenu une véritable armée.

« Le bureau de presse du Hezbolah veut clarifier que ce qui a été publié mercredi dans le journal As-Safir ne figure pas dans le texte prononcé par le vice-secrétaire général du Hezbollah », a assuré le mouvement dans un communiqué.

Le quotidien libanais As-Safir avait cité le numéro deux du groupe terroriste chiite, cheikh Naïm Qassem, affirmant lors d’un colloque que le mouvement avait « désormais une armée entraînée et la Résistance (Hezbollah, ndlr) ne compte plus sur la tactique de la guérilla ».

Le communiqué officiel invalide aussi une mise au point faite mercredi par son bureau de presse selon laquelle cheikh Qassem aurait dit : « Nous sommes devenus plus importants qu’un mouvement de guérilla mais moins important qu’une armée ».

La diffusion ces derniers jours des images d’un important défilé militaire du mouvement chiite à Qousseir, une ville syrienne proche de la frontière libanaise, avait provoqué un tollé chez les détracteurs du Hezbollah au Liban et suscité l’inquiétude du département d’Etat américain.

La reprise de Qousseir en 2013 a été la première victoire remportée par le Hezbollah face aux rebelles syriens depuis le début de sa participation à la guerre aux côtés du régime de Bachar al-Assad cette même année.

Les réseaux sociaux ont relayé des photos de chars, de blindés et de batteries anti-aériennes sur lesquels est visible le drapeau jaune du Hezbollah.

Classé sur la liste américaine des organisations terroristes et bête noire d’Israël, le Hezbollah est le seul parti libanais à ne pas avoir déposé les armes après la fin de la guerre civile (1975-1990). Il est accusé par ses détracteurs libanais d’avoir créé un « Etat dans l’Etat » et d’hégémonie sur la scène politique.

Elizabeth Trudeau, porte-parole du département d'Etat des Etats-Unis, en conférence de presse, le 24 août 2016. (Crédit : capture d'écran/département d'Etat des Etats-Unis)
Elizabeth Trudeau, porte-parole du département d’Etat des Etats-Unis, en conférence de presse, le 24 août 2016. (Crédit : capture d’écran/département d’Etat des Etats-Unis)

Lundi, une porte-parole du département d’Etat, Elizabeth Trudeau, avait indiqué que Washington tentait d’obtenir « plus d’informations » sur les photos.

« Naturellement, nous serions très inquiets si (cet) équipement était tombé aux mains du Hezbollah », a-t-elle déclaré, en répondant à des journalistes affirmant qu’il s’agissait de tanks américains présumés.

De son côté, l’armée libanaise a démenti que les véhicules visibles sur les photos lui aient appartenu.

Le Hezbollah est « une milice armée qui est devenue une armée participant à l’occupation de la Syrie », a tweeté pour sa part Achraf Rifi, ex-ministre libanais de la Justice et l’un des plus virulents adversaires du Hezbollah au Liban.

Le Hezbollah est l’un des alliés de Michel Aoun, le nouveau président libanais élu le 30 octobre après plus de deux ans de vacance à la magistrature suprême.

Michel Aoun, président du Liban, en 2015. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Michel Aoun, président du Liban, en 2015. (Crédit : capture d’écran YouTube)
En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...