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Le suspect dans le meurtre du promoteur immobilier l’aurait espionné durant 7 mois

Daniel Keidar, 64 ans, a été mis en examen pour avoir tiré à bout portant sur Eldad Peri après que la vente d'un appartement a échoué, entraînant la perte de millions de shekels

Daniel Keidar, arrêté et soupçonné du meurtre de l'éminent promoteur immobilier Eldad Peri (Crédit : Facebook)
Daniel Keidar, arrêté et soupçonné du meurtre de l'éminent promoteur immobilier Eldad Peri (Crédit : Facebook)

Un suspect dans le meurtre d’un important homme d’affaires immobilier devant une synagogue le mois dernier dans la ville centrale de Rehovot a été mis en examen jeudi.

Daniel Keidar, un résident de 64 ans de la ville voisine de Rishon Lezion, est accusé d’avoir tiré sept fois à bout portant sur Eldad Peri lors d’une fusillade en voiture avant de s’enfuir sur sa moto, selon les documents judiciaires.

Keidar avait investi dans l’un des projets d’Eldad Peri qui a fait faillite – perdant des millions de shekels – et on lui a demandé de verser 1,3 million de shekels supplémentaires pour les deux appartements qu’il avait accepté d’acheter.

Le grand-père de six enfants, qui n’avait pas de casier judiciaire et était titulaire d’un permis de port d’arme, a planifié le meurtre pendant sept mois, selon les procureurs. Pendant cette période, il a suivi Peri et étudié ses habitudes, selon les documents judiciaires.

Peri a été abattu le 15 octobre alors qu’il sortait de sa voiture près d’une synagogue qu’il fréquentait. Keidar a été arrêté le 7 novembre.

À son domicile, les enquêteurs ont trouvé un pistolet que l’analyse médico-légale a relié à la fusillade et une moto qui aurait été utilisée comme véhicule de fuite.

Le promoteur immobilier Eldad Peri pose pour une photo à Jérusalem le 26 février 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)

Selon l’acte d’accusation, la police a également obtenu des images de Keidar harcelant Peri.

Selon les médias israéliens, Keidar a acheté des appartements pour lui-même et son fils dans l’un des lotissements de Peri dans la ville centrale de Lod. Le radiodiffuseur public Kan a publié à l’époque une correspondance provenant, selon lui, d’un groupe WhatsApp d’acheteurs de l’un des projets de Peri qui avait fait faillite.

« Je suis choqué et j’ai encore du mal à digérer l’impudence et la stupidité… environ 2,5 millions de shekels, 200%, sont partis à l’eau », aurait écrit Keidar.

« Quand allez-vous intérioriser que parler ne sert à rien. Lorsque vous devez tirer, tirez, ne parlez pas », a-t-il également écrit dans le groupe, selon l’acte d’accusation.

Sur la page Facebook de Keidar figurait une publication datant d’il y a deux ans, dans laquelle il téléchargeait une photo de lui-même tenant une arme et une cible provenant d’un champ de tir, accompagnée de la légende suivante : « Ne t’ai-je pas déjà prévenu de ne pas me chercher ? »

Les enquêteurs auraient exploré plusieurs motifs possibles pour la fusillade, notamment que Peri a été tué parce qu’il était très endetté. Son entreprise immobilière avait fait faillite à cause de dettes s’élevant à des centaines de millions de shekels, et il était également très endetté personnellement.

L’avocat de Peri, Benny Katz, a déclaré qu’il n’avait pas eu connaissance de menaces de mort à l’encontre de son client.

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