Le tribunal valide les restrictions imposées au tueur d’Yitzhak Rabin
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Le tribunal valide les restrictions imposées au tueur d’Yitzhak Rabin

Le juge a confirmé la validité des restrictions imposées après qu'Yigal Amir a passé un appel pour tenter de former un parti politique qui militerait en faveur de sa libération

Une photo d'Yigal Amir présent au tribunal en 2004. (Yoram Rubin/Flash90)
Une photo d'Yigal Amir présent au tribunal en 2004. (Yoram Rubin/Flash90)

Le tribunal du district de Lod a rejeté mardi une requête déposée par l’extrémiste juif qui a assassiné le Premier ministre Yitzhak Rabin. La requête demandait la levée des restrictions qui lui ont été imposées après qu’il a utilisé son téléphone à des fins politiques.

En août, Yigal Amir avait entamé une grève de la faim pour protester contre la confiscation de son téléphone par les autorités pénitentiaires pendant deux mois, après qu’il l’a utilisé en enfreignant les règles de la prison, pour tenter de former un parti politique qui militerait en faveur de sa libération.

Amir s’est aussi vu interdire les visites familiales, conjugales, les journaux et l’accès aux appareils électriques.

Amir est en isolement cellulaire depuis des années, mais a généralement accès à la télévision, entre autres privilèges.

Le rappeur israélien Yoav Eliasi lors d’une manifestation d’extrême droite pour soutenir l’offensive israélienne dans la bande de Gaza, à Tel-Aviv, le 9 août 2014. (Crédit : Flash90)

Il a été condamné par le commandant de la prison à 7 jours d’isolement cellulaire dans une cellule équipée du minimum syndical après qu’il a passé un appel à Yoav Eliasi, un rappeur et militant d’extrême-droite appelé « L’Ombre ».

Amir avait demandé à Eliasi de l’aider à se battre pour sa libération. Le rappeur avait rejeté sa demande.

Dans un enregistrement de l’appel diffusé par la Treizième chaîne, Amir a demandé à Eliasi d’établir un parti politique qui demanderait sa libération.

« Je ne pense pas que vous soyez le genre de personnes avec qui j’ai envie de développer un dialogue », a répondu Eliasi à Amir.

Selon le juge Ido Druyan-Gamliel, la conversation entre Eliasi et Amir était « clairement de nature politique » et par conséquent, il n’avait rien à redire sur la décision du commandant de la prison.

Larissa Trimbobler, épouse d’Ygal Amir,au tribunal de Lod, le 19 septembre 2019 (Crédit : Flash90)

Des images, filmées en caméra cachée et diffusées par la Treizième chaîne le mois dernier montraient des dizaines de militants rassemblés dans une synagogue de Jérusalem pour remplir les documents et réunir les 120 signatures nécessaires pour enregistrer un parti auprès de la Commission centrale électorale de la Knesset.

Larissa Trimbobler, épouse d’Amir, apparaît dans les images, ainsi que Hagai, son frère et co-conspirateur, qui a passé près de 17 ans derrière les barreaux pour son rôle dans l’assassinat de Rabin, le 4 novembre 1995.

Le parti, appelé « Nura Deliba », qui se traduit par « Feu du cœur » en araméen, n’a finalement pas été enregistré et ne s’est pas présenté au scrutin du 17 septembre.

En réponse à ces restrictions, Amir a prolongé sa grève de la faim d’une semaine. Trimbobler a déclaré que cette grève est également destinée à protester conter l’isolement cellulaire prolongé d’Amir, qui dit-elle, n’a pas été approuvé par un tribunal.

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