« L’ère Netanyahu est révolue »: Les réactions à l’inculpation du Premier ministre
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« L’ère Netanyahu est révolue »: Les réactions à l’inculpation du Premier ministre

"Un triste jour pour l’Etat d’Israël", a twitté Benny Gantz, alors que de nombreux députés de l'opposition demandent sa démission immédiate

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu durant une conférence marquant le 25è anniversaire du traité de paix entre Israël et la Jordanie à la Knesset, le 11 novembre 2019 (Crédit : Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu durant une conférence marquant le 25è anniversaire du traité de paix entre Israël et la Jordanie à la Knesset, le 11 novembre 2019 (Crédit : Flash90)

Le procureur général Avichai Mandelblit a annoncé ce jeudi soir que le Premier ministre Benjamin Netanyahu allait être mis en examen pour actes criminels dans trois affaires distinctes contre lui, et notamment pour corruption dans la vaste enquête concernant Bezeq.

Les députés de l’opposition ont rapidement demandé au Premier ministre de démissionner.

Benny Gantz, leader de Kakhol lavan, a twitté : « Un triste jour pour l’Etat d’Israël. »

« Netanyahu doit partir maintenant », a déclaré Nitzan Horowitz, leader du Camp démocratique. « Dans l’intérêt des citoyens d’Israël et de l’Etat, il ne peut rester au pouvoir une minute de plus. On se souviendra de ceux qui s’attachent à leur loyauté aveugle envers lui comme ayant contribué à la corruption la plus grave à ce jour dans la démocratie israélienne et au préjudice direct causé au pays. »

Tamar Zandberg, membre du Camp démocratique, a déclaré : « C’est maintenant définitif : le Premier ministre ne peut servir un jour de plus. Il lui incombe de démissionner ce soir. Il n’a pas le mandat pour diriger l’État. S’il ne le fait pas, personne ne devrait siéger dans son gouvernement ou dans son parti. Il ne devrait pas se présenter aux élections et ni pouvoir recevoir le mandat de former un gouvernement. Il doit quitter la vie publique immédiatement. »

Ayman Odeh, leader de la Liste arabe unie, a déclaré : « Le jour où Netanyahu paiera pour ses méfaits criminels, nous pourrons commencer à réparer les dommages causés par ses crimes sociaux. Le racisme et la haine qu’il a provoqués ne disparaîtront pas avec ses actes et il nous appartient, Arabes et Juifs, de construire ensemble une société pacifiste et une démocratie équitable au service de tous les citoyens du pays. »

Le député du Likud Miki Zohar est l’un des rares partisans de Netanyahu à avoir immédiatement commenté l’annonce de mise en examen du Premier ministre.

« La première émotion que je ressens : une grande tristesse », a-t-il dit dans un communiqué. « Je suis triste pour le Premier ministre, quel ‘grand’ cadeau l’État lui a offert pour avoir donné ses meilleures années pour nous tous. Tout était connu d’avance. Nous savions que le procureur général ne serait pas en mesure de résister à la pression exercée sur lui, nous savions que Shai Nitzan [le procureur de l’Etat] lutterait sans pitié, peu importe le prix à payer, pour garantir de graves inculpations à l’encontre du Premier ministre. »

« Nous ne serons pas silencieux. Nous n’abandonnerons pas. »

Le dirigeant du parti Travaillistes-Gesher, Amir Peretz, a déclaré que les problèmes juridiques de Benjamin Netanyahu étaient la raison pour laquelle les efforts visant à former une coalition avaient échoué.

« Les inculpations de Netanyahu sont la raison pour laquelle aucun gouvernement n’a été mis en place en Israël », dit-il. « Dans une démocratie, nous ne pouvons tolérer qu’un Premier ministre soit mis en accusation. La crise politique en Israël est uniquement due à ses inculpations. Si nous pouvons empêcher Netanyahu d’attraper les cornes de l’autel, nous empêcherons des troisièmes élections en moins d’un an. »

Les réactions du centre-gauche face aux accusations portées contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu continuent, tous le priant de se retirer.

Gabi Ashkenazi de Kakhol lavan a déclaré : « Le jour où un acte d’accusation est déposé contre un Premier ministre est un jour triste pour l’Etat d’Israël. J’espère que Netanyahu et les citoyens de l’État d’Israël seront acquittés, mais il ne fait aucun doute qu’il doit maintenant se concentrer sur son propre cas plutôt que sur la gestion de l’État. »

Stav Shaffir, du Camp démocratique : « L’ère Netanyahu est révolue aujourd’hui. S’il avait une goutte d’honneur, il démissionnerait ce soir. Si le Likud et les députés de droite respectent leurs électeurs, ils le renverseront. Si nous retournons aux urnes ou s’il reste au pouvoir pendant encore quelques mois de règne, il est désormais possible de planifier le lendemain de Bibi. Connectez les groupes, éliminez la haine, travaillez pour l’avenir. »

Itzik Shmuli, du parti Travaillistes-Gesher, a défini cela comme « l’inculpation la plus grave contre un élu de l’histoire de l’État », ajoutant : « Netanyahu a perdu toute justification morale et publique pour prendre des décisions au nom du peuple. »

Ofer Shelah de Kakhol lavan : « Netanyahu et ses loyalistes s’engagent dans un dernier effort pour détruire le système judiciaire et sauver Bibi. Cela ne peut pas se produire. Et nous ne pouvons pas permettre à une personne accusée de corruption de devenir Premier ministre. »

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