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Les cas-contact peuvent faire des tests antigéniques pour sortir de quarantaine

Les tests rapides ne sont proposés qu'aux personnes vaccinées ou guéries; Israël cherche à assouplir les règles pour éviter un confinement; le nombre d'infections est en hausse

Des agents de santé font passer des tests à des Israéliens dans un complexe de passage pour vérifier s'ils ont été infectés par le coronavirus, à Jérusalem, le 29 décembre 2021.  (Yonatan Sindel/Flash90)
Des agents de santé font passer des tests à des Israéliens dans un complexe de passage pour vérifier s'ils ont été infectés par le coronavirus, à Jérusalem, le 29 décembre 2021. (Yonatan Sindel/Flash90)

Le ministère de la Santé a mis à jour mercredi ses directives pour permettre aux personnes vaccinées ou guéries se trouvant en quarantaine en raison d’une exposition à des porteurs du coronavirus, de sortir après un test antigénique négatif.

Il s’agit d’une nouvelle étape après l’assouplissement des restrictions de quarantaine mardi, alors qu’Israël cherche à éviter que des centaines de milliers de personnes soient isolées en raison de l’apparition du variant Omicron.

Les nouvelles règles de quarantaine sont entrées en vigueur jeudi.

Jusqu’à présent, seuls les tests PCR permettaient de raccourcir la quarantaine. Selon les nouvelles directives, un test antigénique rapide négatif peut également être utilisé, mais pas un test à domicile. Si le test antigénique est positif, un test PCR sera nécessaire.

L’État paiera les tests antigéniques pour les personnes exposées à un cas confirmé, a déclaré le ministère.

La nouvelle directive ne s’applique qu’aux personnes considérées comme entièrement vaccinées (soit avec un rappel, soit dans les six mois suivant une deuxième dose) ; les personnes non vaccinées doivent effectuer un test PCR.

Des personnes marchent avec des masques de protection dans la rue Jaffa à Jérusalem, le 29 décembre 2021. (Olivier Fitoussi/Flash90)

Les personnes dont le test antigénique est positif devront ensuite effectuer un test PCR. Si celui-ci est négatif, ils peuvent sortir de quarantaine, s’il est positif, ils doivent s’auto-isoler pendant 10 jours jusqu’à leur guérison, avec l’autorisation d’un médecin.

Ceux qui ne sont pas vaccinés doivent s’auto-isoler pendant 14 jours, avec la possibilité de raccourcir la période avec un test PCR négatif au 7e jour, a déclaré le ministère.

Mardi, le Premier ministre Naftali Bennett a annoncé un changement dans les règles de quarantaine pour les personnes exposées à un patient COVID, au milieu des préoccupations concernant la propagation d’Omicron qui obligerait un nombre de plus en plus élevé d’Israéliens à s’auto-isoler.

Selon les nouvelles directives, les personnes entièrement vaccinées et exposées à un variant du coronavirus ne seront tenues de rester en quarantaine que jusqu’à ce qu’elles obtiennent des résultats négatifs à un test PCR. Une fois libérées, elles ne seront pas autorisées à participer à des événements de masse ni à se rendre dans des lieux accueillant des populations à haut risque, comme les maisons de retraite, pendant les dix jours suivants. Jusqu’à présent, les Israéliens entièrement vaccinés ne devaient pas entrer en quarantaine après avoir été exposés à un patient atteint du COVID, sauf si l’on soupçonnait qu’il s’agissait d’Omicron.

Un employé procède à un test antigénique à la COVID-19 dans un centre de dépistage du Magen David Adom à Lod, le 17 octobre 2021. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)

En présentant les nouvelles règles, M. Bennett a déclaré que sans ce changement, Israël serait placé dans une situation de « confinement de facto ».

« Nous avons vu ce qui se passait à l’étranger et nous avons compris que si nous nous en tenions à ce que nous faisions en matière de politique de quarantaine… nous nous serions retrouvés dans un confinement de facto de 1 à 2 millions de personnes », a-t-il déclaré aux journalistes.

Il a affirmé que la décision controversée de restreindre les déplacements en maintenant les Israéliens dans le pays et en empêchant les ressortissants étrangers de s’y rendre avait permis de gagner cinq semaines de répit avant l’attaque attendue d’Omicron, et que cela permettrait à l’économie de continuer à fonctionner.

« Cela nous a donné un avantage sur les autres pays, qui combattent Omicron et Delta en même temps. L’alternative était d’agir comme les Pays-Bas, avec un confinement complet », a déclaré Bennett.

Le Premier ministre Naftali Bennett lors d’une conférence de presse au Bureau du Premier ministre de Jérusalem, le 19 décembre 2021. (Crédit : Marc Israel Sellem/POOL)

« Notre objectif est de laisser l’économie ouverte, les marchés ouverts et les magasins ouverts autant que possible, tout en évitant d’accabler les hôpitaux au-delà de leur capacité. Si nous le voulions, nous aurions pu procéder à un confinement, mais personne ne veut arriver à un confinement de facto désigné par un autre nom », a déclaré Bennett.

Israël a connu une recrudescence des infections depuis l’apparition d’Omicron, les nouveaux cas de COVID ayant atteint lundi un niveau record sur trois mois.

Le ministère de la santé a déclaré mercredi que plus de 2 500 nouveaux cas ont été confirmés depuis minuit, ce qui porte le nombre d’infections actives à plus de 18 000. Il a également signalé une nouvelle augmentation du taux de tests positifs, autre signe de l’accélération de la propagation du virus.

Malgré l’augmentation des chiffres de morbidité, il n’y a pas eu de pic majeur dans les hospitalisations et les cas graves, qui sont passés de 84 à 88 mercredi soir. Le bilan national des décès dus à la pandémie s’élève à 8 243.

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