Rechercher

Les EAU veulent passer au vert tout en continuant à produire du pétrole

L'envoyé du Royaume pour le climat déclare à la conférence de l'ONU que l'élimination progressive des combustibles fossiles "ne peut pas être précipitée"

Capture d'écran d'une vidéo non datée publiée par Strategy & Government Communications of Dubai montre la ferme solaire Mohammed bin Rashid Al Maktoum, à environ 50 kilomètres au sud de Dubaï, aux Émirats arabes unis. (Crédit : Strategy & Government Communications of Dubai/AP)
Capture d'écran d'une vidéo non datée publiée par Strategy & Government Communications of Dubai montre la ferme solaire Mohammed bin Rashid Al Maktoum, à environ 50 kilomètres au sud de Dubaï, aux Émirats arabes unis. (Crédit : Strategy & Government Communications of Dubai/AP)

DUBAÏ, Émirats arabes unis – L’engagement des Émirats arabes unis en faveur de la durabilité environnementale, d’une part, et de la poursuite de la production pétrolière, d’autre part, a été mis en évidence lundi lors d’un discours prononcé par l’envoyé du pays pour le changement climatique.

S’exprimant lors de l’événement d’ouverture de la toute première Semaine de la conférence des Nations Unies sur le climat au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENACW2022), le docteur Sultan Al Jaber a déclaré que les Émirats arabes unis ont été le premier pays à signer l’Accord de Paris sur le climat en 2015, le premier à annoncer l’objectif de zéro émission nette de carbone d’ici 2050, et le pays où se trouve la plus grande ferme de panneaux solaires photovoltaiques au monde.

Le pays a cessé le torchage (combustion du gaz naturel issu de l’extraction pétrolière) il y a 30 ans, a-t-il ajouté ; a radicalement réduit les émissions de méthane il y a 20 ans et a commencé à capturer le dioxyde de carbone qui réchauffe le climat bien avant que les gens ne commencent à en parler.

En même temps, « il est impossible de simplement se déconnecter du système énergétique, comme le montrent les événements actuels », a-t-il déclaré, en faisant référence à la hausse du prix du pétrole provoquée par l’invasion de l’Ukraine par la Russie, ainsi qu’à l’offre restreinte face à une augmentation rapide de la demande des consommateurs à l’ère du COVID.

Le Dr Sultan Ahmed Al Jaber, ministre de l’Industrie et des Technologies avancées des Émirats arabes unis et envoyé spécial des Émirats arabes unis pour le changement climatique, lors de l’ouverture de la Semaine de la durabilité d’Abu Dhabi, le 17 janvier 2022, à Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis. (Crédit : Mohamed Nazih/AP)

Le sevrage du monde des hydrocarbures « sera progressif et nécessite une planification sobre », a déclaré Al Jaber. « Cela ne peut pas être précipité ». La volonté de réduire les hydrocarbures a un impact sur les personnes les plus vulnérables, a-t-il ajouté, notant qu’il est important de continuer à investir dans les énergies à faible coût et à faible teneur en carbone.

Outre les énergies renouvelables, le monde a besoin d’énergie nucléaire, de gaz et de pétrole provenant d’endroits où l’extraction entraîne de faibles émissions de carbone, comme les Émirats arabes unis et la région du MENA.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...