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Les Etats-Unis renforcent les systèmes de défense au Moyen-Orient

Ces mesures interviennent après l'attaque, la semaine dernière en mer d'Oman, d'un pétrolier détenu par un milliardaire israélien, attribuée à l'Iran par Israël et les États-Unis

Les bateaux de patrouille des Gardiens de la révolution islamique devant un navire de guerre américain, à gauche, dans le Golfe d'Oman, pendant la saisie d'un pétrolier vietnamien par l'Iran, à droite, dans le Golfe d'Oman, le 3 novembre 2021. (Capture d'écran : Vidéo des Gardiens de la révolution via AP)
Les bateaux de patrouille des Gardiens de la révolution islamique devant un navire de guerre américain, à gauche, dans le Golfe d'Oman, pendant la saisie d'un pétrolier vietnamien par l'Iran, à droite, dans le Golfe d'Oman, le 3 novembre 2021. (Capture d'écran : Vidéo des Gardiens de la révolution via AP)

Les États-Unis sont en train de renforcer les systèmes de défense au Moyen-Orient dans un contexte de tensions avec l’Iran, a déclaré dimanche un responsable américain, affirmant que cette coopération avait probablement permis d’éviter une attaque iranienne contre l’Arabie saoudite.

Brett McGurk, le coordinateur du Conseil national de sécurité américain pour le Moyen-Orient, a souligné l’engagement de son pays à contrer les « menaces imminentes » dans la région riche en énergie, lors d’une conférence annuelle sur la sécurité à Manama, à Bahreïn.

« Les États-Unis sont en train de bâtir une architecture de défense aérienne et maritime intégrée dans cette région », a déclaré M. McGurk.

« Ce dont on a longtemps parlé est maintenant en train de se faire, grâce à des partenariats innovants et à de nouvelles technologies », a-t-il ajouté, sans donner plus de détails.

Dans le cadre de la conférence samedi, le chef du commandement central américain pour le Moyen-Orient (Centcom), le général Michael Kurilla, avait annoncé le déploiement de plus de 100 drones dans les eaux du Golfe d’ici à l’année prochaine, par une force opérationnelle dirigée par les États-Unis.

Ces annonces interviennent après l’attaque, la semaine dernière en mer d’Oman, d’un pétrolier détenu par un milliardaire israélien, attribuée à l’Iran par Israël et les États-Unis.

Les États-Unis et plusieurs pays du Golfe dénoncent régulièrement les agissements de Téhéran dans cette zone maritime particulièrement stratégique, voie de navigation quasi-exclusive pour relier les pays pétroliers du Golfe aux marchés mondiaux.

Les forces américaines ont « exposé et dissuadé des menaces imminentes » de l’Iran, a affirmé Brett McGurk, après des informations selon lesquelles la République islamique envisageait une attaque contre son rival régional, le royaume saoudien.

« Cette attaque n’a probablement pas eu lieu en raison de l’étroite coopération en matière de sécurité entre l’Arabie saoudite et les États-Unis, qui est permanente et continue », a-t-il expliqué.

S’exprimant également à la conférence, le conseiller israélien à la sécurité nationale Eyal Hulata a affirmé que l’Iran était la « menace la plus importante pour la sécurité d’Israël ».

Le conseiller national à la sécurité Eyal Hulata s’exprime lors de la conférence annuelle de l’Institut de politique anti-terroriste à l’université Reichman à Herzliya, le 13 septembre 2022. (Crédit : Gilad Kavalerchik)

Ces derniers mois, l’Etat hébreu tente de convaincre les Occidentaux de fermer la porte des négociations avec Téhéran, visant à relancer l’accord historique de 2015 sur le programme nucléaire iranien.

Israël craint notamment que la levée de sanctions économiques contre l’Iran dans le cadre d’un accord encadrant son programme nucléaire, ne permette à Téhéran d’accroître son soutien à ses alliés régionaux comme le Hezbollah libanais, le Hamas palestinien et autres groupes en Syrie ou au Yémen.

Les pourparlers, qui se déroulent à Vienne, sont au point mort.

« Assez des discussions futiles à Vienne », a déclaré Eyal Hulata à Bahreïn.

« Même le peuple iranien en a assez » de ses dirigeants, a-t-il ajouté, en référence aux manifestations qui secouent le pays, déclenchées il y a deux mois par la mort de Mahsa Amini, une Kurde de 22 ans arrêtée pour infraction au code vestimentaire strict de la République islamique.

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