Les olim venus au cours de l’année 2019 recevront une allocation de 500 shekels
La ministre de l'Intégration, Pnina Tamano-Shata, annonce un versement unique dans un contexte de crise du coronavirus

Le gouvernement a annoncé mardi que les personnes ayant immigré en Israël au cours de l’année dernière, et qui ne sont donc pas encore éligibles à certaines prestations sociales, recevraient une allocation unique de 500 shekels (environ 128 euros).
La ministre de l’Intégration, Pnina Tamano-Shata, a déclaré qu’elle approuvait ce versement destiné à des milliers d’immigrants, ajoutant qu’elle « continuerait à travailler pour leur santé et leur bien-être de toutes mes forces ».
En avril, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a annoncé des allocations uniques similaires pour les familles avec enfants, ainsi que pour les personnes âgées et handicapées.
Malgré la pandémie, une certaine immigration vers Israël s’est poursuivie, bien que les nouveaux arrivants aient dû immédiatement se placer en quarantaine pendant deux semaines en vertu des règlements d’urgence.
Les nouveaux immigrants en Israël bénéficient d’un certain nombre d’avantages de l’État visant à faciliter leur intégration dans le pays, notamment des aides financières modestes et provisoires et des réductions sur certaines taxes.
En 2019, environ 34 000 personnes ont fait leur alyah en Israël, le chiffre annuel le plus élevé de la décennie précédente.
L’annonce de mardi était la dernière d’une série de mesures destinées à aider les Israéliens à faire face financièrement à la pandémie de coronavirus.
Netanyahu et le ministre des Finances Israel Katz ont déclaré dimanche que les taxes à la consommation sur une série de produits, y compris l’électronique et les vêtements, seraient définitivement annulées. Ils ont également prolongé d’un mois les allocations-chômage pour les Israéliens récemment licenciés.
Le plan, annoncé dans une déclaration commune, prévoit la levée des droits et taxes sur les produits suivants : téléphones portables, électronique, vêtements, chaussures, appareils électroménagers et éclairage, jouets, cosmétiques, produits pour bébés et lunettes.
Le coût de l’exonération pour les caisses de l’État devrait s’élever à 1,45 milliard de shekels, les taxes sur la plupart des produits se situant entre 12 et 15 %, et pouvant atteindre 30 % pour certains équipements de divertissement. Cette décision intervient après que les dépenses de consommation ont fortement chuté lorsque le virus s’est répandu en Israël.
En outre, Netanyahu et Katz ont convenu de prolonger de 35 jours l’éligibilité des Israéliens placés en congé sans solde pour recevoir des allocations chômage de l’État, afin de tenir compte du confinement national imposé par le gouvernement pendant cette période environ.
Des centaines de milliers d’Israéliens restent au chômage en raison de la pandémie, la plupart d’entre eux étant en congé sans solde et percevant des allocations de l’État. Selon le service de l’emploi, près de 300 000 personnes ont retrouvé du travail depuis la mi-avril, lorsque l’économie a repris son activité, mais plus de 100 000 autres ont perdu leur emploi. Le service a cessé de publier le taux de chômage actualisé depuis la fin avril, ne signalant que les personnes ayant réintégré la population active. Samedi, le site d’information Ynet a estimé à 950 000 le nombre de chômeurs actuels, contre 1,2 million en avril.
Selon une enquête du gouvernement fin mai, près de la moitié des Israéliens affirment que leur situation financière s’est dégradée depuis la pandémie de coronavirus et plus d’un sur sept craint de perdre sa maison ou de devoir réduire sa consommation alimentaire.







