Les prisonniers sécuritaires membres du Hamas annulent leur grève de la faim
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Les prisonniers sécuritaires membres du Hamas annulent leur grève de la faim

Les services carcéraux israéliens indiquent que les détenus ont renoncé sans obtenir satisfaction à leurs demandes concernant le brouillage du réseau téléphonique dans les cellules

Illustration. Un détenu passe un appel depuis la prison de Gilboa, le 2 février 2013. (Crédit : Moshe Shai/FLASH90)
Illustration. Un détenu passe un appel depuis la prison de Gilboa, le 2 février 2013. (Crédit : Moshe Shai/FLASH90)

Les services pénitentiaires israéliens ont fait savoir mercredi que les quelque 100 prisonniers sécuritaires membres du Hamas emprisonnés avaient annulé leur grève de la faim entamée il y a deux semaines concernant le brouillage des réseaux de téléphonie mobile, destiné à empêcher l’utilisation de téléphones introduits clandestinement.

Les détenus ont mis fin à leur grève de leur propre chef et sans obtenir satisfaction, ont assuré les autorités carcérales.

Le ministre de la Sécurité publique, Gilad Erdan, s’est félicité de cette issue qui prouve, selon lui, que son refus de négocier avec des terroristes s’était de nouveau avéré efficace. Il a également annoncé que les mesures visant à lutter contre les téléphones introduits illégalement seraient étendues.

« Des bouilleurs de téléphone seront installés dans toutes les prisons sécuritaires, et nous continuerons à œuvrer pour réduire au minimum légal les conditions dans lesquelles sont incarcérés les terroristes », a promis Gilad Erdan.

Gilad Erdan, ministre de la Sécurité publique, prend la parole à la conférence Besheva à Jérusalem, le 11 février 2019. (Noam Revkin Fenton/Flash90)

Cependant, le Club des prisonniers palestiniens, qui représente les Palestiniens détenus dans des geôles israéliennes, a publié un communiqué confirmant la fin de la grève, mais précisant que certaines demandes des détenus avaient été satisfaites, a rapporté la chaîne publique Kan.

Il a assuré que les services pénitentiaires avaient accepté certaines demandes concernant le brouillage des réseaux de téléphonie mobile et s’étaient engagés à installer, d’ici dimanche, des téléphones publics accessibles cinq jours par semaine, d’après Kan.

Les représentants des détenus ont également indiqué que le mouvement de protestation se poursuivrait jusqu’à vendredi pour veiller à ce que les termes de l’accord soient bien respectés.

Plus tôt ce mois-ci, les services carcéraux ont placé 23 prisonniers sécuritaires à l’isolement après des menaces de grève de la faim.

Des détenus sécuritaires palestiniens dans la prison d’Ofer au nord de Jérusalem, le 20 août 2008. (Moshe Shai/Flash90)

Les autorités israéliennes auraient accepté en avril d’installer des téléphones dans 44 ailes de prison renfermant des prisonniers sécuritaires et de les autoriser à passer des appels réguliers et surveillés à leur famille, à la suite d’une protestation similaire.

Des téléphones ont ainsi été installés dans les centres pénitentiaires de Ketziot et Ramon, mais l’utilisation en a été conditionnée à la signature d’un accord dans lequel ils s’engageaient à ne plus introduire illégalement des téléphones mobiles dans les prisons et de rendre ceux en leur possession. Toute violation de cet accord auraient alors entraîné la déconnexion des téléphones publics.

Alors que les détenus de Ketziot ont accepté de signer, ceux de Ramon ont refusé, avait rapporté Haaretz en août.

Les services carcéraux avaient annoncé en avril que quelque 300 téléphones, dont certains servaient à faire passer des messages d’organisations terroristes, avaient été introduits clandestinement au cours des mois précédents. Les téléphones auraient été utilisés pour coordonner des attaques terroristes dans au moins 14 affaires.

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