Les propriétaires de salles événementielles dénoncent les nouvelles restrictions
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Les propriétaires de salles événementielles dénoncent les nouvelles restrictions

"[Nous] allons commencer un combat qui fera frémir tout le pays", a promis le responsable de l'Association des salles et des centres d'événements

Des tables de mariage dans une salle de réception. (Crédit : Yaakov Naumi/Flash90)
Des tables de mariage dans une salle de réception. (Crédit : Yaakov Naumi/Flash90)

Les propriétaires de salles et de lieux d’événements ont promis de donner au Premier ministre Benjamin Netanyahu le combat de sa vie après que son cabinet a approuvé jeudi soir la réimposition de certaines restrictions sur les rassemblements dans le but d’endiguer une deuxième vague de la pandémie de Covid-19.

En vertu de la nouvelle réglementation, seules 50 personnes au maximum pourront se réunir dans de tels établissements.

Netanyahu et le ministre de la Santé Yuli Edelstein ont annoncé les nouvelles mesures lors d’une conférence de presse, au cours de laquelle le Premier ministre a souligné que « le virus est toujours là, en grande partie ».

Les propriétaires des lieux, cependant, affirment que les nouvelles restrictions vont étrangler leur activité et que le gouvernement doit leur offrir une compensation financière en échange « afin de sauver 150 000 travailleurs des services de la catastrophe », a rapporté la Douzième chaîne.

« Ne vous y trompez pas : la décision du gouvernement de réduire le nombre d’invités aux mariages à 50 signifie la fermeture du secteur », a dénoncé l’Association des salles et des centres d’événements dans un communiqué.

Selon la Douzième chaîne, le responsable de l’association, Noam Levy, a demandé « une compensation pour nous donner ce que nous méritons », citant les « dépenses de centaines de milliers de shekels » des propriétaires de salles.

« Actuellement, le Premier ministre a renvoyé 200 000 personnes chez elles : cuisiniers, serveurs, responsables d’événements, DJ, photographes », a-t-il indiqué, promettant que ses collègues ne resteraient pas « assis à la maison » et que la journée de dimanche serait le début d’une « lutte sans précédent en Israël ».

« [Nous] allons commencer un combat qui fera frémir tout le pays », a-t-il promis.

Le taux de chômage en Israël reste très élevé, à 21,2 %, ce qui est à peine mieux que le pic de 27,8 % atteint au plus fort de la pandémie. Parmi eux, on compte quelque 862 000 chômeurs et 605 000 personnes en congé sans solde. En février, le chômage avait atteint un niveau record de 3,4 %.

Lundi, le gouvernement a annoncé un nouveau programme d’aide aux chefs d’entreprise d’un montant total de 2 milliards de shekels (517 millions d’euros) pour les aider à surmonter les difficultés économiques causées par la pandémie de coronavirus – mais avec des conditions plus strictes que les programmes d’aide précédents.

Dans une déclaration, Netanyahu et le ministre des Finances Israel Katz ont indiqué que les entreprises dont le chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas 20 millions de shekels (5,1 millions d’euros), qui ont perdu au moins 60 % de leurs revenus réguliers en mai-juin, recevront jusqu’à 400 000 shekels (103 000 euros) en compensation, et que les entreprises dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas 100 millions de shekels recevront la même compensation si elles ont perdu au moins 80 % de leurs revenus réguliers.

Les entreprises plus petites, dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas 300 000 shekels (77 000 euros), recevront également une nouvelle subvention, bien qu’il n’y ait pas encore de détails exacts sur ses conditions.

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