L’Etat interdit à un ex-ministre et des activistes de la paix d’aller à Ramallah
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L’Etat interdit à un ex-ministre et des activistes de la paix d’aller à Ramallah

Le ministère de la Défense revendique des "considérations de sécurité", mais des sources disent qu’un motif politique se cache derrière ce refus

Dov Lieber est le correspondant aux Affaires arabes du Times of Israël

Yossi Beilin à la Conférence sur la démocratie d'Israël à Tel Aviv, le 17 février 2015. (Crédit : Amir Levy/Flash90)
Yossi Beilin à la Conférence sur la démocratie d'Israël à Tel Aviv, le 17 février 2015. (Crédit : Amir Levy/Flash90)

Le ministre de la Défense, Avigdor Liberman, a récemment empêché l’ancien membre de la Knesset Yossi Beilin de se rendre à Ramallah avec un groupe de militants de la paix.

Beilin, qui dirige l’Initiative de Genève, une coalition pour la paix, et d’autres membres du groupe ont demandé au ministère de la Défense un permis pour entrer dans la ville palestinienne mais sans succès, a rapporté la Dixième chaîne lundi.

Ils avaient l’intention de rencontrer Muhammad Al-Madani, l’intermédiaire de l’Autorité palestinienne avec Israël qui est aussi un conseiller du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Selon certaines sources, plusieurs jours après que Beilin a effectué la demande, Abbas à son tour a exprimé le désir de rencontrer le groupe.

À l’époque, le ministère de la Défense a affirmé que des « considérations sécuritaires » justifiaient sa décision de refuser leur demande. Cependant, un responsable du ministère de la Défense cité par la Dixième chaîne a dit que, en réalité, la décision avait été prise du fait de soupçons pesant sur Al-Madani qui orchestrerait des actions anti-israéliennes « subversives ».

Mohammad Al-Madani (Crédit : Elhanan Miller/The Times of Israel)
Mohammad Al-Madani (Crédit : Elhanan Miller/The Times of Israel)

Ces actions, dont le ministère de la Défense a refusé de préciser les détails, ont été citées dans une décision prise par le ministère le mois dernier pour révoquer le permis d’Al-Madani d’entrer en Israël.

Dans une réponse à la décision de Liberman de bannir l’officiel de l’AP le mois dernier, le parti Fatah d’Al-Madani a déclaré que l’intermédiaire avec Israël avait été accusé d’essayer de former un parti politique pour représenter les Bédouins dans le sud d’Israël et les Israéliens juifs.

« Cela montre clairement qui est un partenaire ici et qui ne l’est pas », a déclaré le directeur de l’Initiative de Genève, Gadi Baltiansky, au quotidien israélien Haaretz.

« C’est le gouvernement qui s’empêche lui-même, ainsi que ses citoyens, de parler à la personne responsable des relations avec la société israélienne. »

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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