Liberman : Le prochain affrontement avec le Hamas, une question de temps
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Liberman : Le prochain affrontement avec le Hamas, une question de temps

"Tous ceux qui ont été tués par Israël depuis le 30 mars étaient membres du Hamas," a déclaré le ministre de la Défense

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Le ministre de la Défense, Avigdor Liberman, (au centre), s'entretient avec le chef d'état-major de Tsahal Gadi Eizenkot, (à droite), et d'autres officiers supérieurs lors de sa visite dans la division de Gaza le 13 août 2018. (Shahar Levi/Ministère de la Défense)
Le ministre de la Défense, Avigdor Liberman, (au centre), s'entretient avec le chef d'état-major de Tsahal Gadi Eizenkot, (à droite), et d'autres officiers supérieurs lors de sa visite dans la division de Gaza le 13 août 2018. (Shahar Levi/Ministère de la Défense)

Le ministre de la Défense, Avigdor Liberman, a déclaré lundi que chaque Palestinien tué par Israël dans la bande de Gaza au cours des quatre derniers mois et demi faisait partie du groupe terroriste palestinien du Hamas, incluant apparemment un certain nombre de femmes et d’enfants.

Le ministre de la Défense a également déclaré que la prochaine série d’affrontements n’est pas une question de si mais de quand. La violence actuelle a largement diminué depuis jeudi dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu de facto.

« Depuis le début de la ‘Marche du retour’, le Hamas a eu 168 morts, 4 348 blessés et des dizaines d’installations terroristes détruites », a déclaré M. Liberman, faisant référence à une série de manifestations, d’émeutes et d’affrontements organisés le long de la frontière de Gaza.

Un porte-parole du cabinet du ministre de la Défense a confirmé au Times of Israël que l’intention de Liberman était bien de déclarer que l’ensemble des 168 personnes tuées appartenaient au Hamas.

Depuis mars, il y a eu des manifestations quasi hebdomadaires violentes le long de la frontière entre Israël et Gaza, organisées par les dirigeants du Hamas de Gaza, ainsi que des attaques à la roquette et au mortier contre Israël et des frappes aériennes de représailles de l’armée israélienne.

A la frontière, les forces de sécurité israéliennes ont été confrontées à des coups de feu, des grenades, des cocktails Molotov et à des efforts – parfois couronnés de succès – pour endommager ou pénétrer la clôture de la frontière. Le mois dernier, Aviv Levi un soldat israélien a été tué par un tireur d’élite.

Le nombre de personnes tuées annoncé par M. Liberman correspond au chiffre avancé par le ministère de la santé de Gaza, dirigé par le Hamas. Toutefois, le nombre de blessés est légèrement inférieur au nombre actuel de victimes palestiniennes, mais il est identique à celui publié par le ministère de la Santé au début du mois.

Le Hamas a admis qu’un grand nombre des victimes faisait partie du groupe ou appartenaient à d’autres groupes terroristes de Gaza.

Cependant, le ministère de la santé de Gaza inclut également dans sa liste des victimes, une femme enceinte de 23 ans et sa fille de 18 mois qui, selon les autorités palestiniennes, ont été tuées pendant une attaque aérienne israélienne lors de la flambée de violence de la semaine dernière.

Le gouvernement israélien publie rarement les chiffres officiels du nombre de Palestiniens tués dans la bande de Gaza.

Après le début de la Marche du retour, Liberman avait également indiqué que tous ceux qui avaient été tués étaient membres du groupe terroriste du Hamas.

« Il faut comprendre qu’il n’y a pas d’innocents à Gaza », a déclaré M. Liberman lors d’une interview à la radio en avril. « Tout le monde est affilié au Hamas, ils sont tous payés par le Hamas, et tous les militants qui tentent de nous défier et de franchir la frontière sont des agents de son aile militaire. »

Un communiqué publié plus tard par le ministère de la Défense a dit que « innocent » était le mauvais mot : « Le ministre de la Défense dans l’interview voulait dire le mot tamim (naïf). Toute autre traduction est erronée. »

La prochaine série d’affrontements n’est pas une question de si mais de quand.

Dans une déclaration publiée à la presse à la suite d’une réunion avec des officiers supérieurs du Commandement du Sud de l’armée israélienne, Liberman a déclaré lundi qu’Israël était certain d’avoir une prochaine série d’affrontements avec le groupe terroriste du Hamas dans la bande de Gaza, après la flambée de violence de la semaine dernière, au cours de laquelle des roquettes et des obus de mortier ont plu sur le sud d’Israël, l’armée avait alors répondu par des frappes aériennes de grande envergure dans l’enclave palestinienne.

« La prochaine série d’affrontements n’est pas une question de si mais de quand. Je suis sûr que nous ferons ce que nous devons faire, comme nous devons le faire », a déclaré M. Liberman.

Le ministre de la Défense a également répondu aux critiques récentes selon lesquelles l’armée israélienne aurait dû poursuivre les attaques contre le Hamas, suite aux tirs répétés de roquettes et de mortiers mercredi et jeudi, plutôt que d’accepter un cessez-le-feu.

Israël nie officiellement avoir accepté un cessez-le-feu sous l’égide de l’Égypte et de l’ONU, bien qu’au cours des jours qui ont suivi la flambée de violence, aucune roquette et aucun mortier n’ont été tirés depuis Gaza, l’armée israélienne n’ayant pas non plus mené de frappe aérienne, ce qui indique une entente de facto, même si aucun accord formel n’a été signé.

« Nous mettons en œuvre une politique de sécurité responsable et énergique. Une politique de sécurité responsable ne constitue pas une réponse – pour les commentateurs en ligne, ni pour les titres des journaux et l’opinion publique. Nous sommes prêts et savons ce qu’il faut faire et comment le faire », a déclaré M. Liberman, s’exprimant au quartier général de la division de Gaza sur la base militaire de Re’im.

Une photo prise le 9 août 2018 montre des personnes inspectant les décombres d’un bâtiment ciblé par l’armée de l’air israélienne en réponse à une attaque à la roquette qui a frappé le sud d’Israël le 9 août 2018 (AFP Photo / Mahmud Hams)

La visite de Liberman à la division de Gaza est intervenue un jour après que le cabinet de sécurité de haut niveau s’est réuni pour discuter de la violence en cours dans la bande de Gaza et des options militaires et diplomatiques disponibles pour y faire face. La réunion s’est terminée sans annonces ni détails.

De hauts responsables israéliens ont déclaré que « le calme sera accueilli par le calme », ​​ce qui implique que le pays ne cherche pas à intensifier la violence, mais qu’il ne s’est pas engagé ouvertement à mettre fin aux hostilités. Au lieu de cela, les responsables militaires espèrent que le groupe terroriste aura compris les dommages qu’Israël peut causer à ses infrastructures.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

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