Liberman ordonne la réduction de la zone de pêche de Gaza après les émeutes
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Liberman ordonne la réduction de la zone de pêche de Gaza après les émeutes

Les bateaux de Gaza seront autorisés à seulement une dizaine de kilomètres au large au lieu de 15 ; l'armée a neutralisé les explosifs lancés pendant les émeutes de vendredi

Des activistes escortent un bateau transportant des Palestiniens blessés lors d'affrontements le long de la barrière de sécurité de Gaza alors qu'il tente de franchir le blocus naval israélien du port de Gaza le 10 juillet 2018. (Crédit : Mahmud Hams / AFP)
Des activistes escortent un bateau transportant des Palestiniens blessés lors d'affrontements le long de la barrière de sécurité de Gaza alors qu'il tente de franchir le blocus naval israélien du port de Gaza le 10 juillet 2018. (Crédit : Mahmud Hams / AFP)

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman a ordonné samedi la réduction des zones de pêche à Gaza en raison de l’escalade des violences sur la frontière sud.

Cette zone de pêche s’étendra dorénavant sur 11 kilomètres au lieu de 16,5 kilomètres, a fait savoir le ministère, suite à des délibérations qui ont eu lieu entre Liberman et des responsables de la Défense.

Le contrôle de l’étendue des zones de pêche de la bande de Gaza fait partie du blocus exercé par Israël à l’enclave palestinienne depuis plus d’une décennie.

« La décision du ministère de la Défense a été prise suite aux émeutes violentes au cours du week-end à proximité de la clôture et au vu des tentatives de porter atteinte aux soldats israéliens et de lancer des flottilles sous forme d’affrontements » à la frontière maritime, a expliqué le ministère.

La marine a arrêté dans la matinée un bateau palestinien au large des côtes de Gaza qui naviguait hors des zones de pêche palestiniennes. Ses occupants ont été arrêtés.

Samedi également, l’armée a procédé à des explosions contrôlées des bombes jetées sur les soldats au cours des manifestations violentes de la veille.

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman prend la parole lors d’une conférence de presse le 19 juillet 2018. (Flash90)

Trois Palestiniens – et notamment un adolescent de 14 ans – seraient morts alors qu’environ 20 000 Gazaouis ont participé à des manifestations violentes vendredi, le long de la frontière, jetant des grenades et tentant d’ouvrir des brèches dans la clôture. Des dizaines d’autres ont été blessés.

Au cours des émeutes, l’armée a fait savoir que des avions israéliens avaient frappé deux positions du Hamas dans le nord de la bande de Gaza après que les Palestiniens ont jeté des grenades et des dispositifs explosifs en direction des soldats israéliens.

Un manifestant trébuche sur un fil barbelé alors qu’il court se protéger des gaz lacrymogènes lancés par les soldats israéliens alors que d’autres brûlent des pneus à proximité de la bande de Gaza, durant une manifestation à l’est de Khan Younès, près de la frontière entre Gaza et Israël, le 5 octobre 2018 (Crédit : AP Photo/Adel Hana)

Cette protestation est la dernière en date d’une mobilisation en cours depuis plusieurs mois dans le territoire palestinien.

Le ministre de la Défense avait lancé jeudi, à la veille des rassemblements, un avertissement au Hamas, le groupe terroriste islamiste au pouvoir à Gaza, laissant entendre qu’Israël allait durcir ses représailles contre les manifestations après la fin de la période des fêtes juives, qui se sont achevées en début de semaine.

« Nous avons passé la période des fêtes exactement comme nous l’avions prévu, sans embrasement (de la situation) et en faisant payer le prix fort aux émeutiers le long de la frontière avec Gaza », avait-il écrit dans un tweet.

« Les fêtes sont terminées. Je dis aux dirigeants du Hamas: ‘Prenez cela en compte' », avait-il ajouté.

Judah Ari Gross et l’AFP ont contribué à cet article.

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