Israël en guerre - Jour 146

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29 des 170 soldats morts à Gaza ont été victimes de tirs dits « amis » ou d’accidents

Barrage de roquettes tiré depuis Gaza à minuit pile ; aucun blessé ; Tsahal : Les combats à Gaza se poursuivront toute l'année ; Un drone armé abattu au-dessus d'une base aérienne irakienne où les États-Unis sont présents

  • Les forces de Tsahal opèrent dans la bande de Gaza, sur une photo publiée le 1er janvier 2024. (Crédit : Armée israélienne)
    Les forces de Tsahal opèrent dans la bande de Gaza, sur une photo publiée le 1er janvier 2024. (Crédit : Armée israélienne)
  • Les forces de Tsahal opèrent dans la bande de Gaza, sur une photo publiée le 1er janvier 2024. (Crédit : Armée israélienne)
    Les forces de Tsahal opèrent dans la bande de Gaza, sur une photo publiée le 1er janvier 2024. (Crédit : Armée israélienne)
  • Le Dôme de fer intercepte des roquettes en provenance de Gaza au-dessus de Tel-Aviv juste après minuit, au passage de 2023 à 2024. (Capture d'écran via X / Bar Sol / Yediot news ; utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur les droits d'auteur)
    Le Dôme de fer intercepte des roquettes en provenance de Gaza au-dessus de Tel-Aviv juste après minuit, au passage de 2023 à 2024. (Capture d'écran via X / Bar Sol / Yediot news ; utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur les droits d'auteur)
  • Des feux d'artifice de la Saint-Sylvestre sont tirés dans le ciel alors que des manifestants protestent contre Israël dans le cadre de la guerre contre le Hamas à Gaza, à Boston, dans le Massachusetts, le 31 décembre 2023. (Crédit : Joseph Prezioso/AFP)
    Des feux d'artifice de la Saint-Sylvestre sont tirés dans le ciel alors que des manifestants protestent contre Israël dans le cadre de la guerre contre le Hamas à Gaza, à Boston, dans le Massachusetts, le 31 décembre 2023. (Crédit : Joseph Prezioso/AFP)
  • Des Israéliens célèbrent le Nouvel An civil, à Tel Aviv, le 31 décembre 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
    Des Israéliens célèbrent le Nouvel An civil, à Tel Aviv, le 31 décembre 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
  • Les forces de Tsahal opèrent dans la bande de Gaza, sur une photo publiée le 1er janvier 2024. (Crédit : Armée israélienne)
    Les forces de Tsahal opèrent dans la bande de Gaza, sur une photo publiée le 1er janvier 2024. (Crédit : Armée israélienne)

5 roquettes tirées sur Israël depuis la Syrie ; Israël bombarde des sites de lancement et frappe le Hezbollah

Cinq roquettes ont été tirées depuis la Syrie sur le nord d’Israël plus tôt dans la soirée, a indiqué l’armée israélienne.

Des sirènes ont retenti dans les communautés d’Avnei Eitan et Nov, au sud du plateau du Golan, mais l’armée israélienne affirme que tous les projectiles ont atterri dans des zones dégagées, ne causant ni blessés ni dégâts.

L’armée israélienne affirme avoir bombardé les sites de lancement dans le sud de la Syrie. En outre, Tsahal affirme avoir frappé un site du Hezbollah dans le sud du Liban à partir duquel des projectiles ont été lancés plus tôt dans la région d’Adamit, dans le nord d’Israël, blessant légèrement cinq réservistes.

L’armée a diffusé des images de la frappe.

Enquête après le meurtre d’un détenu palestinien dans la bande de Gaza

La police militaire a ouvert une enquête sur le meurtre d’un détenu palestinien dans la bande de Gaza, prétendument par un soldat qui était censé le garder.

Le suspect terroriste a été arrêté vivant la nuit dernière et après avoir été interrogé par les interrogateurs de terrain de l’unité 504 de la Direction du renseignement militaire, il a été remis à un autre soldat pour qu’il soit surveillé.

L’armée israélienne affirme qu’à un moment donné, le soldat qui gardait le suspect aurait ouvert le feu et l’aurait tué.

Selon Kan News, le soldat a affirmé s’être senti en danger après que le suspect terroriste l’aurait attaqué et aurait donc ouvert le feu.

« Suite aux premières informations fournies, une enquête a été ouverte par la police militaire concernant les circonstances de la fusillade », indique l’armée israélienne.

Hagari : La fracture sociétale a pu jouer un rôle dans la décision du Hamas de passer à l’attaque

Le porte-parole de l’armée israélienne, le contre-amiral Daniel Hagari, affirme que le groupe terroriste palestinien du Hamas a très probablement lancé son assaut le 7 octobre en partie parce qu’il estimait que la société israélienne était en proie au chaos, en raison du projet controversé de refonte du système judiciaire.

« Ces choses seront clarifiées dans l’enquête approfondie que nous mènerons, mais il est probable que la caractéristique d’un clivage [au sein de la société], l’état de préparation de l’armée, peut-être dans la perception [du Hamas], a été l’une des composantes » que le groupe terroriste a prises en compte, explique Hagari, en réponse à une question posée lors d’une conférence de presse.

« Je pense que maintenant, dans les combats, [le Hamas] rencontre une armée déterminée et opérationnelle », ajoute-t-il.

Tsahal examine des images de soldats frappant et piétinant un pompiste palestinien

Un soldat de l’armée israélienne donnant des coups de pied à un employé palestinien d'une station-service dans le camp de réfugiés de Fawwar, en décembre 2023. (Crédit : Capture d'écran YouTube)
Un soldat de l’armée israélienne donnant des coups de pied à un employé palestinien d'une station-service dans le camp de réfugiés de Fawwar, en décembre 2023. (Crédit : Capture d'écran YouTube)

Des images montrant des soldats de l’armée israélienne donnant des coups de pied et marchant sur un employé palestinien d’une station-service près de Hébron ont largement circulé sur les réseaux sociaux, entraînant des condamnations de la part de députés arabes israéliens et l’ouverture d’une enquête de la part de Tsahal.

Les images montrent un soldat israélien regardant l’un de ses camarades ordonner au Palestinien du camp de réfugiés de Fawwar de s’allonger face contre terre. Le soldat donne ensuite plusieurs coups de pied au pompiste pour l’obliger à écarter les jambes et les bras.

Le soldat regarde ensuite ce qui semble être une caméra de sécurité et lui fait un doigt d’honneur.

Un autre soldat apparaît, marchant sur le dos du Palestinien afin de passer à côté de lui, plutôt que de l’enjamber.

L’armée réagit à cette affaire dans un communiqué.

« Le comportement des soldats dans la vidéo est très problématique et n’est pas conforme aux valeurs de Tsahal. »

« Cette affaire fait l’objet d’une enquête, à l’issue de laquelle une décision sera prise quant à l’attitude à adopter à l’égard des personnes impliquées », souligne l’armée dans son communiqué.

Les combats à Gaza se poursuivront sous différentes formes – chef du Commandement du Sud

Le chef du commandement sud de l'armée israélienne, le général de division Yaron Finkelman, s'adresse aux troupes près de la frontière de Gaza, le 19 octobre 2023. (Crédit : armée israélienne)
Le chef du commandement sud de l'armée israélienne, le général de division Yaron Finkelman, s'adresse aux troupes près de la frontière de Gaza, le 19 octobre 2023. (Crédit : armée israélienne)

Le chef du Commandement du Sud de l’armée israélienne, le général de division Yaron Finkelman, affirme que les combats à Gaza « se poursuivront selon diverses approches, de différentes intensités et sous diverses formes ».

Le général Finkelman s’est exprimé lors d’une visite dans les quartiers de Daraj et de Tuffah de Gaza City, où Tsahal estime que se trouve le dernier bataillon du groupe terroriste palestinien du Hamas du nord de la bande de Gaza.

Selon lui, le changement des tactiques de combat rendra « difficile pour l’ennemi de les repérer et de les comprendre ».

« Nous continuerons à frapper [le Hamas] ici et dans toutes les parties de la bande », affirme Finkelman.

Le Hezbollah affirme que trois autres de ses hommes ont été tués au Sud-Liban

Le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah a annoncé sur son compte Telegram que trois autres de ses hommes avaient été tués dans le sud du Liban.

Le communiqué ne précise pas comment les trois terroristes ont été tués, mais indique qu’ils « sont tombés en martyrs sur la route de [la libération] de Jérusalem ».

Le retrait de 5 unités de Gaza semble annoncer une baisse d’intensité – responsable américain

Des soldats de l’armée israélienne en opération dans la bande de Gaza sur une photo non datée publiée le 1er janvier 2024. (Crédit : Armée israélienne)
Des soldats de l’armée israélienne en opération dans la bande de Gaza sur une photo non datée publiée le 1er janvier 2024. (Crédit : Armée israélienne)

La décision d’Israël de retirer certaines troupes de la bande de Gaza semble marquer le début d’un passage à des opérations de moindre intensité dans le nord de l’enclave palestinienne, même si des combats s’y déroulent actuellement, selon un responsable américain.

« Il semble que ce soit le début du passage progressif à des opérations de moindre intensité dans le nord que nous avons encouragé », indique le responsable, notant que ce changement reflète le succès de Tsahal dans le démantèlement des capacités armées du groupe terroriste palestinien du Hamas dans cette partie de l’enclave.

Les combats se poursuivent toutefois dans le nord, et les nouvelles tactiques israéliennes ne reflètent pas de changements dans le sud de la bande de Gaza, ajoute le responsable.

Tsahal a mené une série de frappes contre des sites du Hezbollah en représailles

L’armée israélienne affirme avoir mené une vague de frappes contre des sites du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah au Liban, à la suite d’attaques à la frontière aujourd’hui, dont une qui a fait cinq blessés parmi les réservistes.

Des avions de chasse de l’armée de l’air et d’autres appareils ont frappé des sites armés du Hezbollah, des positions de lancement de roquettes et d’autres infrastructures dans tout le sud du Liban, indique Tsahal, ajoutant qu’une cellule du Hezbollah dans la région du village de Houla a également été touchée.

Une « cible aérienne suspecte », vraisemblablement un drone, qui a pénétré dans l’espace aérien israélien depuis le Liban a été abattue par les défenses aériennes au-dessus du nord d’Israël, selon l’armée. Le missile intercepteur a provoqué des alarmes à Kiryat Shmona.

Le Hezbollah a tiré plusieurs projectiles sur la région d’Adamit, blessant légèrement cinq réservistes, selon Tsahal. Ils ont été évacués vers un hôpital pour y être traités.

Le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah indique que trois de ses membres ont été tués par des frappes israéliennes aujourd’hui.

Tsahal élargit son incursion terrestre à de nouvelles zones au sud de Gaza City

L’armée israélienne déclare avoir étendu son incursion terrestre à de nouvelles zones au sud de la ville de Gaza, où la 99e division combat actuellement les terroristes du Hamas et localise l’infrastructure du groupe terroriste palestinien.

Dans un communiqué, Tsahal indique que la 99e division a tué de « nombreux » hommes armés du Hamas, détruit plus de 100 puits de tunnels, localisé plusieurs caches d’armes et dirigé des dizaines de frappes aériennes sur les sites et les opérations terroristes dans le centre de Gaza, juste au sud de Gaza City.

L’armée affirme que les soldats sont en train d’établir un « contrôle opérationnel » sur la zone, « ce qui permettra d’étendre l’incursion à d’autres endroits et d’empêcher l’ennemi de revenir sur ses positions ».

La 646e Brigade de parachutistes de réserve de la division a localisé une cache d’armes dans une crèche, selon Tsahal.

L’armée explique que la 179e Brigade du Corps Blindé Mécanisé de réserve a repéré un groupe de terroristes du Hamas dans un bâtiment, et que suite à des renseignements indiquant que la zone entourant le bâtiment était piégée, il a été décidé de bombarder la structure.

Dans une vidéo diffusée par Tsahal, des explosions secondaires sont visibles, ce qui, selon l’armée, « indique que le bâtiment était piégé et utilisé par le groupe terroriste du Hamas à des fins opérationnelles ».

Bezalel Smotrich réitère son appel au rétablissement d’implantations à Gaza

Le ministre des Finances Bezalel Smotrich lors d'une conférence de presse conjointe avec le ministre de la Défense Yoav Gallant, à Jérusalem, le 26 décembre 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/FLASH90)
Le ministre des Finances Bezalel Smotrich lors d'une conférence de presse conjointe avec le ministre de la Défense Yoav Gallant, à Jérusalem, le 26 décembre 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/FLASH90)

Le ministre des Finances Bezalel Smotrich renouvelle son appel au rétablissement des implantations juives dans la bande de Gaza et à « l’émigration volontaire » des Palestiniens après la fin des opérations de combat dans le territoire côtier sous contrôle du groupe terroriste palestinien du Hamas.

La « bonne solution » au conflit israélo-palestinien actuel est « d’encourager l’émigration volontaire des habitants de Gaza vers des pays qui accepteront d’accueillir les réfugiés », a-t-il affirmé lors de la réunion hebdomadaire des factions de son parti d’extrême-droite, HaTzionout HaDatit, prédisant « qu’Israël contrôlera de manière permanente le territoire de la bande de Gaza », y compris par l’établissement d’implantations.

La déclaration de Smotrich survient deux jours après qu’il a déclaré à la Douzième chaîne qu’il était « pour un changement complet de la réalité à Gaza (…). Nous aurons besoin de gouverner là-bas pendant longtemps (…). Si nous voulons être là militairement, nous devons être là de manière civile ».

Il a également réaffirmé sa précédente position selon laquelle Jérusalem ne pouvait pas permettre à Gaza de rester une « pépinière de 2 millions de personnes qui veulent détruire l’État d’Israël » et a ajouté que, bien qu’il apprécie le soutien des États-Unis, « tant que je serai ministre des Finances, pas un seul shekel n’ira aux terroristes nazis de Gaza« .

Le président américain Joe Biden a récemment eu un appel « contrariant » avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, selon Axios.

Biden a affirmé que la décision de Jérusalem de retenir les fonds fiscaux palestiniens après l’assaut du Hamas le 7 octobre doit être réexaminée.

Israël perçoit des recettes fiscales mensuelles au nom de Ramallah sur les importations et les exportations, et transfère ces fonds à l’Autorité palestinienne.

Ben Gvir : La guerre est l’occasion d’encourager la migration des résidents de Gaza

Le chef du parti Otzma Yehudit, le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, dirigeant une réunion de faction à la Knesset, à Jérusalem, le 1er janvier 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le chef du parti Otzma Yehudit, le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, dirigeant une réunion de faction à la Knesset, à Jérusalem, le 1er janvier 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir exprime son soutien à la réinstallation des Palestiniens de la bande de Gaza à l’étranger, déclarant que la guerre présente une « opportunité de se concentrer sur l’encouragement de la migration des résidents de Gaza », lors de la réunion hebdomadaire des factions de son parti Otzma Yehudit.

Selon lui, une telle politique faciliterait le retour des habitants des communautés israéliennes situées à la frontière de Gaza ainsi que des implantations israéliennes à Gaza, évacuées en 2005, et constitue « une solution correcte, juste, morale et humaine ».

« Nous ne pouvons nous retirer d’aucun territoire de la bande de Gaza. Non seulement je n’exclus pas la possibilité d’une implantation juive là-bas, mais je pense également que c’est une chose importante », ajoute-t-il.

Un certain nombre de députés, y compris des membres du cabinet, ont fait pression pour ce qu’ils appellent la « réinstallation volontaire » des Palestiniens de Gaza, une politique qui a été fermement rejetée, à la fois par le Premier ministre Netanyahu, et par la communauté internationale.

L’idée d’un transfert de population, autrefois considérée comme une opinion marginale défendue par les membres du mouvement ultra-nationaliste Kahane, a connu un regain d’intérêt dans le discours politique israélien en novembre dernier, lorsque les députés Danny Danon (Likud) et Ram Ben-Barak (Yesh Atid) ont publié une tribune dans le Wall Street Journal, appelant « les pays du monde entier à accepter un nombre limité de familles gazaouies qui ont exprimé le désir de se réinstaller ».

Leur proposition avait été saluée par Ben Gvir et le ministre des Finances Bezalel Smotrich, qui avaient qualifié leur initiative de « bonne solution humanitaire pour les habitants de Gaza ».

Quelques jours plus tard, la ministre des Renseignements, Gila Gamliel (Likud), écrivait dans le Jerusalem Post qu’il était possible de promouvoir « la réinstallation volontaire des Palestiniens de Gaza, pour des raisons humanitaires, à l’extérieur de la bande ».

Tsahal diffuse des images provenant de la caméra d’un terroriste du Hamas

Tsahal publie des images obtenues à partir de la caméra d’un terroriste du Hamas qui a été tué par les troupes dans la zone des quartiers Daraj et Tuffah de la ville de Gaza.

L’armée indique qu’au cours de la semaine écoulée, la 401e brigade blindée et le bataillon Shaked de la brigade Givati ont combattu le bataillon Daraj-Tuffah du Hamas.

Lors d’un incident, Tsahal indique que les troupes ont reçu des informations sur la présence d’hommes armés du Hamas dans un bâtiment et ont effectué un raid sur le site, les tuant.

Au cours de la fouille, les soldats ont récupéré une caméra utilisée par le Hamas pour filmer ses attaques contre les troupes de Tsahal.

L’armée affirme que les vidéos montrent comment le Hamas utilise des sites civils pour lancer des RPG sur les chars israéliens opérant dans la bande de Gaza.

Liberman : Israël pourrait devoir réoccuper le Sud-Liban pendant 50 ans

Le leader d'Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, s'exprimant lors d'une réunion de faction, à la Knesset, le 3 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le leader d'Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, s'exprimant lors d'une réunion de faction, à la Knesset, le 3 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le député de l’opposition Avigdor Liberman appelle à la réoccupation, par Israël, du Sud-Liban, estimant que le pays doit « payer en territoire » les dommages causés par les frappes du Hezbollah sur les villes du Nord d’Israël.

L’ancien ministre de la Défense estime que l’armée israélienne doit « fermer » une partie du Sud-Liban et repousser le groupe terroriste au nord du fleuve Litani, même si cela se traduit par 50 ans d’occupation.

« Il ne peut pas y avoir des villes entières où près de la moitié des bâtiments ont tout bonnement été détruits », a-t-il déclaré lors de la réunion hebdomadaire des factions de son parti Yisrael Beytenu, faisant référence au nord d’Israël où les structures ont été endommagées par des missiles.

« Nous n’annexerons rien et nous ne construirons pas d’implantations, mais nous ne libérerons le territoire que lorsqu’il y aura un gouvernement à Beyrouth qui saura comment exercer sa souveraineté. »

« Tout ce qui se trouve entre le Litani et Israël doit être sous le contrôle de Tsahal », ajoute-t-il, comparant cette situation à l’occupation militaire de l’Allemagne après la Seconde Guerre mondiale. « Si le Liban ne paie pas en territoire, nous n’aurons rien fait », déclare-t-il.

L’armée israélienne a occupé le sud du Liban pour éloigner le Hezbollah de la frontière de 1982 jusqu’à un retrait chaotique en 2000.

Des soldats israéliens ouvrant les portes pour le passage d’un char lors du retrait de Tsahal du Liban, le 22 juin 2000. (Crédit : Flash90)

Liberman s’en prend également à la gestion de la guerre menée contre le Hamas par le Premier ministre Benjamin Netanyahu et déclaré que le gouvernement « ne sait pas comment mettre fin à la guerre dans le sud, ni comment agir dans le nord ».

Des civils déplacés de la périphérie de Gaza bientôt autorisés à rentrer ?

Un homme regarde les dommages causés au musée Yad Mordechai par une roquette tirée depuis la bande de Gaza il y a quelques semaines, dans le kibboutz Yad Mordechai, le 21 décembre 2023. (Crédit : Yossi Zamir/Flash90)
Un homme regarde les dommages causés au musée Yad Mordechai par une roquette tirée depuis la bande de Gaza il y a quelques semaines, dans le kibboutz Yad Mordechai, le 21 décembre 2023. (Crédit : Yossi Zamir/Flash90)

Le commandement du front intérieur de Tsahal se prépare à autoriser le retour des civils déplacés de certaines communautés situées à la frontière de Gaza, en commençant par celles qui se trouvent à une distance comprise entre quatre et sept kilomètres de la bande de Gaza.

Les communautés situées jusqu’à sept kilomètres de la frontière de Gaza ont été évacuées à la suite de l’attaque du 7 octobre.

L’armée israélienne estime que des roquettes continueront d’être lancées depuis la bande de Gaza sur les villes du sud, et que personne ne sera donc forcé de revenir à ce stade du plan.

Ceux qui souhaitent retourner dans leur communauté recevront une petite subvention de 200 shekels pour un adulte et de 100 shekels pour un enfant.

Dans un premier temps, les habitants de Mavkiim, Gvaram, Dorot, Yachini, Bror Hayil – tous situés dans la zone de 4 à 7 kilomètres – et de Yad Mordechaï, seront autorisés à rentrer chez eux.

Les habitants de Yad Mordechaï, qui n’est qu’à 3 kilomètres de la frontière, ont demandé à être autorisés à revenir à ce stade, selon Tsahal.

L’armée israélienne renforcera les équipes de sécurité locales dans les villes où les habitants retournent, et les soldats continueront à protéger la zone.

Ces équipes seront dotées d’un meilleur équipement, formées par Tsahal et considérées comme des civils employés par l’armée, selon le plan.

Tsahal tentera également de déplacer les forces d’artillerie vers d’autres zones afin de réduire les nuisances sonores pour les habitants qui rentrent chez eux.

Les communautés situées dans la zone de 0 à 4 km, y compris la ville de Sderot, ne pourront pas revenir avant un certain temps, car de nombreuses maisons ont été endommagées par l’attaque du 7 octobre.

Tsahal frappe une cellule du Hezbollah qui se préparait à lancer des drones depuis le Sud-Liban

L’armée israélienne affirme avoir frappé une cellule du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah dans le sud du Liban qui se préparait à lancer des drones sur le nord d’Israël.

« Un avion de l’armée de l’air a attaqué l’escouade avant qu’elle ne puisse effectuer le lancement, et a détruit l’avion qu’elle utilisait », a déclaré Tsahal.

L’armée précise que le Hezbollah a également tenté de lancer des drones sur Israël depuis le village frontalier de Maroun el-Ras.

« Il s’agit là d’un nouvel exemple de l’exploitation cynique par l’organisation terroriste des populations et des installations civiles », souligne Tsahal.

Les avions de combat de l’armée de l’air israélienne ont également frappé des sites du Hezbollah dans le sud du Liban aujourd’hui, ajoute Tsahal.

Les alarmes d’infiltration de drones et les sirènes de roquettes qui ont retenti plus tôt dans le nord d’Israël étaient toutes de fausses alarmes, selon l’armée.

Alerte à l’infiltration de drones est déclenchée près de la frontière nord

Des alertes signalant une possible infiltration de drones ont retenti dans des localités du nord d’Israël proches de la frontière libanaise.

Des sirènes ont notamment été entendues dans les communautés d’Avivim, Baram, Dalton et la zone industrielle de Ramat Dalton.

Le Hamas refuse de libérer les otages restants tant qu’Israël ne met pas fin aux combats

Le Hamas n’acceptera pas de libérer les otages détenus à Gaza avant l’arrêt complet des combats, a encore déclaré une source du Hamas au média saoudien Al-Arabiya, après plusieurs jours de pourparlers sur le cessez-le-feu avec des responsables égyptiens au Caire.

La source confirme qu’en dépit des pourparlers au Caire, la position du groupe terroriste n’a pas changé et qu’il ne libérera pas les otages toujours détenus à Gaza tant qu’Israël n’acceptera pas un arrêt définitif des combats après près de trois mois de guerre.

La semaine dernière, des médias ont affirmé que le Hamas et le Jihad islamique palestinien avaient tous deux rejeté une proposition égyptienne selon laquelle le Hamas abandonnerait le contrôle de la bande de Gaza en échange d’un cessez-le-feu permanent.

Tsahal a éliminé un terroriste qui aurait dirigé l’attaque de Kissufim le 7 octobre 

Un soldat israélien patrouillant à côté d'une maison ravagée par des terroristes du Hamas au kibboutz Kissufim, dans le sud d'Israël, le 21 octobre 2023. (Crédit : Francisco Seco/AP)
Un soldat israélien patrouillant à côté d'une maison ravagée par des terroristes du Hamas au kibboutz Kissufim, dans le sud d'Israël, le 21 octobre 2023. (Crédit : Francisco Seco/AP)

L’armée israélienne a annoncé avoir éliminé le commandant de compagnie de la force d’élite Nukhba du Hamas à Deir al Balah, au centre de la bande de Gaza, lors d’une opération qui a duré toute la nuit.

Adel Msammah commandait les terroristes de la Nukhba qui ont mené l’attaque sur Kissufim le 7 octobre, et a ordonné à d’autres membres du Hamas d’attaquer les communautés frontalières de Beeri et Nirim.

« Après cela, Msammah a mené des combats dans la bande de Gaza contre nos forces », précise l’armée israélienne.

Pendant ce temps, dans le nord de Gaza, les réservistes de la Brigade Yiftah ont mené des raids sur plusieurs sites du Hamas et du Jihad islamique dans le quartier Shejaiya, à Gaza-City et ont localisé une cache d’armes dans une mosquée, selon Tsahal.

Au cours de l’opération, des agents du Hamas ont lancé des mortiers sur les forces. Tsahal indique qu’un drone a identifié la cellule et l’a frappée.

Dans le sud de Gaza, à Khan Younès, les troupes de la Brigade Commando ont identifié un membre du Hamas qui lançait des roquettes, et ont demandé à un avion militaire de mener une frappe, selon Tsahal.

Au cours de la nuit, l’armée de l’air et la marine ont continué à frapper des sites à travers la bande de Gaza, aidant les forces terrestres dans leurs manœuvres contre le Hamas.

Arrestations nocturnes à Jérusalem-Est et en Cisjordanie – médias palestiniens

Les médias palestiniens font état de multiples arrestations par les forces israéliennes à Jérusalem-Est et en Cisjordanie au cours de la nuit.

Selon Quds News Network, plusieurs personnes ont été arrêtées dans la ville palestinienne de Qatanna, à la périphérie de Jérusalem. Sur une photo de l’opération d’arrestation postée par le réseau sur X, on peut voir plusieurs personnes agenouillées, les yeux bandés.

L’agence de presse palestinienne Wafa rapporte qu’une personne a également été arrêtée dans le quartier de Wadi al-Joz, à Jérusalem-Est, lors d’un raid nocturne à son domicile.

Des images partagées par Quds News Network sur X plus tôt dans la matinée montrent des affrontements entre Palestiniens et forces israéliennes dans le camp de réfugiés de Shuafat à Jérusalem-Est.

Par ailleurs, deux personnes auraient été arrêtées à Bethléem, et plusieurs autres dans des zones proches de Ramallah, Naplouse et Tulkarem.

29 des 170 soldats tués à Gaza l’ont été par des tirs dits « amis » et d’autres accidents

Les forces de Tsahal opèrent dans la bande de Gaza, sur une photo publiée le 1er janvier 2024. (Crédit : Armée israélienne)
Les forces de Tsahal opèrent dans la bande de Gaza, sur une photo publiée le 1er janvier 2024. (Crédit : Armée israélienne)

Sur les 170 soldats tués dans la bande de Gaza depuis le début de l’opération terrestre, 29 ont été tués par des « tirs amis » et d’autres accidents, selon de nouvelles données publiées par l’armée israélienne.

Dix-huit soldats ont été tués par des tirs amis dus à une erreur d’identification, notamment lors de frappes aériennes, de bombardements de chars et de tirs d’armes à feu.

Deux soldats ont été tués par des tirs qui ne les visaient pas.

Neuf soldats ont été tués dans des accidents, notamment des décharges d’armes accidentelles, des écrasements et des éclats d’obus provenant de démolitions contrôlées.

Depuis le début de l’opération terrestre, deux et six soldats ont été tués chaque semaine en moyenne, dans des incidents de tirs dits « amis » ou des accidents, selon les données.

L’armée israélienne a estimé que ces accidents mortels étaient dus à une multitude de raisons, notamment le nombre important de forces opérant à Gaza, les problèmes de communication entre les forces et le fait que les soldats étaient fatigués et ne se conformaient pas aux règles.

Des milliers de fantassins, de chars et d’autres troupes participent actuellement à l’offensive terrestre d’Israël contre le Hamas et opèrent dans les quartiers très denses de la bande de Gaza.

L’armée a déclaré qu’elle évaluait constamment les combats en cours, y compris les cas de tirs dits « amis », et qu’elle mettait rapidement en œuvre les leçons tirées.

Un drone armé abattu au-dessus d’une base aérienne irakienne où les États-Unis sont présents

La base aérienne d'Ain al-Assad qui accueille les forces américaines en Irak, le 8 juillet 2023. (Crédit : Ayman HENNA / AFP)
La base aérienne d'Ain al-Assad qui accueille les forces américaines en Irak, le 8 juillet 2023. (Crédit : Ayman HENNA / AFP)

Les systèmes de défense ont abattu un drone armé au-dessus de la base aérienne d’Aïn al-Assad, qui accueille les forces américaines et d’autres forces internationales dans l’ouest de l’Irak, ont déclaré des sources de l’armée irakienne à Reuters.

Cette attaque, qui n’a pas fait de victimes ni de dégâts, est la deuxième en quelques heures après qu’un drone a été abattu hier au-dessus de l’aéroport d’Erbil, dans le nord de l’Irak, où sont stationnées des forces américaines et internationales.

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