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Malgré les tensions au nord, 100 000 Israéliens ont visité les parcs nationaux

Les randonneurs affluent dans les réserves naturelles de tout le pays, y compris dans le nord, après les affrontements déclenchés par l'infiltration de drones iraniens en Israël

Illustration : des visiteurs de la Réserve Naturelle de Panéas dans le nord d'Israël le 3 avril 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Illustration : des visiteurs de la Réserve Naturelle de Panéas dans le nord d'Israël le 3 avril 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Malgré l’escalade à la frontière nord, quelque 100 000 personnes ont visité les parcs nationaux à travers le pays samedi, y compris dans le nord, a déclaré l’Autorité israélienne pour la nature et les parcs.

Parmi les sites dans le nord d’Israël qui ont accueilli des milliers de visiteurs, on note le mont Hermon, ainsi que les réserves naturelles de Banias et de la vallée de Hula, a déclaré l’Autorité des parcs.

Le mont Hermon et la réserve naturelle de Banias sont tous deux situés sur le plateau du Golan, qu’Israël a récupéré sur la Syrie lors de la Guerre des Six jours de 1967.

Visiteurs à la réserve naturelle de Hula, dans le nord d’Israël, le 3 avril 2016. (Miriam Alster/Flash90)

Samedi matin, un drone iranien entré en Israël en provenance de Syrie a été abattu par un hélicoptère de combat de l’armée de l’air israélienne.

En réponse, Israël a frappé des cibles militaires iraniennes et syriennes en Syrie, et un avion israélien F-16 a été abattu au-dessus d’Israël après avoir été pris pour cible par des missiles antiaériens syriens.

L’état de santé du pilote, qui a été gravement blessé après s’être éjecté de l’avion, s’est stabilisé samedi matin, mais il était toujours inconscient et sous respirateur, ont déclaré les médecins de l’hôpital Rambam de Haifa.

Le deuxième pilote a été légèrement blessé en s’éjectant de l’avion.

L’avion s’est écrasé dans un champ près du Kibboutz Harduf dans la vallée du Jezreel.

Une photo prise dans le nord, au kibboutz israélien de Harduf le 10 février 2018 montre les restes d’un F-16 qui s’est écrasé après avoir été attaqué par les défenses aériennes syriennes (Crédit : AFP / Jack GUEZ)

Après l’échange initial de tirs, les militaires ont attaqué 12 cibles syriennes et iraniennes en Syrie, une nouvelle vague de frappes qualifiées d’attaques « à grande échelle ».

Les militaires ont qualifié l’infiltration du drone de « violation grave et illégale de la souveraineté israélienne » et ont déclaré que l’Iran serait tenu responsable des conséquences, marquant une escalade dramatique des tensions le long de sa frontière nord.

Après que l’Iran et la Syrie ont nié que le drone sans pilote ait violé l’espace aérien de l’État juif, l’armée israélienne a diffusé des images vidéo de la destruction du drone sur le territoire israélien, ainsi que de l’attaque ultérieure de Tsahal contre le véhicule de guidage iranien en Syrie.

‪An Iranian UAV crossed into Israeli territory and was intercepted by an attack helicopter‬

Posted by Israel Defense Forces on Saturday, February 10, 2018

Selon une déclaration syrienne, des avions à réaction israéliens ont pris pour cible une base de drones dans le centre de la Syrie, dont la mission est de recueillir des renseignements sur les activités israéliennes dans la région. La base a été touchée alors que les drones étaient en mission régulière dans le désert, dans la province de Homs. Le communiqué précisait qu’il était « mensonger et fallacieux » de dire que le drone était entré dans l’espace aérien israélien.

Une déclaration sur les médias militaires centraux, alliés à l’armée syrienne, a qualifié l’attaque israélienne sur le drone d' »acte terroriste », mettant en garde contre « une réponse dure et sérieuse ».

Un porte-parole du Conseil suprême de sécurité nationale de l’Iran a déclaré que la réponse syrienne était « un avertissement clair à Israël ». L’ère des frappes israéliennes sur la Syrie est terminée. » Il a juré de « répondre sans relâche » à « toute nouvelle agression ».

Pendant ce temps, le chef adjoint des Gardiens de la Révolution iraniens a prévenu que son pays pourrait « apporter l’enfer sur le régime sioniste ».

Le général de brigade Hossein Salami a refusé de confirmer à l’agence de presse Tasnim qu’un drone iranien avait été abattu. « Nous ne pouvons pas confirmer ce rapport sur le drone parce que les Israéliens sont des menteurs… si les Syriens le confirment, l’Iran le confirmera aussi », a déclaré Salami, selon une traduction de Reuters.

Le porte-parole de Tsahal, le brigadier-général Ronen Manelis a déclaré qu’Israël tenait l’Iran directement responsable de l’incident.

« C’est une attaque iranienne grave contre le territoire israélien. L’Iran entraîne la région dans une aventure dans laquelle il ne sait pas comment elle finira », a-t-il déclaré dans un communiqué exceptionnel. « Celui qui est responsable de cet incident est celui qui en paiera le prix. »

Le général Gadi Eizenkot, chef d’état-major de Tsahal, et le général Amikam Norkin, chef de l’armée de l’air, dirigeaient les opérations depuis le quartier général de l’armée de terre à Tel Aviv, tandis que le Premier ministre Benjamin Netanyahu procédait à des évaluations de sécurité et autorisait les opérations en temps réel.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (C) est informé de l’escalade à la frontière nord, en compagnie du chef d’état-major de Tsahal Gadi Eizenkot (G) et du ministre de la Défense Avigdor Liberman (D), le 10 février 2018. (Ariel Hermoni/Ministère de la Défense)

Vers midi, le ministre de la Défense Avigdor Liberman convoquait les hauts gradés au quartier général militaire de Tel Aviv pour envisager une autre riposte.

Israël a mis en garde dernièrement contre la présence accrue de l’Iran le long de sa frontière en Syrie et au Liban. Elle craint que l’Iran n’utilise le territoire syrien pour lancer des attaques contre Israël et créer un couloir terrestre entre l’Iran et le Liban qui lui permettrait de transférer plus facilement des armes au Hezbollah.

Le Cabinet israélien a récemment tenu une réunion sur le plateau du Golan, près de la frontière avec la Syrie, pour mettre en lumière les nouvelles menaces qui sont attribuées à la confiance croissante de l’Iran, compte tenu de la victoire apparente d’Assad en Syrie grâce à leur aide.

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