Moscou accuse Israël d’avoir utilisé 2 avions civils comme couverture en Syrie
L'OSDH affirme que 9 personnes ont été tuées dans une frappe qui aurait visé plusieurs positions iraniennes près de la base aérienne T4 à l'est de Palmyre
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Un général russe a déclaré jeudi que les défenses aériennes syriennes n’ont pas engagé les jets israéliens qui auraient effectué une frappe dans le centre de la Syrie parce qu’il y avait deux avions de ligne civils dans les airs à ce moment-là.
Selon un observateur de la guerre basé en Grande-Bretagne, la frappe aérienne israélienne présumée dans le centre de la Syrie a tué neuf combattants pro-gouvernementaux, dont quatre Syriens et cinq de nationalité indéterminée.
Le contre-amiral syrien Vadim Kulit a déclaré au site d’information Sputnik que la frappe avait été effectuée par quatre jets F-16 israéliens.
« Les dirigeants militaires syriens ont décidé de ne pas utiliser les systèmes de défense anti-aérienne car au moment de l’attaque de l’aviation israélienne, deux avions civils de passagers se trouvaient dans la zone de destruction des systèmes anti-aériens », a déclaré Kulit.
La Russie a accusé à plusieurs reprises Israël d’utiliser des avions civils comme « bouclier » contre les défenses aériennes syriennes, dans un contexte de colère persistante après un cas en 2018, lorsque l’armée syrienne a abattu un avion espion russe en répondant à une frappe israélienne au-dessus de l’espace aérien syrien.
La Russie a par la suite déclaré qu’Israël était responsable de cet incident, au cours duquel 15 membres d’équipage ont été tués, affirmant que les jets de l’armée de l’air israélienne avaient utilisé l’avion russe comme couverture.
Dans cette affaire, l’armée israélienne a catégoriquement démenti l’allégation selon laquelle les jets de l’armée de l’air israélienne avaient utilisé l’avion espion comme bouclier, et les analystes de la Défense ont également émis des doutes sur la faisabilité d’une telle manœuvre.
Néanmoins, l’incident a entraîné une importante prise de bec diplomatique entre Moscou et Jérusalem.
L’agence de presse étatique syrienne SANA avait auparavant cité une source militaire affirmant que l’attaque de mercredi soir près de la ville de Palmyre avait tué un soldat et en avait blessé trois autres.
Selon SANA, les frappes aériennes ont été menées vers 23 h 30 et ont touché une « tour de communication et certaines zones autour d’elle » près de la ville de Palmyre.
L’Observatoire syrien des droits de l’homme, un groupe lié à l’opposition dont le financement n’est pas clair, a déclaré que trois membres de la milice pro-iranienne ont été tués dans l’attaque et quatre autres ont été blessés. L’Observatoire, basé en Grande-Bretagne, a parfois été accusé de gonfler le nombre de victimes.
Le général de division Aharon Haliva, qui a pris ses fonctions en début de semaine, a déclaré avant la frappe que Téhéran avait recours au « sabotage et au terrorisme dans les pays du Moyen-Orient » afin de contester la supériorité militaire d’Israël dans la région.
« L’Iran s’efforce d’étendre et de créer son programme nucléaire, en enrichissant à un rythme plus rapide et à des quantités plus importantes que jamais auparavant », a déclaré M. Haliva lors d’une cérémonie de remise de diplômes aux officiers du renseignement militaire.
« Nous continuerons à limiter les démarches de l’Iran, à le faire reculer, à endommager ses capacités et à préserver la puissance d’Israël », a ajouté le chef du renseignement.
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