Moshe Gafni soutient l’enquête officielle de l’Etat sur le drame de Meron
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Moshe Gafni soutient l’enquête officielle de l’Etat sur le drame de Meron

Le député 'haredi a dit à Netanyahu que la formation d'une commission était la "bonne façon" de procéder à une enquête ; Yesh Atid souhaite accélérer la création de la commission

Les victimes du drame de Meron, le 30 avril 2021. De haut en bas, de gauche à droite : Chen Doron, Haim Rock, Ariel Tzadik, Yossi Kohn, Yisrael Anakvah, Yishai Mualem, Yosef Mastorov, Elkana Shiloh, Moshe Levy, Shlomo Zalman Leibowitz, Shmuel Zvi Klagsbald, Mordechai Fakata, Dubi Steinmetz, Abraham Daniel Ambon, Eliezer Gafner, Yosef Greenbaum, Yehuda Leib Rubin, Yaakov Elchanan Starkovsky, Haim Seler, Yehoshua Englard, Moshe Natan Neta Englard, Yedidia Hayut, Moshe Ben Shalom, David Krauss, Eliezer Tzvi Joseph, Yosef Yehuda Levy, Yosef Amram Tauber, Menachem Knoblowitz, Elazar Yitzchok Koltai, Yosef David Elhadad, Shraga Gestetner, Yonatan Hebroni, Shimon Matalon, Elazar Mordechai Goldberg, Moshe Bergman, Daniel Morris, Ariel Achdut, Moshe Mordechai Elhadad, Hanoch Slod, Yedidya Fogel, Menahem Zakbah, Simcha Diskind, Moshe Tzarfati, Nahman Kirshbaum et Eliyahu Cohen.
Les victimes du drame de Meron, le 30 avril 2021. De haut en bas, de gauche à droite : Chen Doron, Haim Rock, Ariel Tzadik, Yossi Kohn, Yisrael Anakvah, Yishai Mualem, Yosef Mastorov, Elkana Shiloh, Moshe Levy, Shlomo Zalman Leibowitz, Shmuel Zvi Klagsbald, Mordechai Fakata, Dubi Steinmetz, Abraham Daniel Ambon, Eliezer Gafner, Yosef Greenbaum, Yehuda Leib Rubin, Yaakov Elchanan Starkovsky, Haim Seler, Yehoshua Englard, Moshe Natan Neta Englard, Yedidia Hayut, Moshe Ben Shalom, David Krauss, Eliezer Tzvi Joseph, Yosef Yehuda Levy, Yosef Amram Tauber, Menachem Knoblowitz, Elazar Yitzchok Koltai, Yosef David Elhadad, Shraga Gestetner, Yonatan Hebroni, Shimon Matalon, Elazar Mordechai Goldberg, Moshe Bergman, Daniel Morris, Ariel Achdut, Moshe Mordechai Elhadad, Hanoch Slod, Yedidya Fogel, Menahem Zakbah, Simcha Diskind, Moshe Tzarfati, Nahman Kirshbaum et Eliyahu Cohen.

Le chef du parti ultra-orthodoxe Yahadout HaTorah a apporté mercredi son soutien à la création d’une commission d’Etat qui sera chargée d’enquêter sur la bousculade mortelle qui s’est produite pendant une fête juive le mois dernier et qui a tué 45 personnes dont de nombreux enfants.

Aucune arrestation n’a eu lieu depuis la tragédie du 30 avril dernier, un des plus graves désastres civils de l’histoire d’Israël, au sujet de laquelle la police israélienne enquête.

Le député Moshe Gafni de Yahadout HaTorah préside la commission des Finances de la Knesset, qui s’est réunie mardi pour discuter la catastrophe survenue lors des festivités de Lag BaOmer au mont Meron, dans le nord d’Israël. Dans une lettre adressée au Premier ministre Benjamin Netanyahu, a déclaré que la commission parlementaire a convenu que la « bonne façon » de procéder est de former une commission d’enquête officielle, qui serait dirigée par un juge de la Cour suprême.

Gafni a également déclaré qu’il présiderait d’autres réunions de la commission sur la question « afin que nous puissions proposer des solutions pour l’avenir, de sorte qu’un cas comme celui-ci ne se reproduise pas. »

« Je crois que c’est le meilleur moyen d’obtenir une solution légale au sujet des pèlerinages et des visites sur le Mont Méron, ainsi que pour le réconfort des familles des morts » a -t-il écrit dans sa lettre.

Il a demandé à Netanyahu que le gouvernement commence à soumettre une proposition visant à établir une commission d’État qui enquêtera sur la catastrophe et « fera des recommandations qui permettront de réglementer le site en termes de halakha [loi juive], d’ingénierie et de sécurité ».

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sur le site d’une bousculade pendant la nuit lors d’un rassemblement religieux ultra-orthodoxe dans la ville de Meron, dans le nord d’Israël, le 30 avril 2021. (Crédit : Ronen ZVULUN / POOL / AFP)

À l’heure actuelle, on ignore si Netanyahu permettrait la formation d’une telle commission avant que le gouvernement ne l’approuve. Si le Premier ministre a déclaré qu’il était favorable à une enquête approfondie, il n’a pas répondu aux appels en faveur d’une commission d’enquête officielle.

La lettre écrite par Gafni mercredi dernier apparaît comme un revirement de situation alors que le parti est aux côtés de Netanyahu en tant que son allié dans le bloc de droite droite. Au cours de la réunion de mardi, Gafni a suggéré qu’une commission dirigée par le grand rabbin soit formé pour gérer les problèmes à Meron, ce qui a suscité quelques moqueries.

Mercredi également, le parti centriste Yesh Atid – qui cherche à remplacer Netanyahu au poste de Premier ministre à la suite des élections de mars – a déclaré qu’il chercherait à accélérer l’adoption d’un projet de loi visant à créer une commission d’État chargée d’enquêter sur la catastrophe lors d’un vote la semaine prochaine, ce qui laisse entrevoir la possibilité d’un soutien transversal.

Le procureur général Avichai Mandelblit a annoncé au début du mois qu’une équipe d’enquête conjointe de la police israélienne et du département des enquêtes internes de la police du ministère affilié au ministère de la Justice mènerait une enquête sur cet incident mortel.

La police israélienne et du département des enquêtes internes de la police ont déjà entamé des recherches indépendantes. Le contrôleur de l’Etat Matanyahu Englman a aussi annoncé de son côté des recherches d’investigation plus poussées.

De plus en plus de voix se sont élevées pour réclamer la création d’une commission d’enquête nationale sur cette tragédie, qui se pencherait sur l’organisation des événements annuels de Lag B’Omer au Mont Meron.

Le drame s’est produit dans la nuit du 30 avril, alors que des milliers de personnes célébrant Lag B’Omer, venues pèleriner sur la tombe du Sage du deuxième siècle, Rabbi Shimon Bar Yochai, affluaient dans une allée étroite. Le passage était recouvert d’un plancher métallique et était peut-être mouillé, ce qui a fait glisser certaines personnes pendant la ruée vers la sortie. Certains sont apparemment tombés sur la passerelle et sur une volée d’escaliers à son extrémité, tombant sur ceux qui étaient en dessous et précipitant un effet domino fatal.

Les forces de secours et la police se trouvent sur les escaliers où un grand nombre de personnes ont été écrasées et blessées lors des célébrations de la fête de Lag BaOmer sur le mont Meron, dans le nord d’Israël, le 30 avril 2021. (David Cohen/Flash90)

Le site, le deuxième site religieux le plus fréquenté d’Israël après le mur Occidental, semble être devenu une sorte de zone extra-territoriale, où des communautés ultra-orthodoxes indépendantes organisent leurs propres événements et leurs propres conditions d’accès, sans aucune supervision générale, et où la police subit régulièrement des pressions de la part de ministres et de politiciens ultra-orthodoxes pour ne pas s’y opposer.

D’anciens responsables de la police ont déclaré que l’on craignait depuis des années qu’une tragédie ne survienne en raison des foules massives et du manque de surveillance à Lag B’Omer.

De multiples rapports parus dans les médias israéliens ont indiqué que les députés religieux avaient exercé une pression énorme avant les festivités pour s’assurer qu’aucune limite ne serait imposée au nombre de participants en raison de la pandémie de COVID-19.

Quelque 100 000 pèlerins ultra-orthodoxes ont finalement participé à l’événement. Un cadre élaboré par le ministère de la Santé, en consultation avec d’autres responsables gouvernementaux, la police et d’autres, aurait limité l’événement à 9 000 participants mais n’a pas été mis en œuvre.

Dans un autre accident dimanche dernier, deux personnes ont été tuées et 167 ont été blessées, dont cinq grièvement quand un gradin s’est effondré sous le poids de participants à la synagogue de Givat Ze’ev au début des festivités de Shavouot dimanche soir.

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