Israël en guerre - Jour 288

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Netanyahu maintient que Tsahal entrera à Rafah malgré la pression internationale

Les alliés d'Israël, dont les États-Unis, ont exprimé leur vive inquiétude quant à l'incursion de l'armée dans la ville du sud de Gaza sans plan précis de protection des civils

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'entretenant avec des membres du bataillon israélien Nitzan 636, le 14 mars 2024. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'entretenant avec des membres du bataillon israélien Nitzan 636, le 14 mars 2024. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a assuré jeudi aux soldats israéliens que l’armée allait opérer dans la ville de Rafah, dans la bande de Gaza, malgré les pressions internationales qui l’incitent à ne pas le faire.

« Alors que vous et Tsahal vous préparez à poursuivre le combat, la communauté internationale fait pression pour que nous n’entrions pas dans Rafah et que nous ne terminions pas le travail. En tant que Premier ministre d’Israël, je rejette ces pressions et je continuerai à le faire », a déclaré le Premier ministre lors d’une visite aux combattants du bataillon du Corps de Collecte de Renseignements Nitzan 636, à proximité de Jérusalem.

Israël affirme que Rafah est le dernier grand bastion du Hamas dans l’enclave palestinienne, l’armée israélienne ayant méthodiquement démantelé et détruit les bataillons du groupe terroriste palestinien dans la majeure partie de la bande de Gaza.

Depuis des semaines, le Premier ministre insiste sur la nécessité pour Tsahal de pénétrer dans Rafah, allant jusqu’à affirmer à la fin du mois de février que la victoire totale dans la bande de Gaza ne serait plus qu’une question de semaines une fois l’incursion entamée.

Mais plus de la moitié des 2,3 millions d’habitants de Gaza ont trouvé refuge dans la ville méridionale située à la frontière entre Gaza et l’Égypte, alors que la guerre a ravagé une grande partie du territoire. Les alliés d’Israël, dont les États-Unis, ont exprimé de vives réserves quant à une éventuelle incursion de l’armée israélienne dans la ville méridionale de Gaza, mettant en garde contre le risque massif pour les civils.

Les États-Unis ont déjà averti qu’Israël devait montrer qu’il disposait d’un plan de protection des civils avant de lancer une incursion terrestre dans Rafah. Des responsables américains ont indiqué lundi au site d’information Politico que le président américain Joe Biden avait déclaré qu’il envisagerait de poser des conditions à l’octroi d’une future aide militaire à Israël si Tsahal poursuivait l’opération sans le feu vert des États-Unis.

Des Palestiniens se pressant sur un marché à Rafah, dans la bande de Gaza, le 22 février 2024. (Crédit : Mohammed Dahman/AP Photo)

Israël a déclaré qu’il travaillait sur un plan de protection des civils. Mercredi, le porte-parole de l’armée israélienne, le contre-amiral Daniel Hagari, a présenté les grandes lignes de ce plan publiquement.

Des responsables américains ont ensuite fait savoir à leurs homologues israéliens que l’administration Biden soutiendrait une opération limitée dans la ville la plus au sud de Gaza, qui donnerait la priorité à des cibles du Hamas « de grande valeur » dans et sous la ville, au lieu d’une opération de grande envergure, a rapporté Politico, citant quatre responsables américains.

Un responsable israélien a expliqué au média qu’une incursion ou une opération à Rafah était inévitable.

« En fin de compte, nous ne pouvons pas gagner cette guerre sans vaincre les bataillons du Hamas à Rafah », a souligné le responsable.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’entretenant avec des membres du bataillon israélien Nitzan 636, le 14 mars 2024. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)

La guerre avec le Hamas à Gaza a commencé le 7 octobre, lorsque des milliers de terroristes du Hamas de la bande de Gaza ont envahi le sud d’Israël, tuant près de 1 200 personnes et prenant 253 otages.

Israël a répondu par une opération militaire visant à renverser le régime du Hamas à Gaza et à libérer tous les otages, dont 130 sont toujours en captivité (ainsi que quatre autres retenus antérieurement à la guerre).

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