Netanyahu pourrait autoriser les députés à revenir sur le mont du Temple
Rechercher

Netanyahu pourrait autoriser les députés à revenir sur le mont du Temple

Le Premier ministre aurait décidé de re-autoriser les visites dans 3 mois ; Yehuda Glick demandera à la Haute cour de se prononcer sur cette interdiction, instaurée il y a près de 18 mois

Sur le mont du Temple, Yehuda Glick montre à des Juifs religieux un diagramme du Temple juif, qui se trouvait autrefois à l'emplacement du Dôme du Rocher, à Jérusalem, le 17 septembre 2013. (Crédit : Christa Case Bryant/The Christian Science Monitor via Getty Images)
Sur le mont du Temple, Yehuda Glick montre à des Juifs religieux un diagramme du Temple juif, qui se trouvait autrefois à l'emplacement du Dôme du Rocher, à Jérusalem, le 17 septembre 2013. (Crédit : Christa Case Bryant/The Christian Science Monitor via Getty Images)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu envisage de lever une interdiction de près de 18 mois qui empêche les ministres et les députés de se rendre sur le mont du Temple, à Jérusalem, a annoncé lundi la Deuxième chaîne.

La décision aurait été prise lundi pendant une réunion avec Gilad Erdan, le ministre de la Sécurité intérieure, Yitzhak Molcho, le confident de Netanyahu, et des représentants des services de sécurité interne et de la police.

Les visites seront à nouveau autorisées dans trois mois, après les fêtes juives et musulmanes période sensible, a indiqué la chaîne.

Ces fêtes comprennent notamment Pessah. En avril, les 50 ans de la réunification de Jérusalem lors de la guerre des Six Jours, seront célébrés en mai, ainsi que le Ramadan, qui se terminera à la fin du mois de juin.

Le nombre de visites autorisées augmentera au fur et à mesure, et sera soumis aux conditions sur le terrain et éventuellement à des restrictions de la police, a annoncé la Deuxième chaîne.

Vue aérienne du mont du Temple. (Crédit : Nati Shoahat/Flash90)
Vue aérienne du mont du Temple. (Crédit : Nati Shoahat/Flash90)

Le mont du Temple est le lieu le plus saint du judaïsme. Appelé Haram al-Sharif par les musulmans, ce qui signifie le noble sanctuaire, il est le troisième lieu saint de l’islam. Dans le cadre du fragile statu quo en place sur le mont depuis des décennies, les Juifs ont le droit de visiter le lieu saint, mais pas d’y prier.

Le député du Likud Yehuda Glick, le membre de la Knesset le plus étroitement associé avec la campagne pour l’autorisation de la prière juive sur le site, avait menacé la semaine dernière de porter plainte devant la Haute cour de Justice si Netanyahu et le Likud continuaient d’interdire aux députés de visiter le lieu saint.

Déclarant qu’il ne comprenait pas pourquoi une période de trois mois « inutile » était nécessaire, Glick a indiqué sur Twitter qu’il avait décidé de tout de même de présenter sa pétition à la Haute cour pour empêcher tout délai supplémentaire.

Il a déclaré « regrettable de penser qu’il a fallu que je menace d’aller devant la Haute cour pour entraîner cette décision [d’autoriser à nouveau les visites sur le mont du Temple], qui a été rendue publique ce soir. »

Le député du Likud Yehuda Glick pendant son investiture à la Knesset, le 25 mai 2016. (Crédit : porte-parole de la Knesset)
Le député du Likud Yehuda Glick pendant son investiture à la Knesset, le 25 mai 2016. (Crédit : porte-parole de la Knesset)

Glick a rencontré le procureur général, Avichai Mandelblit, et le conseiller juridique de la Knesset, Eyal Yinon. Ils lui auraient dit que l’interdiction de Netanyahu ne résisterait pas à une décision de la Haute cour.

Il a déclaré sur Twitter qu’il travaillait depuis dix mois pour revenir sur cette interdiction du mont du Temple, et a affirmé qu’Erdan, la police israélienne et la commission d’Ethique de la Knesset avaient retiré leurs objections aux visites des députés il y a déjà  un certain temps.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...