Nikki Haley dénonce un récent rapprochement entre Iran et Hamas
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Nikki Haley dénonce un récent rapprochement entre Iran et Hamas

L'ambassadrice américaine à l'ONU juge que la république islamique doit décider si elle "veut être le patron d'un mouvement terroriste jihadiste"

Nikki Haley à l'AIPAC à Washington, D.C., le 27 mars 2017. (Crédit : Nicholas Kamm/AFP)
Nikki Haley à l'AIPAC à Washington, D.C., le 27 mars 2017. (Crédit : Nicholas Kamm/AFP)

L’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, a dénoncé jeudi un récent rapprochement entre l’Iran et le mouvement terroriste palestinien du Hamas, appelant Téhéran à choisir entre rejoindre la communauté des nations ou un groupe qualifié de « terroriste » par Washington.

« Une fois encore, l’Iran montre son vrai visage », affirme dans un communiqué la diplomate qui a rang de ministre dans le gouvernement américain.

« L’Iran doit décider s’il veut être membre de la communauté des nations qui prennent leurs obligations internationales au sérieux, ou s’il veut être le patron d’un mouvement terroriste jihadiste. Cela ne peut être les deux », a ajouté Nikki Haley.

En vertu de la résolution 2231 de l’ONU, qui a entériné en 2015 un accord international visant à s’assurer du caractère pacifique des activités nucléaires iraniennes, en échange d’une levée progressive des sanctions internationales, l’Iran a l’interdiction d’exporter des armes sans une approbation du Conseil de sécurité, a-t-on rappelé de source diplomatique américaine.

Lundi, le chef du Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, Yahya Sinwar, avait déclaré que le mouvement islamiste avait accru ses capacités militaires face à Israël, grâce à une amélioration récente de ses relations avec l’Iran.

Yahya Sinwar, le nouveau chef du Hamas à Gaza, pendant l'inauguration d'une mosquée à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 24 février 2017. (Crédit : Said Khatib/AFP)
Yahya Sinwar, le nouveau chef du Hamas à Gaza, pendant l’inauguration d’une mosquée à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 24 février 2017. (Crédit : Said Khatib/AFP)

S’exprimant lors d’une rare rencontre avec des journalistes, Yahya Sinwar avait assuré que l’Iran était « le principal soutien » de la branche militaire du Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam, dont il a lui-même été un commandant militaire avant d’être élu en février à la tête du mouvement terroriste islamiste.

Depuis une guerre en 2014, le Hamas et Israël observent un cessez-le-feu tendu de part et d’autre de la barrière de sécurité israélienne enfermant hermétiquement la bande de Gaza, gouvernée sans partage par le mouvement islamiste. La guerre de 2014 était la troisième dans l’enclave palestinienne en six ans.

Le Hamas est considéré comme une organisation terroriste par l’Union européenne et les Etats-Unis. Il a pris le pouvoir à Gaza en 2007 après en avoir violemment chassé le mouvement du Fatah de Mahmoud Abbas à l’issue de combats fratricides. Depuis, les deux mouvements sont à couteaux tirés et plusieurs tentatives de réconciliation sont restées vaines.

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