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Nouvelle attaque contre un militaire à Paris, aucun blessé

L'agresseur, qui n'était pas connu des services de police, aurait tenu des propos faisant référence à Allah

Soldats français déployés sur les lieux où un véhicule a renversé six soldats à Levallois-Perret, en région parisienne, le 9 août 2017. (Crédit : Stéphane de Sakutin/AFP)
Soldats français déployés sur les lieux où un véhicule a renversé six soldats à Levallois-Perret, en région parisienne, le 9 août 2017. (Crédit : Stéphane de Sakutin/AFP)

L’opération militaire Sentinelle, mise en place après les attentats de janvier 2015 en France, a une nouvelle fois été la cible d’une attaque vendredi : un homme armé d’un couteau a agressé un soldat en plein centre-ville de Paris, sans faire de blessé.

Selon les premiers éléments de l’enquête, l’assaillant a été rapidement maîtrisé par le militaire qui était en patrouille à la station de métro Châtelet.

L’attaque s’est déroulée vers 6h30, a-t-on appris auprès des autorités policières.

L’agresseur, qui n’était pas connu des services de police, aurait tenu des propos faisant référence à Allah, a précisé une source policière.

Il s’agit de la septième agression contre des militaires de la force Sentinelle, mise en place dans le cadre du plan Vigipirate après les attentats de janvier 2015. La dernière en date a fait six blessés parmi un groupe de militaires percutés le 9 août par une voiture à Levallois-Perret, près de Paris.

Secouristes et forces de l'ordre rassemblés après qu'un véhicule a renversé six soldats à Levallois-Perret, en région parisienne, le 9 août 2017. (Crédit : Thierry Chappé/AFP)
Secouristes et forces de l’ordre rassemblés après qu’un véhicule a renversé six soldats à Levallois-Perret, en région parisienne, le 9 août 2017. (Crédit : Thierry Chappé/AFP)

« L’homme a été maîtrisé, c’est la preuve du professionnalisme et de l’efficacité des soldats de Sentinelle dans cette mission de protection », a réagi la ministre des Armées Florence Parly sur la radio Europe 1.

« Nous n’en savons pas plus sur les intentions de l’agresseur, qui a été arrêté », a-t-elle ajouté, alors que le gouvernement a détaillé jeudi une « évolution » de l’opération Sentinelle, jugée rassurante pour la population mais également critiquée car elle fait notamment des militaires des cibles privilégiées pour des attaques islamistes.

« Cette nouvelle attaque légitime pleinement ce que nous voulons faire, c’est-à-dire rendre ce dispositif encore plus imprévisible, encore plus indécelable pour les agresseurs potentiels », a estimé Florence Parly.

L’exécutif va « faire évoluer le dispositif Sentinelle » mais « il ne s’agit évidemment pas de [le] réduire », a affirmé jeudi le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb.

Sentinelle mobilise actuellement 7 000 militaires, et 10 000 en cas de crise.

Les ministres français de l'Intérieur, Gérard Collomb, à gauche, et des Armées, Florence Parly, à droite, devant l'hôpital militaire Bégin de Saint-Mandé, le 9 août 2017. (Crédit : Stéphane de Sakutin/AFP)
Les ministres français de l’Intérieur, Gérard Collomb, à gauche, et des Armées, Florence Parly, à droite, devant l’hôpital militaire Bégin de Saint-Mandé, le 9 août 2017. (Crédit : Stéphane de Sakutin/AFP)

« Nous voulons le redéployer pour faire mieux face à la menace que nous rencontrons aujourd’hui », changer son mode d’organisation afin de gagner en mobilité, a expliqué Gérard Collomb jeudi.

Concrètement, l’opération comprendra désormais trois niveaux : un « dispositif permanent » pour la sécurisation de sites sensibles (écoles, lieux de culte..), touristiques, aéroports ou gares; un « échelon de renforcement planifié » pour la protection d’événements occasionnels, sportifs par exemple, ou saisonniers (Noël, festivals..); une « réserve stratégique » de 3 000 hommes.

« Nous n’avons pas du tout l’intention de baisser la garde », avait assuré Parly.

Le gouvernement s’est refusé à toute projection chiffrée sur les déploiements au quotidien, laissant seulement entendre que les effectifs fluctueraient en fonction de la menace.

Ce remaniement poursuit une évolution déjà engagée depuis plusieurs mois, avec le passage de gardes statiques devant des bâtiments sensibles à des patrouilles plus mobiles.

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