Nucléaire : Ryad dénonce la « tromperie persistante » de l’Iran
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Nucléaire : Ryad dénonce la « tromperie persistante » de l’Iran

La condamnation saoudienne survient après que l'AIEA a indiqué dans un rapport avoir détecté des "particules d'uranium naturel" dans un "lieu non déclaré en Iran"

Photo d'illustration : Un ouvrier iranien dans la structure de conversion de l'uranium d'Isfahan, à 40 kilomètres au sud de Téhéran, au mois de janvier 2014 (Crédit : AP /Vahid Salemi)
Photo d'illustration : Un ouvrier iranien dans la structure de conversion de l'uranium d'Isfahan, à 40 kilomètres au sud de Téhéran, au mois de janvier 2014 (Crédit : AP /Vahid Salemi)

Ryad a dénoncé mardi la « tromperie persistante » de son rival iranien sur son programme nucléaire, après que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a indiqué dans un rapport avoir détecté des « particules d’uranium naturel » dans un « lieu non déclaré en Iran ».

Le Conseil des ministres saoudiens, réuni sous la présidence du roi Salmane, a critiqué « la tromperie persistante de l’Iran et les retards dans la communication des informations à l’AIEA », selon l’agence officielle saoudienne SPA.

Dans un rapport consulté lundi par l’AFP, l’AIEA dit avoir détecté des « particules d’uranium naturel d’origine anthropogénique » – c’est-à-dire due à des activités humaines – « dans un lieu non déclaré en Iran ».

L’AIEA ne nomme pas ce site. Des sources diplomatiques ont dit à l’AFP que le gendarme du nucléaire avait posé des questions à Téhéran concernant un lieu signalé par Israël, qui y soupçonnait des activités nucléaires.

Une source a aussi révélé que l’AIEA avait prélevé des échantillons sur ce site du district de Turquzabad, à Téhéran.

Depuis mai, Téhéran se désengage progressivement de l’accord international de 2015 sur son programme nucléaire, en riposte au retrait des Etats-Unis de ce pacte en 2018 et du rétablissement de sanctions américaines qui asphyxient l’économie iranienne.

La semaine dernière, Téhéran a repris ses activités d’enrichissement d’uranium dans l’usine souterraine de Fordo, jusque-là gelées conformément au pacte.

En réduisant progressivement ses engagements, Téhéran espère faire pression sur les Etats toujours parties à l’accord (Royaume-Uni, France, Allemagne, Russie, Chine) pour qu’ils l’aident à contourner les sanctions américaines.

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