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« Partageons la technologie climatique », propose Gideon Behar au monde arabe

À la table ronde des ministres du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, l'envoyé israélien pour le climat dit que les innovations israéliennes peuvent aider face à la crise climatique

L’envoyé spécial d’Israël sur les changements climatiques, l’ambassadeur Gideon Behar, à la toute première conférence régionale des Nations Unies sur le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Dubaï, aux Émirats arabes unis, le 28 mars 2022. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)
L’envoyé spécial d’Israël sur les changements climatiques, l’ambassadeur Gideon Behar, à la toute première conférence régionale des Nations Unies sur le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Dubaï, aux Émirats arabes unis, le 28 mars 2022. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)

L’envoyé spécial d’Israël pour le climat, l’ambassadeur Gideon Behar, a déclaré lundi à des dizaines de ministres du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord que son pays était prêt à partager sa technologie pour aider ses voisins à mieux résister au changement climatique.

« Nous sommes tout-à-fait disposés à coopérer et partager », a déclaré Behar lors d’une table ronde organisée par l’Organisation mondiale de l’économie verte des Émirats arabes unis, lors de la toute première Semaine du climat des Nations Unies pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, qui s’est tenue cette semaine à Dubaï.

Avec des précipitations toujours plus faibles et irrégulières dans la région, il est indispensable de passer d’une agriculture pluviale à une une irrigation goutte-à-goutte, a déclaré Behar. L’irrigation goutte à goutte pourrait même être utilisée pour cultiver du riz, y compris dans des endroits où il n’a jamais été cultivé auparavant, contribuant ainsi à renforcer la sécurité alimentaire dans le monde entier.

Israël a développé une technologie agricole de précision, a-t-il expliqué aux responsables réunis pour l’occasion.

Israël peut également aider à résoudre le principal problème des énergies renouvelables – à savoir comment stocker l’énergie pendant les périodes sans soleil ou avec une forte couverture nuageuse– en utilisant de l’air comprimé.

Behar a également évoqué les protéines alternatives en cours de développement en Israël, outils complémentaires à l’amélioration de la sécurité alimentaire mondiale.

Une table ronde ministérielle organisée par l’Organisation mondiale de l’économie verte des Émirats arabes unis lors de la toute première Semaine du Climat au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, tenue à Dubaï, le 28 mars 2022, sous les auspices de l’ONU (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel).

« La production alimentaire passe du champ au laboratoire, de la ferme à l’usine », a-t-il déclaré.

« Les prix de la viande synthétique seront bientôt moins élevés que ceux de la vraie viande. »

Israël est à l’avant-garde des questions de reboisement et des solutions fondées sur la nature, a poursuivi Behar, capable de planter des forêts dans des zones avec moins de 300 mm de précipitations par an.

Il a également noté que le Volcani Institute, centre national de R&D agricole d’Israël, avait développé des protocoles pour protéger efficacement les céréales stockées dans les silos contre les parasites et les moisissures.

Behar était l’unique représentant officiel d’Israël à cet événement MENA. La ministre de l’Environnement, Tamar Zandberg, conduisait au même moment une délégation à l’occasion d’un événement de l’OCDE à Paris.

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