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Rassemblement de soutien avec l’Israélien arrêté en lien avec la mort d’un Palestinien

Des manifestants se sont rassemblé devant le poste de police d'Ariel, affirmant que le suspect s'est vu refuser l'accès à un avocat

Des endeuillés portent le corps d’Ali Harb, qui aurait été poignardé à mort par un résident d'implantation israélien, lors de ses funérailles dans le village d’Iskaka, au nord de la Cisjordanie, le 22 juin 2022. (Crédit : Jaafar Ashtiyeh/AFP)
Des endeuillés portent le corps d’Ali Harb, qui aurait été poignardé à mort par un résident d'implantation israélien, lors de ses funérailles dans le village d’Iskaka, au nord de la Cisjordanie, le 22 juin 2022. (Crédit : Jaafar Ashtiyeh/AFP)

Des centaines de militants de droite ont manifesté devant le poste de police d’Ariel, en Cisjordanie, samedi soir, en soutien à un résident d’implantation soupçonné d’avoir poignardé à mort un Palestinien.

Selon la chaîne publique Kan, la foule s’est rassemblée pour protester parce que la police a empêché le suspect de rencontrer un avocat.

La députée de droite Idit Silman, un membre renégat du parti Yamina du Premier ministre Naftali Bennett, a pris la parole pour exprimer son inquiétude à l’égard du suspect.

« Je vais appeler la commission de la Santé de la Knesset à examiner les conditions de son arrestation et à s’assurer que sa santé n’est pas mise à mal », a déclaré Silman, selon Kan.

L’homme est soupçonné de meurtre en tant qu’acte terroriste et d’obstruction à la justice, et rencontrera un avocat lundi, selon les dernières informations.

La police israélienne a arrêté un suspect mercredi pour son implication présumée dans l’incident, au cours duquel un Palestinien a été poignardé à mort la veille, dans le nord de la Cisjordanie.

Selon des témoins palestiniens, Ali Hassan Harb, un ingénieur de 27 ans, a été poignardé au cœur par un résident d’implantation à la périphérie de sa ville natale d’Iskaka, mardi en fin d’après-midi. Un groupe d’Israéliens était arrivé dans la région avec des matériaux de construction dans le but apparent de construire un nouvel avant-poste illégal.

La police a d’abord arrêté un résident d’implantation israélien d’une quarantaine d’années pour son implication présumée dans cette agression. Il a été détenu en tant que complice et n’est pas soupçonné d’avoir lui-même porté le coup de couteau, selon Kan.

La police a refusé de faire d’autres commentaires, invoquant un embargo. Il n’a pas été précisé si les manifestants de samedi visaient le même suspect.

La mort de Harb fait également l’objet d’une enquête du service de sécurité Shin Bet et de l’unité des crimes nationalistes de la police israélienne dans la division de Judée et Samarie, qui enquête souvent sur la violence extrémiste juive.

L’avocat de l’Israélien détenu a déclaré dans un communiqué que son client avait survécu de justesse à une attaque menée par des dizaines de Palestiniens.

La famille de Harb a déclaré qu’un résident d’implantation l’avait poignardé alors qu’il tentait, avec d’autres, d’empêcher les résidents d’implantation d’installer un avant-poste illégal sur les terres de sa famille.

Des responsables israéliens de la sécurité ont déclaré au Times of Israel l’année dernière que les violences commises par les extrémistes juifs en Cisjordanie étaient en hausse. Le nombre d’attaques a augmenté de près de 50 % en 2021, selon le Shin Bet.

La plupart des affaires ne sont jamais résolues. Depuis 2005, à peine 3 % des enquêtes de police sur les violences extrémistes contre les Palestiniens ont abouti à des inculpations, selon le groupe des droits de l’Homme Yesh Din.

Les dirigeants des résidents d’implantation ont condamné certaines des attaques les plus effrontées, telles qu’un incident près de l’avant-poste de Givat Ronen, au cours duquel des personnes masquées ont incendié une voiture appartenant à des militants israéliens de gauche. Ils affirment également que ce phénomène est sans commune mesure avec le nombre d’attaques perpétrées par des Palestiniens contre des Israéliens.

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