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Réforme judiciaire : Enquête sur l’avocat qui s’est dit prêt à prendre les armes

Cette décision fait suite à l'attaque du ministre de la Justice contre la Procureure générale, qui n'a pas pris position ni ordonné d'enquête sur les propos de Me David Hodek

David Hodek, au centre, s'exprimant lors d'une conférence de l'Association du Barreau israélien, le 1er février 2022. (Crédit : Kan)
David Hodek, au centre, s'exprimant lors d'une conférence de l'Association du Barreau israélien, le 1er février 2022. (Crédit : Kan)

Le bureau du procureur de l’État a approuvé vendredi l’ouverture par la police d’une enquête sur un avocat qui a déclaré lors d’une conférence la semaine dernière qu’il « utiliserait des tirs à balles réelles » si le gouvernement devait poursuivre son plan très controversé de refonte du système judiciaire.

David Hodek, spécialiste en droit commercial à qui avait été décernée la médaille du Courage, l’une des plus hautes distinctions militaires d’Israël, pour sa conduite dans une unité de blindés au cours de la guerre de Yom Kippour, en 1973, a déclaré lors de la conférence annuelle de l’Association du barreau israélien, qui était organisée à Eilat, que « si on doit me forcer à vivre dans une dictature et qu’on ne me donne pas d’autre choix, je n’hésiterais pas à tirer à balle réelle ».

Hodek a ensuite semblé établir clairement qu’il n’utilisait pas une métaphore, disant « oui, les gens sont prêts à se battre et à prendre les armes si nécessaire ». « Tout le monde semble horrifié [par de tels propos] et demandent ‘mais comment pouvez-vous dire une chose pareille ?’. »

« Hé bien, je le dis. Si je suis forcé d’en arriver là, si je me retrouve dans cette situation contre mon gré, c’est ce que je ferais », a-t-il ajouté.

« Le peuple est prêt à se battre en recourant aux armes. S’il faut en arriver là, si je me retrouve dans cette situation contre mon gré, c’est ce que je ferais », a-t-il ajouté. « Si je dois me battre, je me battrais. »

Samedi, Hodek a présenté ses excuses pour ses commentaires, déclarant que ses « paroles ont été mal interprétées et ont provoqué une tempête ».

« Il est important pour moi de déclarer que je suis opposé à la violence », a écrit Hodek dans une série de tweets, ajoutant qu’il voulait « mettre en garde contre une future dictature. »

« Je n’ai pas dit et je ne voulais pas dire que la réforme devait être combattue par les armes, aussi terrible soit-elle », a écrit Hodek.

Les commentaires de l’avocat ont été condamnés par le ministre de la Justice, Yariv Levin, qui a également critiqué la Procureure générale, Gali Baharav-Miara, pour n’avoir pas pris position contre Hodek et n’avoir pas ordonné une enquête sur cette affaire.

« La Procureure générale et son personnel sont occupés à rédiger un autre avis juridique dont le but est d’empêcher le Premier ministre d’exprimer ses opinions », a déclaré Levin dans un communiqué. Baharav-Miara a déclaré jeudi au Premier ministre Benjamin Netanyahu qu’il ne pouvait pas être impliqué dans les efforts de son gouvernement pour remanier radicalement le système judiciaire car il y a un conflit d’intérêts en raison de son procès pour corruption en cours.

A LIRE – Etat d’Israël vs. Netanyahu : détails de l’acte d’accusation du Premier ministre

Le projet de refonte du ministre de la Justice Yariv Levin, qui est soutenu par Netanyahu, prévoit de restreindre de manière importante la capacité de la Haute-cour à invalider des lois et des décisions gouvernementales avec l’adoption d’une clause dite « dérogatoire » qui permettrait au Parlement de surseoir aux décisions de la Cour suprême avec un vote à la majorité simple de 61 députés. Ces propositions prévoient aussi de donner au gouvernement le contrôle total de la sélection des juges ; de faire disparaître la notion juridique du « caractère raisonnable » du code pénal israélien, une notion sur laquelle s’appuient les magistrats pour juger une législation ou une décision prise par la coalition et elles prévoient également que les ministres seront autorisés à nommer leurs propres conseillers juridiques au lieu de devoir faire appel à ceux qui opèrent sous les auspices du ministère de la Justice.

Le plan a suscité des critiques intenses et des avertissements de la part des plus éminents experts, ainsi que des manifestations massives et des pétitions publiques lancées par des officiels variés, des professionnels et des entreprises privées, qui ont tous averti que ces réformes porteront atteinte à la démocratie et à l’économie.

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